Top 14

Le Tour de Midi Olympique

Comme chaque semaine, les envoyés spéciaux de Midi Olympique décryptent, à travers une anecdote, un joueur ou une image insolite, les moments forts du week-end. Là, ils reviennent sur la renaissance de Potgieter, les nombreux cartons jaunes, la défense biarrote et la performance de Vakatawa.

 
Le Tour de Midi Olympique - Rugby - Top 14Icon Sport
 

Bayonne/Stade français: 24-11. Grégory LETORT

Il a peut-être coûté cher en ouverture du Top 14 contre Clermont. Le buteur sud-africain Jacques-Louis Potgieter avait déçu face à l'ASMCA: un triste pourcentage avec seulement deux pénalités réussies sur sept tentatives. Quinze points envolés quand six auraient été suffisants pour tenir Clermont en échec. Mais, en attendant le retour à la compétition imminent de Benjamin Boyet, Potgieter s'est fait pardonner samedi à Jean-Dauger. Huit pénalités à tenter: sept parfaitement ajustées et un poteau... 21 points au compteur. Et une victoire contre le Stade français. Bayonne apprend peu à peu à laisser son passé derrière.

Montpellier/Clermont: 13-8. Léo FAURE

A Montpellier, l’irrationnel était visiblement de mise. De par le nombre assez incroyable de fautes (pénalités et bras cassés) sifflées pendant cette rencontre hachée bien que ponctuée de nombreux franchissements. Des fautes qui, à quatre reprises, ont abouti à des cartons jaunes. Beaucoup trop? Excepté celui donné à Pierre Bérard, justifié sur le fond mais dont le timing (80e+2) pose encore question, que reprocher à M. Gaüzere sur les trois autres sanctions distribuées? Le geste de Matt Carraro (plaquage à l’épaule sur Wesley Fofana) alors que la fin de l’action avait déjà été sifflée, ne méritait certainement pas autre chose. Pas plus que celui de Jamie Cudmore (coup d’épaule sur Mickaël Ladhuie, alors sans ballon) aussi caractérisé qu’indéfendable, ou l’antijeu de Sitiveni Sivivatu, certes pas méchant mais annihilant une action d’essai. Alors, certes, les cartons pleuvent sur ces deux premières journées de Top 14. Parfois à l’excès. Mais l’indiscipline chronique, qui pollue les matchs et tue le spectacle, n’est-elle pas tout autant excessive?

Castres/Grenoble: 30-13. Mathieu GAILLAC

Quelle entrée ! Pour sa première à Pierre-Antoine, Pedrie Wannenburg, troisième ligne centre de Castres, a marqué les esprits. L’ancien joueur de l’Ulster remplace Antonie Claassen à la 56e minute de jeu. Dans ce duel sud-africain entre deux joueurs censés prendre la relève de Chris Masoe, Wannenburg a mis un peu trop de générosité dans ce match. Au point de se faire sanctionner d’un premier carton jaune dix minutes après être entré. Pire, à son retour sur la pelouse, à la 76e minute, il se met de nouveau à la faute en grattant un ballon au sol de manière illicite alors que l’essai grenoblois brûlait, tout proche de la ligne d’en-but castraise (78e). Résultat, deuxième carton jaune et carton rouge infligé par M. Lafon. Wannenburg aura passé douze minutes sur la pelouse, le temps d’étaler son trop-plein d’envie et d’indiscipline. Conséquence, en infériorité numérique, Castres se voit privé du bonus offensif sur la sirène. Aïe...

Bordeaux-Bègles/Perpignan: 26-22. Jérôme PREVOT

Un stade à moitié vide, ça ne donne pas de très jolies images, c'est un fait. Et il faut aussi le reconnaître, les dirigeants de l'UBB attendaient un peu mieux. Mais néanmoins, le match Bordeaux-Bègles/Perpignan a proposé la meilleure affluence de cette deuxième journée du Top 14. Ils étaient 16 538 spectateurs (devant Toulouse-Mont de Marsan et ses 15 028 entrées payées). Pour un match entre deux équipes qui ne font pas la Coupe d'Europe, en période de vacances, et sachant que l'UBB avait perdu son premier match à domicile contre Grenoble, ce n'est pas si mal. Un an après le retour en Elite, le rugby bordelais demeure populaire.

