Arnaud Pic Jerome Thion - mont de marsan biarritz - 30 decembre 2012 - Icon Sport
 
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Le Tour de Midi Olympique

Le Tour de Midi Olympique

Par Rugbyrama
Dernière mise à jour Le 31/12/2012 à 17:44 -
Par Rugbyrama - Le 31/12/2012 à 17:44
Comme chaque semaine, les envoyés spéciaux de Midi Olympique décryptent, à travers une anecdote, un joueur ou une image insolite, les moments forts du week-end. Là, ils reviennent sur le sans-faute de Wilkinson et Bustos Moyano, l'accueil des supporters clermontois, le bon départ de Grenoble, la sortie houleuse de l'arbitre, Jérôme Garcès, ou encore les bonnes prestations de Nicolas et Imhoff.

Mont-de-Marsan-Biarritz: 18-19 Bruno FABIOUX

On vous a vu, à la fin du match, "monsieur l'imbécile", qui êtes venu, sur la piste d'athlétisme du stade Guy-Boniface, vous approcher mine de rien dans le dos des stadiers formant la haie de protection qui précède l'entrée aux vestiaires. On vous a vu, "monsieur l'imbécile", tendre furtivement le bras entre deux stadiers et donner une pichenette sur la tête de Jérôme Garcès. La pichenette, heureusement sans gravité, n'a eu pour seule conséquence que d'illustrer votre imbécillité, votre méchanceté et votre lâcheté. On imagine ce que put être la sortie de Jérôme Garcès s'il n'y avait eu un service d'ordre prompt à l'entourer et à l'accompagner aux vestiaires. Certes, la fin de match de Jérôme Garcès n'est pas exempte de tout reproche. La colère des Montois, joueurs et supporters, est légitime, et la vidéo confirmera a priori les décisions très "litigieuses" de l'arbitre béarnais. Mais aucune erreur d'arbitrage, aussi scandaleuse soit-elle, ne vaudra - jamais - qu'un arbitre soit frappé. On préfèrera retenir, à peine dix minutes après la fin de la rencontre, cette image de Jérôme Thion et de Seru Rabeni, plaisantant en anglais dans le couloir des vestiaires.

Clermont-Bayonne: 48-3 Léo FAURE 

Scène marquante de ce Clermont-Bayonne. Ou plutôt de ses alentours. Venus à une petite cinquantaine dans la capitale auvergnate, les supporters bayonnais ont dû être surpris par l'accueil réservé. Des applaudissements à l'évocation des noms de leurs joueurs et pour l'unique pénalité de Bayonne par Boyet, beaucoup de respect et, mieux, une chanson en leur honneur. La bandas de Cournon, qui anime depuis de nombreuses années les travées du Stade Marcel-Michelin, profitait d'un des rares temps morts de la deuxième période pour s'installer près des supporters bayonnais et leur offrir leur version d'Hegoak, chanson traditionnelle basque qui raisonne régulièrement à Jean-Dauger. Joli moment et un peu de baume au cœur des Bayonnais qui, sur le terrain, n'ont pu que constater l'écart qui les sépare encore d'une équipe du calibre de Clermont.

Racing-Métro-Agen: 40-6 Léo HUISMAN

Il a évité une bonne paire de baffes. Si le Racing dimanche face à Agen, ne prenait pas le bonus offensif, Juan Imhoff, son ailier argentin, était bon pour être battu par Gonzalo Quesada, son compatriote et entraîneur. La cause du courroux ? La conclusion en eau de boudin d’une sublime action du virevoltant ailier, marquant le retour au premier plan de la révélation de l’année dernière. Imhoff, alors que le Racing accélère pour inscrire un troisième essai et obtenir ainsi son premier point de bonus offensif de la saison, récupère un ballon dans ses propres 22 mètres. Il accélère, se joue de tous les défenseurs qui se mettent entre sa route, crochète, réaccélère, arrive à dix mètres de la ligne d’en-but agenaise. "Il n’a plus qu’à aller marquer, raconte alors Quesada, mais je ne sais pas ce qu’il veut faire, peut-être faire plaisir à son ami Juan Orlandi, et commet un en-avant. Heureusement que l’on marque ensuite, sinon...". Malgré tout Quesada a le sourire. Il vient de retrouver son ailier, étincelant toute la saison dernière, mais qui de retour du Four Nations, où il n’a pas beaucoup joué, a tardé à recouvrer son niveau. Imhoff est de retour et le Racing fait de nouveau peur offensivement. Aller savoir pourquoi...

