McAlister - Toulouse Racing - 1 novembre 2012 - Icon Sport
 
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Toulouse, la réponse par le jeu

Toulouse, la réponse par le jeu

Par Rugbyrama
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Dernière mise à jour Le 01/11/2012 à 18:18 -
Par Rugbyrama - Le 01/11/2012 à 18:18
Séduisant, efficace dans le jeu et bien guidé par McAlister, Toulouse a pris la mesure du Racing (32-13) et empoche de surcroît le bonus offensif.

Toulouse-Racing, c’est l’assurance d’avoir du spectacle et des essais. En somme, un match de très haut niveau, avec des internationaux et du talent à tous les étages (un tiers de la liste du XV de France sur le terrain !). Encore plus quand l’enjeu s’en mêle. Côté toulousain, on se devait de réagir après une défaite au Stade de France contre Paris. Côté francilien, trois défaites de suite, cela fait beaucoup. Mais avec ce déplacement périlleux, pas facile. Pourtant, c’est bien les hommes de Gonzalo Quesada qui frappaient d'entrée. Sur leur première vraie possession, les Racingmen, après un exploit personnel de Saubade, envoyaient François Van der Merwe derrière la ligne (3-7, 19e). Coup de froid sur Ernest-Wallon.

McAlister le métronome

Mais blessés dans leur orgueil, les Toulousains ont attendu cet essai opportuniste du Racing pour enclencher la marche avant et la réussite. Et boum. Deux essais coup sur coup pour le Stade. Sur le premier, c’est McAlister qui allait tout seul dans l’en-but après un coup de pied par-dessus pour lui-même. Deux minutes plus tard, l’ailier Huget (premier essai de la saison en Top 14) avait quinze mètres de sprint à faire pour doubler la mise (15-7, 24e), après un relai de Fickou et Nyanga. La mêlée toulousaine aura été un élément clé dans cette rencontre et dans la décision finale. Le Racing a perdu huit de ses mêlées.

Le vent aussi a compté. En première mi-temps, Luke McAlister n’en avait pourtant pas profité, manquant huit points (5/8 finalement dans cet exercice). Mais le demi d’ouverture néo-zélandais a été l’homme du match. Souvent incisif, il a été à l’origine de tous les bons coups toulousains. Et notamment sur l’essai du bonus offensif, décroché en fin de match. McAlister transperçait une défense francilienne étrangement absente sur les plaquages avant de donner à Vincent Clerc un ballon tranquille à concrétiser. Ernest-Wallon pouvait alors exulter.

Le Stade toulousain a bien géré son affaire. Il s’est montré patient et capable d’accélérer à chaque fois qu’il fallait. Mais avec un Racing bien plus constant et adroit, Toulouse aurait dû se contenter de quatre points. Les hommes de Quesada ont souvent mal joué les ballons intéressants. Ils repartent de Toulouse avec zéro point et une quatrième défaite consécutive. Les Rouge et Noir, dans le sillage de McAlister et du talentueux Fickou (auteur du troisième essai sur un exploit personnel), ont bien répondu avec cinq points et ne laissent pas Toulon et Clermont seuls en tête du championnat.