Trinh-Duc - Montpellier - 14 septembre 2012 - Icon Sport
 
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Trinh-Duc: "J'avais envie de jouer !"

Trinh-Duc: "J'avais envie de jouer !"

Par Rugbyrama
Dans cet article
Dernière mise à jour Le 04/12/2012 à 15:42 -
Par Rugbyrama - Le 04/12/2012 à 15:42
Utilisé seulement dix-huit minutes avec les Bleus durant les tests de novembre, l'ouvreur de Montpellier François Trinh-Duc a fait un retour remarqué à la compétition samedi lors de la victoire de son équipe face à l'Aviron bayonnais (29-22). Il nous livre ses impressions.

La victoire face à Bayonne a été longue à se dessiner. Que s'est-il passé ?

François TRINH-DUC: Nous n'avons peut-être pas retrouvé notre cohésion... Il reste du boulot, mais nous sommes quand même satisfaits de cette victoire. Il fallait gagner, c'est fait.

La trêve internationale constitue-t-elle une explication ?

F.T.D.: Oui. Certains joueurs ont beaucoup joué, d'autres étaient en vacances ou en reprise... Chacun a passé les deux ou trois dernières semaines par-ci, par-là, et au final, cela a dû desservir l'ensemble du groupe. Après, Bayonne était aussi dans ce cas-là...

Après une première demi-heure difficile, qu'est-ce qui a déclenché une réaction au sein de l'équipe ?

F.T.D.: Un peu d'énervement... Mais notre confiance aussi. On voyait que quand on tenait un peu plus le ballon, on parvenait à se donner des occasions. L'équipe a laissé pas mal de points en route mais a quand même créé du danger et réussi à jouer son rugby. Elle a plus posé les bases en deuxième mi-temps.

Vous êtes-vous sentis en danger à un moment ?

F.T.D.: Un peu en début de match. Nous aurions pu encaisser beaucoup de points en peu de temps. Mais nous avons réussi à reprendre le fil du jeu, à mettre la main sur le ballon, à pousser les Bayonnais à la faute. Forcément, l'équipe est devenue de plus en plus en dangereuse une fois qu'elle a réussi à tenir la balle. Il y avait plus de continuité et tout était plus simple.

Que manque-t-il au MHR pour éviter ces débuts de matchs difficiles ?

F.T.D.: Peut-être un peu de chance, mais surtout du réalisme. Ça passe contre Bayonne mais je ne suis pas sûr que ce soit le cas face à des grosses écuries comme Toulon, Clermont ou Toulouse. Il y a encore du travail mais ce qui est encourageant, c'est que nous parvenons à occuper la cinquième place du classement alors que notre marge de progression est encore grande.

Ces difficultés à entrer dans les matchs sont récurrentes. Comment les expliquez-vous ?

F.T.D.: Je ne sais pas l'expliquer. C'est vrai qu'il va falloir changer ça... Mais l'important, c'est que l'équipe arrive à réagir grâce à sa solidarité et à l'emporter à la fin.

Vous avez laissé le point de bonus défensif aux Bayonnais en toute fin de rencontre. Est-ce un regret ?

F.T.D.: Bien sûr. C'est un peu rageant... Il ne s'agit pas d'un cadeau parce que, au vu du match, les Bayonnais méritent ce point de bonus. Mais on leur a vraiment offert. C'est un peu dommage. J'espère que toutes les équipes ne vont pas penser qu'on peut venir chercher des points facilement à Montpellier.

Personnellement, ça fait du bien de jouer ?

F.T.D.: Forcément ! Je suis très heureux d'avoir retrouvé Montpellier, mes amis, ma famille, le public aussi. Après avoir eu peu de temps de jeu durant un mois, j'avais envie de jouer !