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Laurent Labit : "Un derby fantastique pour la région Ile-de-France"

Labit : "Un derby fantastique pour la région Ile-de-France"

Par Thomas PEROTTO
Dans cet article
Dernière mise à jour Le 26/03/2014 à 13:29 -
Par Thomas PEROTTO - Le 26/03/2014 à 13:29
Pour la première fois depuis bien longtemps, le derby francilien de samedi aura une influence directe sur le haut de tableau pour le Racing-Metro comme pour le Stade français. Un match au sommet forcément salivant pour le co-entraîneur Laurent Labit.
 

Sentez-vous que quelque chose s’est produit dans la tête des joueurs depuis la victoire à Grenoble ?

Laurent Labit : On le sent depuis des semaines et même des mois ! On est toujours septième, on en est conscient, mais on fait partie des équipes qui sont sur une très bonne dynamique. Nous n’avons perdu qu’un seul match sur les six derniers de Top 14. On est l’équipe qui a perdu le moins de fois cette saison, avec Clermont et le Stade français. On a la meilleure défense du Top 14. Cela veut dire quelque chose dans un championnat aussi dur et serré !

Vous défiez samedi le Stade français. Cela faisait longtemps qu’un derby n’avait pas connu un tel enjeu…

L.L. : C’est bien sûr un plus et quelque chose de fantastique pour la région Ile-de-France de pouvoir jouer un derby au plus haut niveau national. À quatre journées de la fin, avec deux points d’écart et la tête d’un des deux clubs qui risque de tomber pour participer aux phases finales, ce sera forcément intéressant, même si on espère fortement que les deux clubs vont se qualifier. Jamais le Top 14 n’a été à ce niveau, et on fait aussi ce métier pour connaitre ces moments-là.

"  Ici, même nos plus grands joueurs peuvent aller chercher leur pain ou faire tranquillement leur marché sans être inquiété "

Vous qui avez connu la passion de terres un peu plus imprégnées de rugby, comment vivez-vous cette ferveur un peu moindre pour ce match entre les deux équipes phares de la région parisienne ?

L.L. : C’est ce qui change depuis que nous sommes ici par rapport à ce que nous avons pu connaitre par le passé. Il n’y a pas cette ferveur pesante, parfois même trop, lorsqu’on gagne, mais qui permet aussi, quand on perd et qu’on n’est pas dans les clous de remettre les garçons dans l’axe. C’est désormais notre quotidien. Même nos plus grands joueurs, qui sont connus dans le monde entier du rugby, peuvent aller acheter leur pain ou faire leur marché tranquillement sans que personne ne les inquiète. Je crois qu’aujourd’hui, nous n’avons plus besoin de ça. Tout le monde est conscient de l’enjeu du match de samedi. On espère seulement que ce soit un vrai derby avec du jeu, et qui ne dépasse pas les limites.

Le fait que la plupart des joueurs vont affronter leur ancien entraîneur, ou que des cadres comme Dimitri Szarzewski ou Juan Martin Hernandez aient marqué l’histoire du Stade français, peut-il avoir une influence sur l’approche psychologique du match ?

L.L. : Aujourd’hui, le rugby est devenu professionnel et les joueurs et les entraîneurs sont habitués à changer de club. Cela n’empêche pas les relations d’amitié, nous les premiers. On se connait très bien avec Gonzalo Quesada et Jeff Dubois avec qui j’ai joué. Nous habitons au même endroit, nous nous voyons, nos épouses sont amies et nous déjeunons ensemble dimanche midi ! Pour qu’il y ait de l’affectif et une émotion trop forts, il faudrait que les joueurs aient une vraie histoire avec le club adverse, comme ça peut être le cas avec Dimitri qui a remporté des titres avec le Stade français. Que lui ait gardé des liens très forts là-bas, que ce soit avec les joueurs où les dirigeants, je veux bien le croire. C’est comme nous avec Castres. Mais quand on a entraîné un club, mais que les résultats ne sont pas là, on est des professionnels, on change de club, et on prend plaisir à se retrouver.

" "On sait que ce sera très difficile contre eux, mais nous avons les armes pour répondre""

Que vous inspire la saison du Stade français, de retour au premier plan malgré une dynamique en berne, après des années plus difficiles ?

L.L. : Ils ont eu une longue période où ils ont traversé le désert. Cela a été très compliqué pour eux. Malgré tout, ils ont toujours eu de grands joueurs. On savait très bien que cela allait tourner à un moment. L’arrivée d’un staff très compétent a mis les choses dans l’ordre, que ce soit dans la qualité du travail et dans l’expertise du rugby. La mayonnaise a pris plus rapidement que prévu. En rajoutant la confiance et l’euphorie aux qualités rugbystiques de joueurs qui se connaissent bien, cela donne des matchs de haut niveau comme on a pu le voir samedi dernier. On sait que ce sera très difficile contre eux, mais nous avons les armes pour répondre.

 
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