Pierre Aguillon - Oyonnax Perpignan - novembre 2013 - DPPI
 
Article
commentaires
Top 14

11e journée Top 14, USO-Usap (22-9): Oyonnax a toujours les crocs

Oyonnax a toujours les crocs

Par Rugbyrama
Dans cet article
Dernière mise à jour Le 03/11/2013 à 11:23 -
Par Rugbyrama - Le 03/11/2013 à 11:23
Après Clermont, Castres et Toulon, Oyonnax s'est offert à Charles-Mathon le scalp de Perpignan (22-9), notamment grâce à la botte d'Urdapilleta.
 

Oyonnax accroche un nouveau ténor du championnat à son tableau de chasse ! Au stade Charles-Mathon, les joueurs du Haut-Bugey remportent une belle victoire contre Perpignan (22-9), qui leur permet de se relancer dans la course au maintien. Un succès acquis en deuxième période, où les hommes de Christophe Urios ont fait preuve d’abnégation et de plus d’ambition dans le jeu que leurs adversaires. Perpignan, beaucoup trop frileux, n’a jamais réellement été dans le match. Avec cette défaite à zéro point, l’Usap ne profite donc pas de la défaite de Toulouse, et attendra pour la place de leader du Top 14.

Ce qui aura frappé les spectateurs au cours de la première mi-temps, c’est surtout l’absence de jeu. Autant Oyonnax a semblé marquer le pas en mêlée, autant Perpignan n’a jamais pris le jeu à son compte. Pour une équipe de haut de tableau qui prétendait à la première place du Top 14, c’est un comble. Les Sang et Or se sont contentés de laisser James Hook convertir les fautes oyonnaxiennes, sans prendre de risque. Les offensives au large se sont soldées par des ballons gâchés, ou tapés trop rapidement en touche. La première partie du match s’est donc cantonnée à un duel de buteurs, avec une égalité parfaite entre le Gallois Hook et l’Argentin Urdapilleta (9-9, à la pause).

Perpignan absent des débats

Heureusement pour le public d’Oyonnax, toujours fidèle, la seconde mi-temps a été d’un tout autre tonneau. Après avoir repris l’avantage au score par l'intermédiaire de son buteur (12-9 à la 45ème, puis 15-9 à l’heure de jeu), Oyonnax a relevé le défi du jeu et s’est lancé à l’assaut du camp catalan. Une envie récompensée par un essai de Silvère Tian, après une action de longue haleine et de nombreux temps de jeu (68ème, 22-9 score final).

Perpignan, resté frileux dans le jeu jusqu’aux dernières minutes, a donné le bâton pour se faire battre. Les joueurs de Marc Delpoux n’ont jamais eu la volonté d’imposer leur jeu. Les Catalans ont eu des occasions d’écarter les ballons, mais n’ont jamais fait preuve de conviction pour les concrétiser. Oyonnax, lui, a saisi sa chance. Une victoire méritée donc, et qui permet au promu de revenir à hauteur de Bordeaux-Bègles au nombre des points (21). Perpignan, quant à lui, devra montrer autre chose.