Top 14

Le tour de Midi Olympique

Comme chaque semaine, les envoyés spéciaux de Midi Olympique décryptent, à travers une anecdote, un joueur ou une image insolite, les moments forts du week-end. Là, ils reviennent sur les jeunes du Stade français, le retour de Floch, la cruelle défaite des Montois et l'essai de Nyanga.

 
Le tour de Midi Olympique - Rugby - Top 14Icon Sport
 

Clermont/Grenoble: 44-20. Léo FAURE

Le rugby est assez associé aux rictus de souffrance, stigmates du combat féroce qui règne sur les terrains, pour en apprécier les sourires. Celui d’Anthony Floch, samedi soir au sortir du match des Clermontois face à Grenoble, était rafraîchissant. Enthousiasmant, au milieu des discours souvent convenus qui fleurissent en zone presse. La joie de l’arrière international de retrouver "son" Marcel-Michelin faisait plaisir à voir. "Sur un plan personnel, c’était un super moment pour moi de retrouver ce stade où je n’ai que très peu joué depuis un an. J’avais une envie énorme de faire plein de courses, de me proposer. Cela fait du bien de retrouver ce public merveilleux. […] Ce soir, je vais profiter et aller boire quelques bières avec les copains", avouait le joueur. Un plaisir visiblement transcendant. Pour son retour à la maison, Floch a été l’auteur d’un très bon match. Beaucoup d’envie, notamment dans ses interventions défensives, et quelques coups d’éclats offensifs, comme ce coup de pied par-dessus le pressing défensif, suite à un jeu au pied long des Grenoblois, qu’il récupérait lui-même avant de progresser sur une vingtaine de mètres. Dans le jeu de la concurrence qui fait rage à Clermont, Anthony Floch compte bien jouer sa carte.

Mont-de-Marsan/Agen: 16-28. Jérôme FREDON

Ils ne demandaient pas la lune! Juste de gagner leur premier match dans ce Top 14. Mais face à un adversaire agenais rodé depuis deux saisons aux joutes exténuantes du maintien, les Montois se sont une nouvelle fois montrés impuissants. Loin d'être abattus par leur début de parcours cataclysmique, les Landais ont jeté toutes leurs forces dans la bataille. Leur audace a d'ailleurs été récompensée en début de match par un superbe essai de 80 mètres marqué par Baptiste Chedal-Bornu. Un modèle de jeu debout et de passes dans la défense. Mais les partenaires de Julien Tastet sont décidément maudits! Juste après avoir perdu Benat Arrayet sur blessure (leur troisième ouvreur depuis le début de saison), ils voyaient l'essai de Romain Edmond-Samuel validé par l'arbitre à l'heure de jeu. Pourtant Marc Giraud auteur de la dernière passe, était clairement en position hors-jeu. Fatalité quand tu nous tiens.

Racing/Biarritz: 13-12. Léo HUISMAN

"Biarritz ne vole rien à personne". C’est le message qu’a tenu à faire passer Serge Milhas, co-entraîneur du club basque, après la courte défaite des siens samedi à Colombes, l’antre du Racing-Metro. En disant cela, Milhas répondait directement aux propos de Fabien Galthié, son ancien joueur lorsqu’il entraînait Colomiers. Galthié, qui imputait la défaite de Montpellier il y a quinze jours face au BOPB à deux essais inscrits par les Biarrots alors que Montpellier se trouvait injustement en infériorité numérique. Le BOPB n’est pas plus favorisé qu’un autre club. En tout cas pas samedi où sa domination en fin de rencontre, en mêlée fermée notamment, aurait pu pousser Laurent Cardona à siffler une pénalité en sa faveur. Une pénalité qui lui aurait permis de remporter la partie. Cela n’a pas été le cas. Biarritz s’est contenté d’un point de bonus. Et il ne l’a pas volé.

Toulon/Castres: 33-12. Vincent BISSONNET

Sur le terrain, la réussite de leur entente s'impose comme une évidence: associer Sheridan à Botha, Masoe, Michalak, Mermoz, Giteau ou encore Palisson - on en passe et des meilleures - provoque, sans surprise, des étincelles à chaque rencontre. Les valeureux Castrais ont pu le constater à leurs dépens samedi. Mais, plus surprenant, cette constellation de stars affiche aussi une belle vitalité et une grande complicité en dehors du terrain. Les spectateurs de Félix-Mayol et les personnes présentes dans les coulisses du stade l'ont remarqué: Frédéric Michalak a honoré avec le sourire chaque demande d'autographe, Matt Giteau s'est prêté à une interminable séance photos lors de son tour d'honneur, Chris Masoe a vivement chambré Bakkies Botha en direct devant les caméras de Canal+... L'après-match de cette deuxième rencontre de la saison à Mayol a ainsi regorgé d'anecdotes en tous genres, d'éclats de rire et de témoignages d'amitié. Au-delà des impressionnants résultats sportifs, voilà sûrement une des plus belles réussites du manager Bernard Laporte en ce début de saison.

