Joe Van Niekerk - Racing Toulon - 25 aout 2012 - Icon Sport
 
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Top 14

Toulon dicte encore sa loi

Toulon dicte encore sa loi

Par Rugbyrama
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Dernière mise à jour Le 25/08/2012 à 17:23 -
Par Rugbyrama - Le 25/08/2012 à 17:23
Toulon, dominateur en mêlée, décroche ce samedi un deuxième succès hors de ses bases malgré la belle résistance du Racing (23-21).
 

Et à la fin, c’est Toulon qui gagne… Deux matches, deux déplacements, et huit points dans la besace des hommes de Bernard Laporte. Un championnat parfaitement entamé. Pour une équipe encore en rodage, qui n’est surement pas à 100% de son potentiel, c’est impressionnant. Presque effrayant pour ses adversaires. Mené au score toute la deuxième mi-temps, le RCT est parvenu à renverser la vapeur grâce à ses hommes-forts: Wilkinson et Giteau. Le deuxième cité signant un doublé. Jonny Wilkinson, lui, a marqué onze points au pied et est à l’origine des deux essais.

Les acteurs de la rencontre entre le Racing-Metro et le RC Toulon ont sûrement fait taire quelques détracteurs, sur le supposé manque de jeu – et d’essais – en Top 14. Bien sûr, tout n’est pas parfait. Des deux côtés. Mais les deux équipes n’ont pas fermé le jeu, n’ont pas réduit le match à un affrontement frontal entre deux packs. Le premier essai toulonnais est intervenu sur une attaque en première main. Limpide. Claire. Avec des attaquants bien en jambes. Et sous l’impulsion de Jonny Wilkinson, servant parfaitement Alexis Palisson grâce à l’appel de Mathieu Bastareaud qui avait mobilisé les défenseurs du Racing. Palisson filait à l’essai mais donnait à Matt Giteau en meilleure position (19e, 10-10). Cet essai était la réponse cinglante et immédiate à celui de l’ailier francilien Vakatawa. Le Fidjien, après trois passes sur un pas de ses partenaires, tapait par-dessus pour lui-même pour aller dans l’en-but. Deux essais au large dira-t-on, qui précéderont les deux autres du même genre lors du second acte.

Toulon passe la deuxième

Le Racing avait cru faire la différence, après une petite dizaine de passes, conduisant Antoine Battut à s’écrouler dans l’en-but (50e, 21-13). La possession du ballon était clairement à l’avantage des hommes de Gonzalo Quesada. Mais dans le rugby moderne, le jeu appelle les fautes. Avec plus d’intentions au large, le Racing a également commis plus de fautes au sol, souvent pénalisé pour un manque de soutien. La facilité à gratter des ballons de Steffon Armitage s’est ainsi clairement exprimée.

A vingt minutes de la fin, l’énorme séquence toulonnaise ne laissait pas de place au doute. Plus forts, plus conquérants, plus frais sur le banc, supérieurs en mêlée, les Varois mettaient de l’intensité dans ce match. L’essai devait arriver. Il arriva. Après un bon travail de ses avants, Wilkinson allongeait une passe démentielle, sur l’aile de Martin qui servait Giteau à l’intérieur (60e, 21-20) pour son doublé. La pénalité salvatrice de Sir Wilkinson n’était ensuite qu’un détail et une question de temps. Car à la fin, c’est Toulon qui gagne.