Top 14

Finale Top 14 2013, RCT-CO - Bernard Laporte: "On ne gagne pas avec des gens neutres"

Bernard Laporte, le manager de Toulon, estime que le caractère de ses joueurs, en prenant notamment l'exemple de son arrière, Delon Armitage, sera primordial lors de la finale de Top 14 ce samedi contre Castres.

 
Laporte: "On ne gagne pas avec des gens neutres" - Rugby - Top 14Icon Sport
 

Va-t-on assister à une opposition de style entre Toulon et Castres ?

Bernard LAPORTE : Ils ont un peu le même style de jeu que nous : huit avants et sept trois-quarts. Je ne sais pas ce que cela veut dire un style de jeu... Ils poussent en mêlée et sautent en touche. Comme les autres. Si les Castrais n'avaient pas de bonne défense ou de bons joueurs, ils ne seraient pas en finale.

Mais que vous inspire cette équipe de Castres alors ?

B.L. : Castres, c'est Kockott que tout le monde voulait prendre, c'est Tekori qui va à Toulouse, c'est Martial, c'est Tales le nouveau numéro dix de l'équipe de France, c'est Samson qui joue aussi en équipe de France. Ils ne sont pas là par hasard. Ça me rappelle Montpellier il y a deux ans quand j'étais largué du rugby. Je ne suivais plus rien et on me dit : "Montpellier est en finale." J'étais surpris mais tout le monde me disait : "Ils vont prendre quarante points contre Toulouse." Je répondais : "Vous êtes sûrs ? S'ils sont en finale, ils ne prendront pas quarante points. Attention." On a vu que cela ne s'était pas joué à grand-chose. Castres est dans la constance. Cette équipe est toujours là. Si elle n'arrivait pas en finale, elle était toujours barragiste ou demi-finaliste. Le hasard n'existe pas.

Quand on voit les fins de saison de Toulon et de Clermont, est-ce que cela signifie que votre mental a été plus fort ?

B.L. : C'est difficile à quantifier. Le mental est primordial toute la saison. Je ne sais pas si Clermont en a manqué. Je ne m'exprimerai pas là-dessus. Les Clermontois sont tombés face à une belle équipe de Castres. Ils se sont fait contrer. Mais il est délicat de dire qu'ils aient craqué. Qu'ils aient enlevé des pièces maîtresses importantes, oui c'est sûr, mais je ne crois pas qu'ils aient craqué mentalement.

Un mot sur Delon Armitage qui a beaucoup fait parler de lui ces derniers temps...

B.L. : C'est un joueur qui fait de gros matchs. C'est un caractériel, sur le terrain et en-dehors. C'est ce qui fait sa force. On ne gagne pas avec des gens neutres.

Est-il difficile à gérer ?

B.L. : Non, je n'aime pas ce terme. Il a du caractère. Moi, j'ai joué avec Vincent Moscato. Il en avait du caractère aussi et était "casse-couilles" des fois. Delon, je ne le trouve pas plus embêtant. D'autres joueurs ont du caractère également. Il en faut pour gagner des matchs. De temps en temps, il faut les cadrer. On me disait pareil sur Maxime Mermoz. Je n'aime pas ces gens qui jettent des phrases sans savoir. Maxime, c'est le mec le plus adorable. Il pousse et encourage les autres alors qu'il ne joue pas. Celui qui m'avait dit ça un jour, je crois que le con, c'est lui, pas Maxime. Pour Delon, c'est la même chose. Il est vivant, agréable, aimé des autres.

Etes-vous plus excité en cette fin de parcours que durant la phase régulière ?

B.L. : Non, pas plus. On fait de la compétition pour jouer ces matchs-là. On est champion d'Europe mais on ne s'est pas envolé. On reste les pieds sur terre. Là, il y a une autre compétition et on savourera ce qu'il y a à savourer s'il y a un titre. C'est aussi simple que ça, la vie.

 - Midi Olympique
 
 
 
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