Bayonne/Toulouse: 6-35. Grégory LETORT

Yannick Nyanga est définitivement de retour. Déjà épatant la saison dernière pendant que les internationaux étaient engagés dans la mission coupe du monde, il avait frôlé le retour en équipe de France en effectuant même un stage de préparation avec les Bleus version Saint-André, Bru et Lagisquet. Et puis, il a été sacrifié en fin de saison : écarté du groupe avant la finale alors qu'il figurait dans le Top 3 des joueurs les plus utilisés. Un coup dur mais pas un coup d'arrêt. Cet été, le flanker s'est encore une fois préparé avec la plus grande rigueur. Et sur les terrains, il assume ses ambitions. Il n'était pas dans le XV majeur à Perpignan ? Il l'a mal vécu. Mais comme à chaque fois, s'en est servi pour saisir sa chance encore plus fort qu'il ne l'avait jamais fait. A Jean-Dauger, il était titulaire et a fini homme du match. Dans tous les bons coups et bon à tous les coups comme pour s'offrir un essai après un passage de bras de Vincent Clerc et en déposant Benjamin Boyet d'un cadrage-débordement imparable. Un essai qui aura définitivement mis les siens sur la route du bonus offensif. Il sera bien sûr de nouveau remplaçant en cours de saison. Mais pas sûr cette fois qu'il reste à la porte des Bleus et d'un match de phase finale.

Stade français-Perpignan: 34-24. Jérémy FADAT

"Ayez un peu d'indulgence. Il y a quand même sept ou huit joueurs qui sortent du centre de formation. Je sais que nous n'avons pas toujours été très performants ces derniers temps mais je suis surtout fier de l'évolution des jeunes". C'était le message de Christophe Laussucq, l'entraîneur du Stade français, quelques minutes après le succès de son équipe. Sous tension avant le coup d'envoi, le club de la capitale avait un grand besoin de victoire. C'est chose faite. Et dans son discours, Laussucq a voulu insister sur la réussite de la nouvelle vague parisienne, symbolisée notamment samedi par les titularisations d'Hugo Bonneval à l'aile et de Jules Plisson à l'ouverture. Ce dernier, excellent dans le jeu, ayant claqué deux drops décisifs. "Il est le reflet de cette génération. C'est un garçon qui travaille beaucoup, qui fait ses armes en Top 14 dans des conditions actuelles difficiles à un poste à responsabilité, et face à des joueurs comme James Hook qu'on ne présente plus. Il fait de bonnes choses mais a aussi du déchet. Heureusement à 21 ans... Mais je le répète, je suis fier de l'implication des jeunes." Trop tôt pour dire que le Stade français a un bel avenir car le club reste sous pression au classement mais dans une première partie de championnat délicate, c'est une satisfaction à ne pas galvauder...    

Bordeaux-Bègles/Montpellier: 15-23. Emilie DUDON

On n'en voit pas si souvent en Top 14 alors, quand une équipe inscrit un essai en première main, on se régale. Montpellier en a marqué un magnifique samedi sur la pelouse de Bordeaux-Bègles. Et il fut d'autant plus savoureux qu'il s'agit de celui qui offrit le point de bonus offensif aux Cistes pour leur première victoire à l'extérieur de la saison. Après un lancer en touche capté par Ouedraogo sur la ligne médiane, Escande sert Tulou intercalé qui remet sur Trinh-Duc. Combezou sert de leurre alors qu'Hape, Thiery puis Nagusa poursuivent l'action. Tout va très vite et ils sont arrivés dans les vingt-deux mètres quand l'ailier sert intérieur Hape qui retrouve à nouveau Thiery. L'arrière résiste au retour de Connor et marque en coin. Une combinaison "bien travaillée à l'entraînement", selon Benjamin Thiery et parfaitement exécutée en match. Un savant mélange, surtout, d'adresse, de talent et de précision, qui rappelle la recette gagnante de la saison 2010-2011.

 - Rugbyrama@RugbyramaFR
 
 
 
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