Steffon Armitage - Toulon Bayonne - 27 octobre 2012 - AFP
 
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Toulon sans pitié pour Bayonne

Toulon sans pitié pour Bayonne

Par Rugbyrama
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Dernière mise à jour Le 27/10/2012 à 21:41 -
Par Rugbyrama - Le 27/10/2012 à 21:41
C'est une véritable humiliation qu'a infligé Toulon à Bayonne dans son antre de Mayol (59-0), marquant huit essais et décrochant logiquement le bonus offensif.
 

Que faire contre Toulon ? Les Bayonnais n’ont pas avancé sur la question après avoir encaissé une défaite sur un score fleuve (59-0). L’impression est terrible car les Toulonnais ont cette faculté à faire passer leurs adversaires pour des faire-valoir en un temps de jeu. Pour des enfants presque. En neuf journées, ils viennent de signer leur huitième victoire et d’empocher leur cinquième bonus offensif. Que de bons points à distribuer pour Bernard Laporte en ce début de saison tant les performances restent élevées malgré le turnover.

Contre Bayonne, cinq changements avaient été effectués par rapport au XV titulaire qui avait écarté Cardiff de la course à la première place en H Cup, en terre galloise. Les automatismes n’en ont pas souffert. Au contraire, sur un terrain rendu humide par les intempéries, le RCT a déroulé un jeu offensif flamboyant. Contre le vent, en première mi-temps, les Rouge et Noir n’avaient d’autre choix que de remonter les ballons à la main. L’occasion de faire vibrer Mayol par des passes après contact, des chevauchées teintées de puissance et des essais à tire-larigot.

Huit essais à rien !

Quatorze minutes de jeu et déjà 14-0. Les Toulonnais étaient lancés et marquaient quand ils le désiraient. Steffon Armitage et Bakkies Botha avaient tracé la voie. L’autoroute de l’enfer pour les Basques si l’on se réfère à la musique qui accueille les joueurs à chaque début de match, dans le Var. Plus rapides, plus puissants, dominateurs en mêlée et dotés d’un réalisme glacial, les Toulonnais ne lâcheront jamais leur proie. C’est cet état d’esprit qui est peut-être le plus inquiétant pour ses futurs adversaires. Plutôt que de gérer à la mi-temps, avec le bonus offensif conquis, ils n’ont cessé de faire mal aux Bayonnais en multipliant les offensives et les temps de jeu.

Quatre essais entre la quarantième minute et l’heure de jeu auront atténué leur furia. Tout comme l’interruption du jeu pour un dysfonctionnement du système audio de l’arbitre, Jean-Luc Rebollal, qui a cassé le rythme du match ou plutôt des Toulonnais... A la sirène, David Smith marquait le huitième essai varois pour clore la démonstration des siens. Bayonne, venu remanié, devra vite oublier ce match. Il faut aussi se souvenir qu’en position de marquer des pénalités, les Basques ont préféré taper en touche ou jouer à la main pour sauver l’honneur par un essai et rien d’autre. Ce fut louable mais infructueux. Car le maître de guerre varois se montra impitoyable. "Que faire contre Toulon ?" La question risque d’hanter le Stade français, prochain club à se pointer à Mayol la semaine prochaine.