Fofana - Clermont Stade français - 28 septembre 2012 - Icon Sport
 
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Clermont au bout du suspense

Clermont au bout du suspense

Par Rugbyrama
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Dernière mise à jour Le 28/09/2012 à 23:22 -
Par Rugbyrama - Le 28/09/2012 à 23:22
Grâce à un drop à la sirène de James, Clermont s'impose sur le fil après avoir remonté un handicap de 15 points face au Stade français (28-25). Les Parisiens, efficaces et impliqués dans le combat, peuvent nourrir de gros regrets, eux qui ont marqué trois essais.

Marcel-Michelin a tremblé jusqu’au bout. Même si toutes les séries ont une fin, qui aurait pu croire que le Stade français, toujours en difficulté hors de ses bases, viendrait contester la suprématie des Clermontois dans leur antre avec plus de quarante victoires consécutives en championnat ? Peu de monde, assurément. Pourtant, il a fallu attendre la sirène et un drop de Brock James pour que les Jaunards se libèrent enfin. Une fin cruelle pour le Stade français qui tenait jusqu’ici, et à défaut de mieux, les points du match nul. Mais, émoussés, les Parisiens ont manqué de lucidité en gérant mal le money time, avec une relance mal venue de Warwick dans sa moitié de terrain pour offrir la possession de la victoire aux Auvergnats (78e). Une fin induite par une domination outrageuse du second acte de la part de Clermontois vexés par leur pâle copie rendue au cours des quarante premières minutes. Très nettement distancés à la demi-heure de jeu (7-22), les hommes de Cotter n’en menaient en effet pas large, pris par le rythme "fou-fou" imposé par le Stade français.

Vuidravuwalu fait plier Clermont

Pourtant guère dangereux mais s’appuyant sur une excellente conquête, en mêlée comme en touche, les Parisiens ont poussé leurs hôtes à la faute. Ceux-ci ont trop souvent mis la charrue avant les bœufs en oubliant les bases et en se lançant dans un jeu à tout-va quelque peu inopportun. Si l’on ajoute à cela un trop grand laxisme en défense, avec beaucoup trop de plaquages manqués, cela ne pardonne pas. D’autant que du côté parisien se trouvait un Vuidravuwalu survolté. A l’origine du premier essai de Warwick avec un franchissement (0-7, 1ère), l’ailier fidjien passait à son tour la ligne à deux reprises, après un nouveau franchissement (7-15, 21e) puis en récupérant un ballon qui traînait à la sortie d’un ruck clermontois (7-22, 31e). Deux occasions et demi, trois essais, il n’en fallait pas plus pour générer l’incompréhension dans les travées de Marcel-Michelin.

La réaction clermontoise allait toutefois être terrible, avec une totale mainmise sur la suite des débats, avec notamment l’entrée en jeu à la pause de James, véritable stratège et parfait gestionnaire. Éprouvés, les Parisiens se sont mis à commettre des fautes, beaucoup trop. Et l’écart s’est peu à peu réduit, grâce à la botte de Parra et de James, les deux artificiers ramenant à deux reprises les leurs au contact (22-22, 66e ; 25-25, 78e). La suite, tout le monde la connaît... Ainsi, Clermont profite de ce succès pour rejoindre Toulon en tête du championnat alors que pour le Stade français, si l’affaire ne fait guère avancer les choses, elle aura au moins eu le mérite de donner quelques certitudes sur ses capacités à s’exporter. Jusqu’à obtenir le déclic ? Réponse dans une semaine à Mont-de-Marsan.