Yoann Huget - toulouse mont de marsan - 25 aout 2012. - Icon Sport
 
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Huget: "Je me suis aguerri depuis 2008"

Huget: "Je me suis aguerri depuis 2008"

Par Rugbyrama
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Dernière mise à jour Le 06/09/2012 à 18:43 -
Par Rugbyrama - Le 06/09/2012 à 18:43
Titulaire à trois reprises depuis le début de la saison, Yoann Huget, l'ailier du Stade toulousain, devrait réussir la passe de quatre contre Agen, club pour lequel il avait quitté Toulouse en voilà quatre ans. Sans états d’âme.
 

Que vous inspire votre adversaire agenais, battu trois fois en autant de journées depuis le début du Top 14 ?

Yoann HUGET : Ils n’ont pas eu beaucoup de chance depuis le début de la saison. Nous prenons évidemment ce match avec méfiance. Comme Mont-de-Marsan, les Agenais viendront à Toulouse pour s’étalonner et montrer ce dont ils sont capables. De notre côté, nous devrons progresser quant à notre fond de jeu, et continuer à prendre des repères, qui viennent petit à petit.

En ce qui vous concerne, ce match sera forcément particulier… Lorsque vous avez quitté Toulouse pour Agen, pensiez-vous pouvoir un jour évoluer de nouveau sous le maillot rouge et noir, contre le SUALG ?

Y. H. : Quand on part de Toulouse, on sait qu’il est difficile d’y revenir. J’avais conscience d’avoir grillé ma chance lorsque Guy Novès me l’avait offerte, à l’époque. C’était en 2008… Aujourd’hui, nous sommes en 2012, et j’ai vraiment l’impression d’être arrivé dans un nouveau club. En quatre ans, le Stade a évolué, et heureusement… J’avais à peine 20 ans quand je suis parti. J’étais un peu fou, peut-être un peu prétentieux. Depuis, je me suis aguerri, j’ai pris quelques claques qui m’ont remis les pieds sur terre. En fait, je suis devenu un joueur professionnel.

Guy Novès estime que votre principale qualité réside dans le mental. Qu’en pensez-vous ?

Y. H. : Je ne sais pas… Un sportif de haut niveau, de toute façon, c’est 80% de mental, c’est ce qui fait la différence avec ceux qui ont sensiblement les mêmes moyens. Il m’est arrivé quelques péripéties… Je n’aime pas le sentiment d’abandon. Peut-être que c’est cela qui me fait avancer.

En fin de match contre Castres puis contre Mont-de-Marsan, vous avez couvert le poste d’arrière. Ce replacement vous plaît-il ?

Y. H. : C’est totalement différent. Il faut prendre en compte l’état de fatigue de ses avants, on se voit offrir davantage de responsabilités. En ce moment, si l’on fait appel à moi pour tenir ce poste, je ne fais que dépanner Clément Poitrenaud. Et cela ça me fait plaisir... Cette polyvalence ne peut être qu’une arme supplémentaire.

Pas de reconversion en vue ?

Y. H. : Je vis totalement le fait de jouer à l’arrière comme une manière de progresser au poste d’ailier. D’autant qu’au poste d’arrière, le rugby français est bien fourni…

Philippe Saint-André et Patrice Lagisquet étaient en tribunes le week-end dernier à Aguiléra. Leur présence a-t-elle pu ajouter un surplus de pression sur les épaules des trois-quarts toulousains contre le BO ?

Y. H. : Non, je ne pense pas que cela nous ait inhibés. Nous avons simplement essayé de respecter le cadre de jeu fixé par le staff. Le fait qu’ils aient été là n’a rien changé. De toute façon, en ce moment, je ne pense pas à l’équipe de France. Ma priorité, c’est Toulouse.

 
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