Grenoble-Bordeaux-Bègles: 19-9

Quelle année mes amis ! Non mais quelle année pour le FCG... Non content d'avoir accédé avec brio en Top 14 au terme d'un championnat de Pro D2 qu'ils avaient dominé de la tête et des épaules, les hommes de Fabrice Landreau se permettent de terminer 2012 à la sixième place de l'élite. A seulement douze journées du terme de la phase régulière, ils sont aujourd'hui en position de qualifié pour les phases finales du championnat et de la prochaine H Cup. Mais où donc ces irréductibles Isérois s'arrêteront-ils ? Non contents d'être invaincus à domicile depuis plus d'un an et demi, les Grenoblois ont enchaîné une énième victoire à Lesdiguières ce dimanche contre l'UBB. Sûrement pas la plus éclatante mais encore un succès précieux qui leur offrent le loisir de continuer à rêver les yeux éveillés alors que 2013 se profile.

Castres-Toulouse: 16-18 Heissam ABDALLAH

Lors de ce match piège, un joueur sort du lot : c’est Sylvain Nicolas, peu utilisé cette saison. Seulement deux titularisations en Top 14. Il avait donc à cœur de prouver son véritable niveau à son staff. C’est chose faite avec cette rencontre à Castres. Désigné "capitaine de touche", il assura son rôle avec aisance et confiance. Disponible dans le jeu courant, solide en défense et grâce à un jeu aérien frôlant la perfection, Sylvain Nicolas va donner du fil à retordre à ses entraineurs pour choisir sa troisième ligne lors des prochaines rencontres. On le sait, le Stade toulousain possède un effectif de qualité et ses joueurs l’ont encore prouvé ce dimanche.

Montpellier-Stade français: 54-16 Marc DUZAN

D'accord, Martin Bustos Moyano est un immense buteur. Auteur d'un 100% dans ses tirs aux buts face au Stade français, il a une nouvelle fois prouvé que son pied droit était indissociable de la réussite actuelle du Montpellier Hérault Rugby Club. Six transformations, quatre pénalités, et un essai en bout de ligne, l'international argentin a affolé les compteurs au stade Yves-du -Manoir. Mais lui, qui se signala longtemps par son seul coup de pompe, est incontestablement entré dans un autre dimension depuis quelques mois. Intelligent dans son placement, efficace en défense, et enfin capable de conclure les mouvements de la ligne d'attaque montpelliéraine, Martin Bustos Moyano est devenu, sous l'égide de Fabien Galthié et Stéphane Glas, un des meilleurs ailiers du Top 14. Hijo de Puma !

Toulon-Perpignan: 46-13 Jérémy FADAT

Le tour de Midi Olympique... Comment de textes y a-t-il eu pour louer les prestations et l'élégance de Jonny Wilkinson dans cette rubrique hebdomadaire ? Cinq, dix, quinze... Peut-être mais comment ne pas évoquer encore une fois la performance de l'ouvreur anglais ? Au pied : dix sur dix. A la main : deux passes sautées décisives pour deux essais en bout de ligne. N'en donnez plus, "Sir Jonny" a illuminé ce match de toute sa classe. Surtout, alors que son équipe peinait à breaker la défense catalane et à la déborder pendant 45 minutes, c'est lui qui a permis de RCT de prendre le large. Avant d'emmener l'ensemble de ses troupes dans son sillage. Alors, avant que cet immense joueur ne dévoile en février s'il prendra sa retraite sportive ou s'il se laissera tenter par une saison supplémentaire, comment ne pas rendre un nouvel hommage à Wilko ? Un ultime ? On parierait que dans les semaines à venir, il y aura encore des "tours du Midol" qui lui seront consacrés...