Agen/Biarritz: 19-25. Simon VALZER

Les Biarrots ont bâti un mur, sur lequel leur adversaires se sont, une fois de plus, cassé les dents. Cette semaine, ce fut au tour des Agenais de faire les frais de la rigueur défensive biarrote. Dominés par un pack plus puissant, les protégés de Philippe Sella multiplièrent les passes dans la largeur, peinant à trouver de l'avancée, butant inlassablement contre le rideau Rouge et Blanc. A l'issue de la partie, les Biarrots comptaient plus de cent-quarante plaquages, et ne déploraient qu'un seul franchissement. Celui du prometteur Léo Bastien (deuxième ligne de dix-neuf ans), au terme d'un pilonnage au ras. Pas de percée au centre du terrain, ni de relance qui fait mouche, et encore moins de ballons de récupération bonifié en contre assassin. La défense biarrote passera toutefois un nouvel examen, le week-end prochain, face à Toulouse à Aguilera. Là, ils sauront si le mur qu'ils ont construit est vraiment solide…ou pas.

Toulouse/Mont-de-Marsan : 37-22. Nicolas ZANARDI

Edwin Maka avait convaincu lors de son entrée en jeu contre Castres, et le Stade toulousain le lui avait prouvé par deux fois : d'abord en le « verrouillant » illico jusqu'à 2017, ensuite en lui confiant le numéro 8 pour la réception de Mont-de-Marsan. Une décision aux conséquences immédiates pour Louis Picamoles, le troisième ligne centre des Bleus se trouvant décalé au poste de flanker. Manière de donner du temps de jeu au jeune colosse, mais aussi de rôder une éventuelle combinaison destinée à défier des troisième ligne très puissantes. Le hic ? C'est qu'Edwin Maka n'avait peut-être pas le foncier pour tenir 80 minutes, et se retrouva très vite à bout de souffle, au point de rester au vestiaire à la mi-temps. Un choix de coaching qui permit à Picamoles de retrouver son poste naturel, et de participer avec énergie à la remontée toulousaine au score. S'il a enterré quelques ballons, l'ex-Montpelliérain a surtout été l'auteur de plusieurs charges dévastatrices, qui permirent à son équipe de se rassurer en jouant dans l'avancée. Au point d'inscrire, à la 74e minutres, l'essai du bonus offensif, sur un exploit personnel dans le côté fermé qui le vit raffûter deux défenseurs avant d'asseoir le pauvre demi de mêlée Laurent Magnaval. Un essai comme une réponse...

Racing-Métro/Toulon: 21-23. Arnaud BEURDELEY

Virimi Vakatawa, retenez bien ce nom ! Arrivé il y a deux ans au centre de formation du Racing-Métro 92, l'ailier fidjien, qui avait déjà à quelques occasions fait étalage de sa puissance l'an passé, a affiché samedi face à Toulon une forme étincellante. Pour sa première titularisation cette saison, il s'est offert un essai somptueux par la grâce d'un petit coup de pied par-dessus, récupéré avant même le rebond. Une action magnifique parmi tant d'autres. A l'image de cette première chevauchée sur son aile droite, où sur une percussion anodine il a totalement renversé Alexis Palisson. Qu'on se le dise, cette saison pourrait bien être celle de la révélation au grand public pour Virimi Vakatawa.

 - Rugbyrama@RugbyramaFR
 
 
 
À ne pas manquer
  • Abonnement

    Gérez votre abonnement ou abonnez-vous à Midi Olympique, le journal du rugby : voir toutes nos offres…

  • La chronique de Pierre Villepreux

    Ancien international français, il a également été entraîneur du XV de France et reste encore aujourd'hui un des personnages phare du rugby Français.

  • Toutes nos vidéos

    Retrouvez toutes nos vidéos de rugby…

Suivre Eurosport.com
 
Sur Facebook
 
Sur Twitter
 
Sur Mobile
iPhone | Android |