Jules Plisson - Stade français agen - 10 novembre 2012 - AFP
 
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Le Stade français se donne de l'air

Le Stade français se donne de l'air

Par Rugbyrama
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Dernière mise à jour Le 10/11/2012 à 19:40 -
Par Rugbyrama - Le 10/11/2012 à 19:40
Après deux performances de bon niveau contre Toulouse et Toulon, les Parisiens ont souffert contre Agen pour gagner. Les Agenais ont pris le bonus défensif.

Il pleut sur Paris. Alors forcément ce Stade Français – Agen n’a pas été en mesure d’offrir un rugby un tant soit peu flamboyant. L’occupation, l’occupation, toujours l’occupation pour se rassurer, se prémunir d’une maladresse et mettre la pression sur l’adversaire. A ce jeu-là, Paris s’est montré plus pragmatique (20-13) face à des Agenais montés à Paris sans Conrad Barnard, leur artilleur en chef mais qui se satisferont de ce point de bonus défensif ramené au forceps, qui n’a tenu qu’à un poteau, celui trouvé par Jérôme Porical sur une tentative de pénalité alors que les quatre-vingts minutes étaient écoulées.

S’il fallait une raison pour expliquer en quoi ils méritent ce bonus, on arguerait que les Agenais ont égayé cette partie d’entrée par une action en première main. Suite à une touche, la "loco" TagoTago était lancée plein axe et le jeu rebondit vers son acolyte de l’aile droite, Saïmoni Vaka, qui plaça une accélération à même de l’envoyer dans l’en-but parisien (0-5, 1ere minute). Ce coup de semonce donné, les Lot-et-Garonnais allaient souffrir en conquête et notamment en mêlée comme depuis des mois. Porical se montra alors adroit pour marquer deux pénalités. Agen tenait pourtant la tête à la pause (8-6) en se montrant solidaire comme ils avaient su le faire face à Clermont.

Porical assure la victoire pour la 300e de Rabadan

L’embarcation lot-et-garonnaise allait logiquement chavirer en début de seconde période alors que les Parisiens prenaient plus leur temps pour imposer des temps de jeu aux Agenais et les priver de ballon. Julien Arias se chargea de marquer l’essai parisien pour permettre aux siens de passer devant et d’entrevoir une victoire importante au classement mais aussi symbolique puisque c’était le 300e match de Pierre Rabadan avec le Stade français, dans l’élite (14-8, 55e). Le SUALG, orgueilleux, ne lâchait pas et allait marquer un deuxième essai.

La mêlée est souvent un supplice. Elle fut un court instant une libération pour les hommes de Mathieu Blin qui restaient au contact au score grâce à Marc Giraud qui concrétisait a bonne tenue des siens suite à une mêlée à cinq mètres de l’en-but parisien. Porical assura alors la victoire parisienne (20-13) avant que le poteau ne récompense les Agenais à hauteur de leur engagement. Ils devront confirmer cet état d’esprit alors que leur calendrier s’annonce terriblement difficile (déplacements à Perpignan, au Racing et à Biarritz, réception de Toulon). Paris peut lorgner sur le haut de tableau. Vers les phases finales qu’ils regardent à la télé depuis trois ans.