Matthieu Nicolas - Grenoble Lyon - 9 aout 2012 - Icon Sport
 
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Nicolas: "Je m’attends à me faire chambrer !"

Nicolas: "Je m’attends à me faire chambrer !"

Par Rugbyrama
Dans cet article
Dernière mise à jour Le 24/08/2012 à 09:23 -
Par Rugbyrama - Le 24/08/2012 à 09:23
Évoluant désormais dans les rangs du promu grenoblois après trois saisons à Castres, l’ailier Matthieu Nicolas retrouvera ce samedi son ancienne équipe, avec qui il n’a que peu joué en raison de blessures récurrentes et de concurrence trop forte. L’occasion pour lui de montrer sa valeur.
 

Comment se passe votre intégration dans votre nouveau club ?

Matthieu NICOLAS: Très bien, je suis arrivé dans un groupe qui a vécu une saison exceptionnelle, achevée sur la montée en Top 14. Il fut très facile d’intégrer un groupe qui vit aussi bien ensemble. J’ai senti une vraie euphorie au sein du groupe, ainsi qu’une grande excitation dans la ville.

Après une première saison encourageante après votre arrivée à Castres (20 matchs joués, 17 comme titulaire), vous avez disparu de la circulation. Que s’est-il passé ?

M.N. : J’ai été beaucoup blessé lors de la saison suivante, en 2010-2011. Ma reprise avait déjà été retardée par un problème au genou. Puis, je me suis gravement blessé à la cheville (entorse avec arrachement ligamentaire) lors de le phase de reprise, alors que je jouais avec les Espoirs. Il m’a fallu trois mois pour rejouer. Le temps de revenir, la saison était déjà quasiment finie, et l’encadrement avait figé le groupe pour les échéances de la fin de saison.

La saison 2011-2012 semblait mieux démarrer...

M.N. : Tout à fait, puisque je fut titularisé au deuxième match de la saison, pour la réception du Stade français. Mieux, j’ai même marqué un essai. Seulement, sur l’action, je me donne une élongation à la cuisse. Trois semaines plus tard, on me redonne ma chance en H Cup, à Northampton, où nous encaissons plus de quarante points (45-0, ndlr.). Difficile de se relancer dans ces conditions... J’ai alors essentiellement joué en H Cup, puisque Romain Martial a explosé au même moment. Je me dis qu’au moins, j’ai eu le plaisir de jouer dans de beaux stades, comme Thomond Park contre le Munster !

Comment avez-vous vécu cette période ?

M.N. : Mal, forcément. J’avais le sentiment d’être impuissant. J’avais beau faire le nécessaire à l’entraînement et être sérieux en dehors du terrain, cela ne changeait rien: chaque week-end, je n’étais pas dans le groupe. C’est frustrant.

D’où la nécessité de partir ?

M.N. : Oui, il fallait que je parte. Je n’ai pas mis longtemps à me décider. D’ailleurs, j’ai été honoré du fait que Franck Corrihons pense à moi, et m’appelle. Et puis la dynamique du club donnait envie de le rejoindre : chaque week-end, on voyait ces mecs gagner, et s’éclater...

Aurez-vous un pincement au cœur au moment d’entrer sur la pelouse de Pierre-Antoine ?

M.N. : Oui, forcément. J’ai quand même vécu trois ans à Castres, ce n’est pas rien. Sportivement, ce fut difficile, mais je me suis senti très bien senti dans ce club. Le groupe était formidable, et animé d’une très belle ambiance. Cette semaine, j’ai même passé quelques coups de fil pour prendre la température... je n’ai pas encore appelé Romain Cabannes, mais avec lui je m’attends à me faire chambrer !

 
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