William Servat - 10.05.2013 - Toulouse Racing Metro - Icon Sport
 
Top 14

Présentation Top 14, Saison 2013/2014 - Stade toulousain: Le changement, c'est maintenant!

Stade toulousain: Le changement, c'est maintenant!

Par Midi Olympique
Dans cet article
Dernière mise à jour Le 18/07/2013 à 09:30 -
Par Midi Olympique - Le 18/07/2013 à 09:30
Le Stade Toulousain sort d'une année délicate, sans titre et sans saveur. Éliminés en demi-finale du Top 14 et sortis dès les phases de poules en H Cup, les Rouge et Noir sont passés à côté de leur saison. De quoi nourrir un sentiment de revanche au service d'une ambition toujours démesurée.
 

Stade toulousain

Fondé en 1890
Président: Jean-René Bouscatel
Entraîneurs: Guy Novès, William Servat, Jean-Baptiste Elissalde
En 2012/2013: 3e du Top 14, demi-finaliste du championnat
Palmarès: Champion de France en 1912, 1922, 1923, 1924, 1926, 1927, 1947, 1985, 1986, 1989, 1994, 1995, 1996, 1997, 1999, 2001, 2008, 2011, 2012. Champion d'Europe 1996, 2003, 2005, 2010. Challenge Yves-du-Manoir 1934, 1988, 1993, 1995, 1998.
Stade: Ernest-Wallon (19000 places)

L'OBJECTIF: Reconquérir le titre

Si les dirigeants n'ont pas encore abordé la question du titre jusqu'à présent, il est évident que joueurs et staff technique sont animés par la même volonté: reconquérir un trophée. Quel qu'il soit. Cette envie est inscrite dans l'ADN même d'une équipe boulimique de victoires. Les Toulousains ont de plus un effectif capable de supporter les deux tableaux, c'est à dire le championnat et la H Cup. Et même un troisième avec les doublons internationaux. C'est certainement ce dernier facteur qui demeure d'ailleurs le plus délicat à gérer.

Pour cela, l'encadrement a décidé de changer ses habitudes. Adepte du "made in France" à la Arnaud Montebourg, Guy Novès a fait savoir que la stratégie de recrutement toulousaine ne serait plus la même cette année. "Il ne faudra plus s'accrocher à recruter des internationaux français mais aller chercher des étrangers de haut niveau", déclarait t-il dans les colonnes du Midi Olympique au mois de mai dernier. Et cette requête a été en partie entendue par son président. Seuls Yacouba Camara et Jean-Pascal Barraque sont en effet venus s'ajouter à la colonie française du club. De jeunes éléments qui ne devraient pas, sauf grosse surprise, intégrer la liste de Philippe Saint-André en cours d'année.

Au rayon des stars, les arrivées combinées de Hosea Gear, Jano Vermaak, Chiliboy Ralepelle et Joe Tekori sont venues confirmer définitivement l'évolution de la stratégie des Rouge et Noir. Sera t-elle gagnante? Nul ne le sait, mais tout porte à croire qu'en n'augmentant pas le nombre d'internationaux français, le groupe s'en trouvera renforcé et plus frais physiquement. Une fraîcheur qui avait cruellement manqué aux Toulousains lors de leur demie-finale perdue face à Toulon (9-24).

Icon Sport

LA STAR: Luke McAlister

Un peu moins en vue la saison dernière qu’en 2011-2012, année où il inscrivait tous les points de son équipe en phase finale jusqu’au titre, Luke McAlister n’en reste pas moins un grand briseur de défenses. Titularisé à dix-huit reprises l'année dernière - pour trois essais et 222 points - le demi d'ouverture néo-zélandais a su se montrer en évidence. Il est la véritable source d'inspiration du jeu des Rouge et Noir, une sorte de muse en quelque sorte. Sauf que c'est bien lui qui joue de la lyre sur le terrain. Cette saison encore, il devrait être le premier danger d’une ligne d’attaque quatre étoiles. Lorsqu'il est présent sur le terrain, le Stade toulousain ne perd que très rarement. Au point que certains observateurs ont parfois parlé de "McAlister dépendance". Doté d'une vista exceptionnelle, d'un pied droit de mammouth et d'appuis toniques, l'international néo-zélandais (30 sélections) détient toute la panoplie du parfait demi-d'ouverture.

LE JOUEUR À SUIVRE: Jean-Pascal Barraque

Un transfert à Toulouse permet forcément de gagner nettement en visibilité. À seulement 23 ans, Jean-Pascal Barraque n'est pas une star, plutôt une étoile montante qui s'est mise en valeur lors de l'exercice précédent avec Biarritz. En 16 titularisations, le néo-Toulousain s'est attiré les faveurs de Guy Novès. Sur les bords de la Garonne il aura tout de même fort à faire puisque la concurrence à son poste fait rage. Entre Luke McAlister et Lionel Beauxis, deux internationaux expérimentés, il faudra que Jean-Pascal Barraque se fasse une place. Son profil d’attaquant doué techniquement est le pendant de Beauxis et doit permettre aux Toulousaisns d’adapter, aussi, leur stratégie.

Icon Sport

LE DÉPART QUI FAIT MAL: Yannick Jauzion

Son influence s'est avérée limitée ? Statistiquement, peut-être. Avec un essai en vingt rencontres, Yannick Jauzion n'a comptablement pas effectué sa meilleure saison. Mais son âge, son expérience et son statut en faisait pourtant l'un des éléments clés de la formation toulousaine. Toujours présent quand il le fallait et très bon en phases finales, ce monstre sacré du rugby français (73 sélections, 20 essais) a pourtant décidé de mettre un terme à sa carrière en laissant un grand vide derrière lui. Le Stade toulousain est certes armé pour amorcer sa succession avec Yann David, Gaël Fickou ou encore Florian Fritz, mais Yannick Jauzion demeurera une légende du club français le plus titré de l'Histoire et, à ce titre, laisse forcément un vide derrière lui.

Les mouvements:

Arrivées: Gear (Highlanders, NZ), Ralepelle (Blue Bulls, AFS), Tekori (Castres), Barraque (Biarritz), Camara (Massy), Vermaak.

Départs: Poux (Bordeaux-Bègles), Payen (Albi), Burgess (Rebels, AUS), Tourreau (Tarbes), Château (Perpignan), Boukerou (Auch), Nicolas (Stade français), Bouilhou (Pau), Jauzion, Botha.

 
  commentaire(s)
Ajoutez le vôtre !
  commentaire(s)
Ajoutez le vôtre !
 
×