Noves - Toulouse - 8 septembre 2013 - Icon Sport
 
Article
commentaires
Top 14

12e journée Top 14 - Un doublon et beaucoup de fatalisme

Un doublon et beaucoup de fatalisme

Par Clément Mazella
Dernière mise à jour Le 22/11/2013 à 15:43 -
Par Clément Mazella - Le 22/11/2013 à 15:43
Les clubs du Top 14 ont préparé avec un certain fatalisme le premier doublon de la saison samedi, qui verra la 12e journée disputée le même jour que les test-matches d'automne.

C'est le premier doublon de la saison. Et les entraîneurs des équipes de Top 14 n'apprécient guère cette pratique, corollaire d'un calendrier surchargé. Mais depuis la création de la poule unique, ils ont pris le parti de s'en habituer. "Les doublons, c'est le rugby professionnel, c'est comme ça. A-t-on le choix?, lance le manager de Toulouse Guy Novès. Il faut s'adapter. On essaie de trouver des joueurs par-ci, par-là pour que les gens qui vont se déplacer voient une équipe correcte. De toute façon, on est habitué depuis plusieurs années, cette situation n'est plus une surprise pour nous".

Le manager de Toulouse, gros pourvoyeur d'internationaux, a notamment fait rapatrier Anthony Meric, un de ses demis de mêlée présents au pôle France, pour pallier les absences sur sélection de Jean-Marc Doussain et Jano Vermaak pour la réception d'Oyonnax. "Quand on regarde le calendrier du début de saison, on craint toujours cette période de novembre et celle du Tournoi des six nations. On est en éveil", confirme l'entraîneur de Clermont Vern Cotter, particulièrement exposé ce week-end avec la venue du Racing-Métro. L'ASMCA abordera cette rencontre sans Kayser, Domingo, Chouly, Parra, Fofana (France), Paulo (Samoa), ni Nalaga (Fidji) retenus en sélection. Le Racing-Métro ne comptera de son côté que six absents (Szarzewski, Lauret, Lydiate, Sexton, Matadigo et Imhoff).

Un monde parallèle

Avec un effectif réduit notamment en première ligne et un adversaire qui l'accroche régulièrement (jamais plus de six points d'écart lors des trois dernières confrontations), "on a travaillé la défense, l'occupation, la conquête", a expliqué le technicien néo-zélandais. On va jouer les pourcentages. Ce ne sera pas un match de grandes envolées". Car si le club auvergnat est invaincu dans son stade Marcel-Michelin, il n'a pas oublié que sa dernière défaite à domicile le 21 novembre 2009 (16-13 contre Biarritz), était intervenue lors d'une journée de doublon. Quant à Toulon, qui reçoit Perpignan, il devra se passer de sept joueurs, dont les Français Frédéric Michalak et Mathieu Bastareaud. "Je suis contre les doublons car c'est illogique. Le calendrier est ainsi fait, mais il faut faire avec", a éludé le manageur Bernard Laporte. Les "gros" ne sont pourtant pas les seuls pénalisés.

Pendant que les principaux pourvoyeurs d'internationaux, à l'effectif généralement bien étoffé, tentent de trouver des solutions avec certains joueurs à faible temps de jeu ou des Espoirs, les plus petites équipes compensent comme elles peuvent. "Nous n'avons pas douze internationaux dans l'équipe, ça concerne donc au premier chef d'autres clubs, mais ça nous pénalise aussi. Nos meilleurs joueurs sont retenus: (les Fidjiens) Waqaniburotu, Koyamaibole et Radikedike", souligne le manager de Brive Nicolas Godignon. D'autant que son adversaire Biarritz, concurrent direct dans la lutte pour le maintien, ne sera "pas vraiment perturbé", admet le manager Laurent Rodriguez, avec un seul titulaire habituel, l'Italien Joshua Furno, mobilisé.

Certains, enfin, vivent dans un monde parallèle. "Très franchement, j'espère que je ne vexerais personne mais je plaisante à peine en disant que j'apprends que l'équipe de France affronte l'Afrique du Sud samedi", lâche l'un des entraîneurs de Bayonne, qui ne devra se priver que d'Opeti Fonua, retenu avec les Tonga, avant de recevoir Grenoble. "On est tellement dans notre réalité que, ce qui se passe à l'extérieur, on l'oublie complètement, explique-t-il. Je ne suis pas provocateur en disant cela, on est dans notre 'trip'"

 
 

commentaires


  • ketamine.23/11/2013 12:11

    Je ne contredis ce que tu dis mais les entraîneurs ne les mettent pas sur le près pour lancer des jeunes mais seulement car les circonstances les y obligent.

  • rozelman23/11/2013 10:39

    Je comprends bien que ça emmerde Noves, mais moi j'aime bien. Ca permet de voir des joueurs qu'on ne voit pas souvent ou bien de donner une petite chance aux équipes moins nanties (même que les joueurs 30-45 de Toulouse feraient pâlir d'envie les petits budgets)

  • thomfcg23/11/2013 09:18

    pour la confiance ! élément majeur si tu veux gagner une nation comme l'afs