McAlister - Toulouse Toulon - 29 septembre 2012 - AFP
 
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Toulouse donne la leçon

Toulouse donne la leçon

Par Rugbyrama
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Dernière mise à jour Le 29/09/2012 à 23:21 -
Par Rugbyrama - Le 29/09/2012 à 23:21
S'appuyant sur un McAlister impérial (27 points), Toulouse est la première équipe à renverser l'armada toulonnaise cette saison (32-9). Les champions en titre ont fait montre de plus de puissance et d'aisance offensive. Le RCT, qui avait fait tourner, repart bredouille.

La feuille de match laissait entrevoir le scénario de la première mi-temps: en titularisant les jeunes Xavier Chiocci à droite et Konstantin Mikautadze en deuxième ligne, les Toulonnais prenaient un gros risque. Celui de fragiliser leur mêlée fermée face à l’un des meilleurs packs de France, et sa puissance brute symbolisée par le colosse samoan Census Johnston. Comme annoncé, leur martyr fut réel. Preuve en est, les Toulonnais avaient, peu après la demi heure de jeu, déjà concédé neuf pénalités, dont la plupart sifflées dans l’épreuve de la mêlée fermée. Résultat, les coéquipiers de Simon Shaw ne parvenaient pas s’installer durablement dans le camp adverse. Dans des conditions climatiques difficiles, leur stratégie était pourtant simple: bombarder le triangle arrière toulousain de chandelles. Une stratégie à moitié payante, car gâchée par cette même fragilité en mêlée fermée. En face, Toulouse profitait de sa supériorité dans l’exercice que l’ouvreur Luke McAlister s’empressait de transformer en points: ultra-réalistes, les Toulousains marquaient ainsi à chaque intrusion dans le camp varois.

Le récital de McAlister, les promesses de Fickou

Peu avant la pause, et après avoir passé deux pénalités, l’ouvreur néo-zélandais y allait même de son essai. A la suite d’une touche, le All Black mordait la ligne et laissait quatre défenseurs toulonnais derrière lui. Face à un tel récital (dix-neuf points inscrits dans le premier acte), Frédéric Michalak ouvrait la marque de son équipe peu avant la pause. Au retour des vestiaires, on imaginait que le cours de la rencontre, après l’entrée des remplaçants de luxe du RCT, allait s’inverser. Manqué. Si les entrées de Masoe, Van Niekerk, Giteau ou Hayman apportèrent un réel plus à la formation varoise, le mal était déjà fait.

Profitant d’un apport tout aussi conséquent de ses remplaçants, le Stade toulousain conservait sa domination en mêlée fermée. Et malgré des condition difficiles, les trois-quarts parvenaient à s’illustrer: en premier lieu le jeune Gaël Fickou, auteur de plusieurs gestes montrant un panoplie technique déjà étoffée malgré son jeu âge. Un autre ancien Toulonnais en profita aussi pour se rappeler au bon souvenir des ses ex-coéquipiers: le deuxième ligne Yoann Maestri, auteur d’un match plein, couronné par un essai marqué dans les dernières minutes de jeu. Toulouse manqua de peu un troisième essai, synonyme de bonus qui aurait pu être marqué dans les toutes dernières secondes. Mais cette fois, c’est un ancien Toulousain, en l’occurrence Frédéric Michalak, qui s’y est opposé: un vrai clin d'oeil de l'histoire qui réunit deux clubs qui seront, cette saison, appelés à se disputer les mêmes titres. Toulouse-Toulon, faux-frères, vrais rivaux.