Quesada: "On a besoin d'aucune excuse" - Media365
 
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Top 14, Stade français - Gonzalo Quesada: "À qui prendre la place dans les 6 ?"

Quesada: "À qui prendre la place dans les 6 ?"

Par Rugbyrama
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Dernière mise à jour Le 12/07/2013 à 11:35 -
Par Rugbyrama - Le 12/07/2013 à 11:35
Le nouvel entraîneur du Stade Français, l'Argentin Gonzalo Quesada, qui arrive du Racing, affiche des ambitions mesurées pour sa nouvelle équipe même s'il espère faire partie des six meilleures formations du Top 14 de rugby, et disputer ainsi les phases finales.

Quelle est votre priorité pour le Stade Français ?

Gonzalo QUESADA : Nous avons deux principaux objectifs: unifier et créer un état d'esprit commun, et puis faire en sorte que notre système de jeu se mette en place le plus vite possible, car les calendriers vont nous mettre en face de nos responsabilités très vite.

Avez-vous besoin de temps ?

G.Q. : On a la chance d'avoir un bon groupe de joueurs et il y a eu du bon travail de fait avant. Mais c'est un fonctionnement différent que l'on veut mettre en place. On vient avec des idées, ni meilleures ni moins bonnes, justes différentes et ça prend du temps, un temps d'adaptation. Notre grand challenge, c'est de ne pas trop changer pour ne pas mettre l'équipe en danger mais apporter des bases indispensables. Cette saison, ce serait mentir de se dire "on bosse depuis 10 jours et tout est en place, amenez les adversaires !"

S'agit-il d'une nouvelle saison de transition pour le Stade Français ?

G.Q. : Castres est arrivé à être champion de France au bout de quatre ans, ils ne l'ont pas réussi à la première saison. On a une belle équipe, on a de quoi être acteur, on a nos chances, j'espère que notre projet va nous mener en haut du tableau mais ça ne vient pas en une année. On a fixé une priorité sur les 26 premiers matchs ! On commence par deux matchs à l'extérieur, ce n'est pas historiquement le point fort de cette équipe, mais on doit progresser à l'extérieur car c'est révélateur de l'état d'esprit.

Est-ce imaginable de ne pas voir le Stade Français en phase finale l'année de l'inauguration du Stade Jean Bouin ?

G.Q. : Oui c'est très imaginable. Aujourd'hui, évidemment, on ne cache pas notre ambition d'être dans les 6, comme nos 13 autres concurrents. Après, si on analyse les six qui se sont qualifiés l'an dernier, ils se sont tous renforcés. Je ne vois pas à qui on va prendre la place mais c'est un peu l'objectif. On va inaugurer un stade, on en est tous très fier, ça va nous permettre de nous sublimer et de montrer notre meilleur visage. Mais ce n'est pas le Stade qui va faire des plaquages ou marquer des essais. C'est ce qu'on montrera en termes d'équipes et d'état d'esprit qui nous fera gagner des matches. On est conscient qu'on démarre un nouveau processus, et il faudra qu'on reconstruise petit à petit un mode de fonctionnement, un état d'esprit, une équipe. Il y a de très belles bases, mais il faut les reconstruire quand même. Mon travail c'est de réduire ce temps pour être efficace le plus vite.