Michalak - Toulon - 14 septembre 2012 - Icon Sport
 
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Michalak de retour parmi les siens

Michalak de retour parmi les siens

Par Rugbyrama
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Dernière mise à jour Le 28/09/2012 à 16:20 -
Par Rugbyrama - Le 28/09/2012 à 16:20
Ce samedi, l’ouvreur désormais toulonnais, Frédéric Michalak, retrouvera le Stade toulousain, son club formateur (20h45). Sous l’œil à la fois bienveillant, mais aussi méfiants de ses anciens coéquipiers, qui savent qu’il est redevenu une menace.

C’était le 12 mars 2011. Ce jour-là, Frédéric Michalak ne savait pas qu’il jouait son dernier match en Rouge et Noir sur la terre haut-garonnaise. Une date qui ne rappelle pas un match flamboyant, puisque les Toulousains étaient passés près d’une défaite à domicile, bousculés par des Brivistes décomplexés (23-22). C’est comme ça que "Fred" l’enfant du pays, a quitté son public. Sur un goût d’inachevé. Il connaîtra encore deux titularisations, au Racing deux semaines plus tard et à Perpignan sous les couleurs toulousaines. Et puis plus rien. Baladé entre la mêlée (4 titularisations) et l’ouverture (2 titularisations), il sera finalement victime de la concurrence, et écarté du groupe qui remportera finalement le Bouclier de Brennus face à de surprenants Montpelliérains. Une finale et un titre dans les tribunes... une vraie torture, qui l’encouragea à quitter à nouveau sa ville pour retrouver son eldorado sud-africain, berceau de sa renaissance.

Du temps a passé. "Freddie" est revenu en France, et rejoue aujourd’hui en Rouge et Noir. Mais pas à Toulouse. A Toulon, où il côtoie les plus grands noms de la planète rugby. Ses anciens coéquipiers et mentors, Guy Novès en tête, ont suivi son parcours. On n’efface pas une histoire commune longue de près d’une décennie (neuf saisons) comme cela: "Fred donne l’impression d’avoir gagné une maturité indispensable au haut-niveau et à ce poste. La remise en question qu’il a su s’imposer en partant chez les Sharks a transformé ce garçon, génial sur et en dehors du terrain. J’ai une vision extrêmement positive de son évolution".

Guy, Jean, et les autres...

Au point que le manager toulousain considère son poulain comme l’une des principales menaces de l’armada toulonnaise: "En tant qu’entraîneur qui l’a côtoyé depuis ses 18 ans, je suis très fier de lui. Même si je souhaiterais qu’il loupe complètement son match samedi", plaisante Novès. Mais ce dernier ne cachait pas que ces retrouvailles constituaient un moment "particulier" pour lui: "Ce sera un peu particulier. Quand on a passé autant d’années ensemble, et vécu autant de moments fort ensemble... le voir lutter contre ce maillot qu’il a tant de fois porté sera particulier. Mais je sais aussi que le professionnalisme nous offre ce genre de moments. Alors on s’y prépare". Même écho du côté de Jean Bouilhou, le flanker emblématique du Stade toulousain: "Je suis content pour lui qu’il ait retrouvé un super niveau... je le suis un peu moins pour nous, car nous devrons le surveiller de près. Ce sera le travail de Titi ! (Thierry Dusautoir, ndlr.)".

Michalak ne sera pas le seul à faire son retour au bercail. Ce match sera tout aussi particulier pour Nicolas Durand, demi de mêlée du RCT qui a lui aussi été formé au Stade toulousain, et même sacré champion de France cadets et Crabos en 1999 et 2000 avec... Michalak à l’ouverture. Comme un clin d’œil du destin, ce sont les deux anciens pensionnaires du lycée Jolimont, la fameuse pépinière haut-garonnaise, qui sont envoyés en première ligne pour faire plier leur ancienne équipe sur ses terres...