Joie Perpignan - perpignan toulouse - 15 septembre 2012 - Icon Sport
 
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Le Top des plus beaux matchs 2013: Perpignan-Stade toulousain, l'ascenseur émotionnel

Plus beaux matchs 2013: Usap-Toulouse, l'ascenseur émotionnel

Par Midi Olympique
Dans cet article
Dernière mise à jour Le 04/07/2013 à 17:57 -
Par Midi Olympique - Le 04/07/2013 à 17:57
Quel plus beau théâtre que celui du stade de Montjuic pour accueillir l’un des plus beaux actes de la saison ? L’olympique enceinte barcelonnaise allait en effet être l'antre, avec la complicité du soleil catalan, d’une d’une sublime partie de rugby entre Perpignan et Toulouse (34-20). Un festival terni par le décès brutal du chauffeur du bus catalan.  

Le coup d’envoi était à peine botté que Luke McAlister prenait déjà sa course d’élan et ouvrait le score à la suite d’une pénalité obtenue sur mêlée. Sur le renvoi inversé de James Hook, les Toulousains, surpris par cette option, cafouillaient la balle que les Catalans exploitèrent immédiatement. Après une double sautée, Farid Sid héritait du ballon à l’entrée des 22 mètres, effaçant deux Toulousains, il inscrivait en coin le premier essai du match à la troisième minute. Puis, McAlister donnait pour la dernière fois du match l’avantage aux siens, en montrant toute sa classe d’une pénalité de 55 mètres. Mais elle sonnait le glas de la première mi-temps des Rouge et noir, qui n’allaient plus voir la balle jusqu’à la fin du premier acte.

Quatre essais catalans avant la pause

A la suite d’un coup de pied rasant de David Marty, le ballon était une nouvelle fois mal négocié et perdu par les Toulousains dans leurs 10 mètres, directement éjecté sur Gavin Hume qui, d’une géniale transversale, mettait aux prises un défenseur face à trois Perpignanais et c’est logiquement que Bertrand Guiry, récupérant la balle, inscrivit le second essai catalan à la vingt-troisième minute. La furia des Sang et or n’était pas pour autant rassasiée. A la demi-heure de jeu, une astucieuse tactique sur touche entre Guilhem Guirado et Romain Taofifenua envoyait le talonneur de l’Usap derrière la ligne. En fin de première mi-temps, Romain Taofifenua et Bertrand Guiry, omniprésents, combinaient merveilleusement dans les 22 mètres d’une défense toulousaine en perdition lors de ces quarante première minutes. Cette action accouchait d’un nouvel essai, et c’est Alasdair Strokosch qui l’aplatissait, propulsé dans l’en-but par trois coéquipiers, portant le score à 27 à 6 à la mi-temps.

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Au retour des vestiaires, les Catalans n’en avaient toujours pas assez et entamaient la seconde période par un essai. David Marty, profitant de l’inattention toulousaine, jouait vite une pénalité et, en cadrant le dernier défenseur, envoyait son ailier Richard Haughton marquer entre les poteaux. Avec ce cinquième essai, les hommes de Marc Delpoux s’assuraient presque le bonus offensif. Mais à la quarante-sixième minute, sur leur seul point fort du match, à savoir la mêlée, les Toulousains se voyaient offrir un essai de pénalité relançant un match qui tournait jusque-là à la démonstration. Ils auraient pu se montrer encore plus dangereux si Vincent Clerc n’avait pas joué de maladresse au moment de conclure à la suite d’un contre de soixante mètres mené tambour battant. C’est finalement Yannick Nyanga qui clôturait la marque à un quart d’heure du terme. Ramassant la balle derrière un ruck, il échappait à trois défenseurs et à la suite d’une accélération dont lui seul a le secret, il inscrivait le dernier essai d’un match magnifique.

Dénouement tragique

Au niveau purement rugbystique, les Perpignanais pouvaient retenir cette magnifique prestation globale, notamment la performance exceptionnelle de leur troisième ligne qui fut de tous les bons coups offensifs comme défensifs. Une réalisation d'ensemble marquant l'apogée du projet de jeu prôné par Marc Delpoux, axé sur la mobilité et le déplacement des hommes et du ballon. Mais l’Usap n’allait pourtant pas fêter ce succès retentissant en raison du drame qui s’était joué en coulisses pendant le match. Le conducteur du bus catalan, Paul Okesene, avait en effet succombait à une attaque cardiaque. Épisode tragique dont les joueurs furent préservés pendant la rencontre mais qu’ils apprirent à leur retour aux vestiaires. Des rires, ils sont passés aux larmes en quelques secondes. A 44 ans, le chauffeur était très proche des Iliens du groupe perpignanais. C'était une journée chargée en émotions. Toutes les émotions.

Le film du match

Le compte-rendu: Perpignan inflige une fessée à Toulouse

 
 

commentaires


  • drixi3108/07/2013 16:13

    Oui mais je ne te raconte pas cmoment nous on s'est enm***** pendant certains matchs à Ernest Wallon...

  • TOULOUZIN07/07/2013 11:16

    Il part où Sid ?

  • braco6605/07/2013 11:46

    nos actionnaires actuels sont obliges d etre d accord ...ils ne peuvent plus suivre financierement.....