Bonneval - Stade français - 2 novembre 2013 - Icon Sport
 
Top 14

24e journée Top 14 - Stade français: Pas le temps pour les regrets

Stade français: Pas le temps pour les regrets

Par Fabien Pomiès
Dans cet article
Dernière mise à jour Le 11/04/2014 à 15:47 -
Par Fabien Pomiès - Le 11/04/2014 à 15:47
Après plusieurs échecs consécutifs, le Stade français aimerait bien se hisser en phases finales du Top 14. Un nouveau stade, un nouveau staff, quelques stars, une jeune génération qui arrive à maturité… Une nouvelle année blanche ferait tache en plein renouveau. Qu’importe, les Parisiens n’ont plus le temps de calculer, à trois journées de la fin de la phase régulière…
 

Samedi à Anoeta, le Stade français joue sa saison. Et contrairement aux semaines précédentes, les Parisiens n’ont plus leur destin en main. Après deux faux pas à domicile contre Toulouse et le Racing, les joueurs du trio Quesada – Dubois – Norriega s’en vont défier l’Aviron bayonnais, avant-dernier du Top14, qui joue sa survie dans l’élite. Jeff Dubois tient à relativiser les deux derniers échecs de son équipe en championnat. "On est tombés sur deux équipes qui ont mis beaucoup de rythme, Toulouse avec un banc qui a fait la différence et le Racing, une formation vraiment bien structurée". Le technicien nourrit tout de même quelques regrets: "Contre Toulouse, on commet quelques petites erreurs, et on rend le ballon trop facilement", regrette-t-il. "Et face au Racing, si on marque en premier, la physionomie du match change complètement".

Hugo Bonneval ne dit pas autre chose. "On échoue sur deux matchs importants, et ça se joue sur des petits détails". L’arrière parisien dit vrai, mais on ne peut s’empêcher de penser aux points laissés en route par le Stade français. "On a été dans les six pendant 22 journées", rappelle Dubois. "Et là, même en allant battre les Bayonnais chez eux, on n’est pas sûr d’y retourner". Un scénario presque catastrophe que le staff parisien avait envisagé, d’après l’ancien demi d’ouverture: "On en avait parlé entre nous juste avant le Tournoi. On avait émis cette hypothèse-là" Celle d’une fin de saison compliquée. Et nul doute que la bande à Roumieu prépare un bel accueil aux coéquipiers de Bonneval. "Le match a été délocalisé à San Sebastian, ça prouve que c’est un match particulier. Je pense que le public bayonnais nous attend", glisse le jeune international. Les Bleu et Blanc du Pays basque, eux, n’ont pas d’autre choix que de l’emporter, s’ils veulent se maintenir. Et malgré deux défaites de rang, l’Aviron a montré un visage plutôt séduisant ces derniers temps en championnat.

Bonneval: "Derrière on est un peu jeunes"

Le staff parisien, qui avait tenu à exprimer sa fierté vis-à-vis de ses jeunes pousses sélectionnées avec les Bleus, a mis du temps à critiquer les doublons. Longtemps, les entraîneurs du Stade ont pensé disposer d’un groupe assez étoffé pour aller au bout. Mais le Tournoi a fait plus de mal que prévu. "Maintenant que les deux matchs (face à Toulouse et au Racing, ndlr) sont passés et que j’ai pu me reposer une semaine, je me dis qu’en effet, j’étais peut-être un peu émoussé par ces semaines en équipe de France, alors même que je n’ai disputé que deux matchs", concède Bonneval. Aux absences des internationaux se sont ajoutées des blessures. Celles de Kubriashvili, Missoup, Rabadan, Porical, tous ces joueurs censés suppléer les titulaires retenus en sélection, ont contrecarré les plans des coachs. Le turnover prévu n’a pas eu lieu.

Et le grand absent de la fin de saison côté parisien, c’est évidemment le capitaine Sergio Parisse, blessé aux lombaires en fin de Tournoi. "Sergio nous manque, c’est un très très grand joueur", insiste Bonneval. "Peut-être que son absence se fait ressentir. Ajoutez à cela la blessure de Julien Dupuy, et il n’y a plus que Pascal Papé comme big boss sur le pré". Joueurs et entraîneurs en sont convaincus, le salut du Stade français passera par le jeu. "On a de vraies armes offensives", rappelle Dubois. Bonneval acquiesce, mais livre sa propre analyse: "Peut-être que là où certaines équipes de haut de tableau rectifient la mire à l’approche des phases finales en étant plus pragmatiques, de notre côté on continue à jouer coûte que coûte. Quitte à commettre quelques petites erreurs. Il faut dire que derrière on est un peu jeunes…" Mais sa nature le rattrape au galop: "Enfin je dis ça, j’adore jouer hein… Ce que je dis n’a rien d’une critique !"

 
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