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Papé: "Il n'y a pas le feu au Stade français!"

A la veille d'un match déjà capital pour le Stade français contre Castres (samedi 18h30), Pascal Papé a accepté de confier son sentiment sur le début de saison laborieux de son club. Malgré une forme de lassitude face aux résultats décevants, il nourrit l'espoir d'un jour meilleur.

 
"Il n'y a pas le feu !" - Rugby - Top 14Icon Sport
 

Avez-vous ressenti une pression supplémentaire cette semaine en raison de vos deux échecs consécutifs à l'extérieur ?

Pascal PAPE: Évidemment ! Malgré une première victoire, nous n'avons pas su ramener le moindre point de nos deux déplacements à Bayonne et Grenoble alors que c'était notre objectif. C'est une grosse déception. Maintenant, nous n'avons joué que trois matchs. Même si il y a encore beaucoup de déchets, je trouve l'équipe en progrès par rapport à la saison passé. Il n'y a pas le feu, mais il faut prendre au minimum quatre points contre Castres.

D'autant plus que c'est une équipe qui vous réussi plutôt bien à domicile...

P.P.: Je laisse les statistiques aux journalistes. Castres fait partie depuis plusieurs saisons du Top 6, était demi-finaliste l'an passé. C'est une équipe composée de bons joueurs, qui effectue toujours des recrutements intelligents. Je pense à des joueurs comme Samson ou Dulin. Pour moi, c'est un prétendant au titre. Alors, méfiance.

Comment avez-vous vécu les critiques du staff à l'issue de la défaite à Grenoble ?

P.P.: Le coup de gueule était légitime. Après la défaite à Grenoble, nous avons revu avec le staff le match à la vidéo. Nous aurions pu aller boire un verre tous ensemble, mais le groupe s'est comporté en compétiteur. Nous avions conscience que nous n'avions pas été bons et qu'on ne méritait pas d'aller boire un verre. Tout comme nous ne méritions pas de gagner.

Avez-vous la crainte de revivre les désillusions des deux saison passées ?

P.P.: Non car l'état d'esprit est différent et nous travaillons bien avec le nouveau staff. Maintenant, seul les résultats comptent. A titre personnel, cela fait trois ans que nous ne sommes pas en phases finales et j'en ai ras-le-bol. Ça a trop duré. Je ne jette la pierre à personne. Ce sont les joueurs qui font gagner ou perdre une équipe. Ce ne sont pas les entraîneurs ou le président. Nous avons pris conscience que nous étions les premiers responsables.

Comment vivez-vous le nouveau management mis en place où aucun joueur n'est assuré d'être titulaire ?

P.P.: C'est très bien ! D'abord, la concurrence tire forcément les joueurs vers le haut. Ensuite, il est aujourd'hui impossible d'être performant sur trente matchs. Avec ce système, il y a davantage de fraîcheur mentale et moins de routine.

Quels sont tout de même les points de satisfaction ?

P.P.: Nous avons bien travaillé la mêlée fermée et je crois que ce côté-là, c'est satisfaisant. J'ai le sentiment que nous sommes assez peu sanctionnés. C'était d'ailleurs un de nos objectifs. La discipline est primordiale. Il faut maintenant que nous parvenions à nous servir de cette mêlée comme d'une véritable rampe de lancement. Et puis, attention, la vérité d'un jour n'est pas toujours celle du lendemain.

 - Rugbyrama@RugbyramaFR
 
 
 
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