Novès Toulouse - 8 septembre 2012 - AFP
 
Article
commentaires
Top 14

Novès: "Barcelone, un périple dont on aurait pu se passer"

Novès: "Barcelone, un périple dont on aurait pu se passer"

Par Rugbyrama
Dans cet article
Dernière mise à jour Le 11/09/2012 à 09:50 -
Par Rugbyrama - Le 11/09/2012 à 09:50
Satisfait de la prestation de ses hommes contre Agen, le manager du Stade toulousain, Guy Novès, regrette la longueur du déplacement imposé par la délocalisation de l’Usap à Barcelone.

Beaucoup de jeunes joueurs ont participé à la victoire de samedi dernier contre Agen. Cela doit particulièrement vous réjouir…

Guy NOVES: On ne fait pas jouer de jeunes pour le plaisir, mais parce qu’ils ont le niveau et que nous pensons qu’ils peuvent nous apporter quelque chose. Bien sûr, il y a des objectifs à court et à long terme. Mais comme nous allons disputer des matchs importants et difficiles dans les semaines à venir, il me semblait intéressant de les voir contre Agen, accompagnés de joueurs expérimentés. Tout le monde le sait, il y a à Toulouse un travail formidable effectué au niveau du centre de formation. D’autres joueurs, dont on ne parle pas encore, vont bientôt arriver. Ma politique a toujours été de faire travailler les jeunes joueurs auprès des professionnels, afin de les accompagner de compétences. Jusqu’à maintenant, cela a toujours plutôt réussi.

Un joueur comme Gaël Fickou était accompagné au centre de Yannick Jauzion. Certains joueurs étaient-ils missionnés pour accompagner votre jeune garde ?

G.N.: Avant le match, j’en ai parlé à Yannick, bien sûr. Mais une fois sur le terrain, il ne se préoccupe plus du jeune, et le jeune lui apporte sa fraîcheur et son talent. C’est cette complémentarité qui est intéressante. Après, sur ce match, on a vu que les jeunes font aussi des erreurs. On est juste un peu plus tolérant avec eux.

Ce samedi, vous affronterez Perpignan à Barcelone. Que vous inspire cette délocalisation ?

G.N.: Sur ce match, c’est particulier. La délocalisation à Barcelone nous oblige à effectuer trois heures de bus supplémentaires. Ce sont des contraintes en plus, puisque cela va nous obliger à partir plus tôt, et ce n’est pas le truc le plus sympa… C’est un périple dont on aurait pu se passer. Mais nous irons à Barcelone avec plaisir. J’ai lu que pour Perpignan, il s’agira d’un match de gala. Eh bien, pour nous aussi.

La mêlée de l’Usap est considérablement affaiblie par des blessures au poste de pilier droit. Votre vis-à-vis Marc Delpoux craint particulièrement ce secteur…

G.N.: J’ai déjà eu la chance de côtoyer Marc Delpoux, puisqu’il était l’an dernier entraîneur de l’UBB. La dernière fois que nous l’avons rencontré, le Stade toulousain s’est incliné, et déjà il se plaignait. Je n’écoute pas ce genre de choses.

Après avoir inscrit 60 points contre Agen, votre équipe ne risque-t-elle pas une certaine décompression ?

G.N.: Ceux qui me connaissent savent très bien que nous serons vigilants ! Nous avons vécu un week-end favorable. Les Agenais n’ont pas fermé le jeu, et il faut les en remercier, d'autant qu'ils ont été récompensés par deux beaux essais. En ce qui nous concerne, il y avait énormément de positif à la fin du match. Mais il faut rester sérieux. Même si la partie est à 98% positive, j’ai en mémoire que sur le dernier essai de Gary Botha, nous aurions pu marquer bien avant.

Peut-on parler de véritable test concernant de déplacement en Catalogne ?

G.N.: Chaque match est un test. Agen en était un à sa façon, Bayonne en sera un aussi. Il n’y a que le match contre Toulon qui sera beaucoup plus simple (sourire)… On entre dans une période compliquée, le calendrier est bâti comme ça. Gagner à Perpignan, c’est tellement rare ! Nous nous déplacerons autant pour progresser que pour essayer de gagner deux matchs consécutivement.