Laurent Labit - 17.08.2012 - Toulouse / Castres - Icon Sport
 
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Labit: "Paris, le déplacement qui nous réussit le moins"

Labit: "Paris, le déplacement qui nous réussit le moins"

Par Rugbyrama
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Dernière mise à jour Le 06/09/2012 à 09:27 -
Par Rugbyrama - Le 06/09/2012 à 09:27
Après deux nettes victoires à domicile, le Castres olympique se déplace à Paris, ce samedi, pour affronter le Stade français dans son antre de Charléty. L'entraîneur des trois-quarts, Laurent Labit, espère au moins y décrocher un bonus défensif pour valider la progression de son équipe.

Après trois journées, quel premier bilan tirez-vous de votre début de saison, aux niveaux comptable et collectif ?

Laurent LABIT : Au niveau comptable, il est bon. Il aurait même pu être très, très bon si l'équipe avait su gagner à Toulouse et conserver le bonus offensif contre Grenoble. Mais ce qui nous intéresse le plus, c'est le contenu et le rendu par rapport à ce que nous voulons mettre en place. Il était question de faire évoluer notre jeu avec un rugby plus aéré, du mouvement et du jeu debout notamment. A un moment, dans la saison, nous aurons du mal à le pratiquer selon les conditions climatiques. A l'heure actuelle, nous sommes branchés dessus. C'est une grosse satisfaction même s'il y a encore du déchet. Mais il faut être patient et donner le droit à l'erreur aux joueurs. Plus ça avancera, plus il faudra réduire les scories.

Peut-on dire que le CO se présente avec confiance à Paris ?

L.L. : Nous savons très bien que le Stade français a deux visages, un à l'extérieur et un à Charléty. Castres l'a payé au prix fort ces trois dernières saisons. Je crois que c'est l'endroit qui nous réussit le moins : on y a toujours perdu et encaissé beaucoup de points. Ce sont toujours des matchs délicats. En plus, ils sortent de prestations en dessous de la moyenne. Ils ont dû redoubler de travail à l'entraînement et les pendules ont sûrement été remises à l'heure.

La saison dernière, avec quatre succès et deux matchs nuls en déplacement, le CO s'était tout de même découvert des talents de voyageurs...

L.L. : Oui, nous avions bien rectifié le tir. Mais déjà, les saisons d'avant, l'équipe avait toujours bien figuré en obtenant souvent le bonus défensif. Nous nous déplaçons toujours avec cette idée en tête. Dans ce championnat toujours plus serré et difficile, nous serions déjà satisfaits avec un point de bonus défensif ramené de Paris.

On a parlé de vous et de Laurent Travers pour une pige auprès de l'équipe nationale du Japon. Qu'en est-il vraiment ?

L.L. : Entre les deux matchs de la tournée au Japon avec les Barbarians, nous avions tous les deux dîné avec Eddie Jones et son adjoint Scott Weismantel. Au cous du repas, ils ont dit qu'ils allaient venir en tournée en Europe. Et ils nous ont demandé si nous étions intéressés par une intervention d'une ou deux journées auprès de leur sélection. Laurent Travers se serait occupé de la touche et de la mêlée et je me serais chargé du jeu de ligne et de relance. Ils nous ont récemment relancé par mail. Mais ça tombe mal au niveau du calendrier car c'est une semaine de championnat. Cela semble délicat à organiser car il y aura un match à préparer. Tout ceci était dans le cadre d'un échange et d'une amitié. Il n'y avait rien d'officiel.