montage relegation - 13 février 2014 - Rugbyrama
 
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Top 14

Et si le maintien se jouait à cinquante points ?

Et si le maintien se jouait à cinquante points ?

Par Fabien Pomiès
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Dernière mise à jour Le 13/02/2014 à 15:22 -
Par Fabien Pomiès - Le 13/02/2014 à 15:22
A huit journées de la fin de la phase régulière du Top 14, les clubs en lutte pour le maintien visent la barre des 50 points pour assurer leur place dans l'élite, un total inédit reflet d'un championnat indécis.

Si, avec 17 points seulement, le sort de Biarritz semble scellé, devant, la bataille pour la survie est féroce alors qu'il reste théoriquement 40 points à prendre. En piste pour la seconde place de relégation en Pro D2: Oyonnax (13e, 34 pts mais un match en moins), Bayonne (12e, 38 pts), Perpignan (11e, 38 pts), Brive (10e, 40 pts). Bordeaux-Bègles (9e, 42 pts) n'est pas mathématiquement tiré d'affaire, mais ses cinq matchs à domicile sur les huit dernières sorties lui offrent un vrai confort.

Objectif pour les acteurs interrogés par l'AFP: atteindre au moins les 50 points pour se sauver. "Si tout le monde gagne à domicile, cela se jouera dans cette sphère-là", prédit l'entraîneur de Brive, Nicolas Godignon. "On est parti pour jouer le maintien autour de la barre des 50 points. C'est du jamais vu pour le Top 14", abonde le manager de Perpignan, Sylvain Deroeux, quand Christian Lanta, entraîneur de Bayonne, évoque même un seuil à "54 points, vu la densité du Top 14. C'est une année exceptionnelle". En effet, depuis le passage à 14 pour l'exercice 2005-2006, le 12e -et premier non relégué- a toujours terminé entre 44 pts (2009) et 49 pts (2010).

Biarritz en arbitre ?

La clé pour cette dernière ligne droite sera d'abord "d'être le plus proche possible de l'invincibilité à domicile", selon Godignon. "Les matchs à domicile seront très importants", appuie Christophe Urios, l'entraîneur d'Oyonnax, parlant d'"un championnat barjot, très incertain". Un oeil au calendrier permet de s'apercevoir que les quatre équipes au coude-à-coude semblent partir sur un pied d'égalité, avec quatre matchs à la maison chacun et quatre déplacements (cinq pour Oyonnax qui a donc un match à Biarritz encore à disputer). "On reçoit trois de nos concurrents (Brive, Oyonnax et Biarritz), note Sylvain Deroeux. Quand vous battez l'un de vos concurrents, vous prenez quatre points d'avance sur eux, c'est mathématique. Nous sommes obligés de nous imposer face à eux à Aimé-Giral". Une nécessité accrue par un menu copieux à l'extérieur pour l'Usap (Montpellier, Toulouse, Bordeaux-Bègles, Clermont).

A l'inverse, le programme à domicile est très chargé pour l'Aviron, hôte notamment de Toulon, du Stade français et de Castres, qui lutteront dans le même temps pour la phase finale. En ce sens, son déplacement à Biarritz le 2 mars pour le traditionnel derby basque sera d'autant plus crucial. Idem pour Brive qui recevra trois cadors - le Stade français, Grenoble et Clermont - et misera sur son déplacement à Biarritz lors de l'avant-dernière journée (19 avril) pour s'offrir un petit matelas. "Cela peut se jouer contre le BO, confirme Godignon. Car quand tout le monde gagne contre eux, ça devient obligatoire pour les suivants..."

L'issue par le jeu

Entre-temps, le CABCL vise à rapporter au moins "un bonus sur les défaites" à l'extérieur, en ne sombrant surtout pas dans un système restrictif, fondé uniquement sur la conquête et les buteurs. "Cela peut fonctionner, mais des équipes comme Bordeaux ou Grenoble, lorsqu'elles étaient promues, se sont sauvées en jouant", remarque Godignon. La dernière journée (3 mai) pourrait en tous cas offrir son lot de suspense pour le CABCL avec la venue d'Oyonnax à Amédée-Domenech. Mais pour être encore en course à ce moment-là, l'USO aura sûrement dû faire tomber Bordeaux-Bègles, Montpellier, Grenoble et Toulouse dans son antre de Charles-Mathon.

Bayonne et Perpignan termineront, eux, respectivement par la réception de Castres et un déplacement à Clermont, ce qui les obligera à engranger avant. "Ce sera un grand combat jusqu'à la fin", confirme Urios, qui préfère ne pas trop s'attarder sur la situation de ses concurrents. "On ne doit pas regarder les autres résultats, abonde Christian Lanta. Peu importe le calendrier des autres, nous, on a notre destin en mains".