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Bernard Laporte: "Si Fresia termine sur un fauteuil roulant, qui est responsable la Ligue ou moi ?"

Laporte: "Si Fresia termine sur un fauteuil roulant, qui est responsable la Ligue ou moi ?"

Mis à jourLe 08/02/2014 à 22:59

Publiéle 08/02/2014 à 22:27

Mis à jourLe 08/02/2014 à 22:59

Publiéle 08/02/2014 à 22:27

Article de Fabien Pomiès

Malgré la victoire arrachée des siens contre Biarritz (33-20), Bernard Laporte s'est montré particulièrement remonté contre la Ligue. En cause: les doublons.

Vous avez du composer avec le forfait de dernière minute de Carl Hayman, comment gérez-vous toutes ces blessures ?

Bernard LAPORTE: Ce soir (samedi, NDLR), si Fresia se blesse et termine sur un fauteuil roulant, qui est responsable la Ligue ou moi ? Je veux savoir. Je vais faire un courrier pour savoir si je risque d'aller en prison. Je suis sérieux, avec ces doublons, on se retrouve en déficit de piliers et on fait évoluer des joueurs à des postes qui ne sont pas les leurs. Fresia n' a jamais joué à droite. Le danger de blessure est réel. En plus, on perd Sheridan qui se ressent encore d'une blessure au dos. On va d'ailleurs faire le point avec lui, pour savoir si l'on doit prendre un joker médical. Dans l'état actuel, on ne peut pas jouer la coupe d'Europe et le championnat de front. J'espère qu'avant le quart de finale de H Cup nous allons récupérer des joueurs.

" On ne pouvait pas lutter en mêlée"

Quel est votre sentiment après cette victoire arrachée dans les dernières minutes ?

B.L.: J'ai vécu la fin du match, en bas de la tribune, avec les supporters. On est allé chercher cette victoire et en plus avec le bonus, c'est très satisfaisant. Peut-être que notre chat noir nous a enfin quitté ! Si l'on perdait ce match, le championnat était terminé pour nous. On n'a pas vu une grande équipe de Toulon, mais on panse les plaies. On a su faire preuve d'humilité en seconde période pour aller chercher le résultat. À la mi-temps, j'ai dit aux joueurs que c'était une question d'honneur. La bateau chavirait, mais on n'a pas coulé. L'équipe a été courageuse et les garçons qui sont entrés ont apporté une vrai valeur ajoutée.

Comment expliquez-vous les difficultés de votre équipe face à cette équipe de Biarritz, pourtant dernière du Top 14 ?

B.L.: On rentre bien dans le match, puisqu'on est dans leurs 22 mètres jusqu'à notre essai. Mais ensuite on a été très déficient en touche et en mêlée. On a été poussif. Ce samedi soir, on ne pouvait pas lutter en mêlée, alors j'ai dit aux joueurs de tout relancer et de jouer les contre-attaques. Je tiens cependant à saluer cette équipe de Biarritz. Avec cet état d'esprit, ils arriveront à remonter très vite en Top 14. Il y a de grands joueurs, c'est un grand club du rugby français.

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