Icon Sport

Demi-finale Top 14, Stade toulousain-RC Toulonnais, Toulon: Panser avant d’y penser

Toulon: Panser avant d’y penser
Par Rugbyrama

Mis à jourLe 21/05/2013 à 12:19

Publiéle 21/05/2013 à 11:49

Mis à jourLe 21/05/2013 à 12:19

Publiéle 21/05/2013 à 11:49

Article de Rugbyrama

Ironie du sort : Champions d’Europe, les Toulonnais ne sont pas pour autant Champions de France. Avant de croire à un deuxième titre, ils devront soigner leurs blessés.

Icon Sport

Pour le pilier néo-zélandais, Carl Hayman, lui aussi touché après la partie, ces pépins physiques sont le lot des grands matchs où les corps encaissent plus que d’habitude. "Après un match comme ça, il faut deux à trois jours pour se remettre d'aplomb." Or le temps presse, et il faut vite se remettre dans le bain. Pour le manager du RC Toulonnais, Bernard Laporte, euphorique après cette victoire, "c'est à nous (les entraîneurs, NDLR) de les remotiver, de refaire bouillir la marmite." "Le plus dur, c'est de passer de cette joie, cette euphorie, à un autre match, avouait Mathieu Bastareaud. Il faut arrêter de penser à cette finale." Pour le président varois, Mourad Boudjellal, ce titre apparaît comme une consécration. D’ailleurs, il l’a avoué sans confession : pour lui, cette demi-finale contre le double Champion de France toulousain, est anecdotique. "Pour moi, la saison est terminée, je ne sais même pas si je vais aller à Nantes, je m'en fous en fait. Les Toulousains peuvent venir en claquettes, je m'en fous. Le Top 14, j'en ai rien à cirer. On est champions d'Europe, je vais savourer ça." Nul doute que les hommes de Guy Novès retiendront ses propos avec parcimonie.

Toulon, le nouveau Leinster ?

Toujours dans la capitale irlandaise afin de se régénérer, le groupe varois n’arrivera à Nantes que mercredi après-midi, après avoir procédé à un seul et unique entraînement collectif dans la matinée. Habitué à gérer ces périodes "post-titre", le demi de mêlée, Frédéric Michalak, déjà sacré sur la scène continentale en 2003, 2005 et 2010 avec Toulouse, trouve cette mise au vert plutôt logique. "Souvent, on rentrait pour fêter le titre européen avec les supporters et les familles. On y laissait quand même pas mal d'énergie, se remémore-t-il. Est-ce que cette méthode marche mieux ? On verra."

Est-ce alors pour profiter de la température clémente de Dublin ou pour bénéficier des installations de la province du Leinster, modèle de précision et d’efficacité, dans lequel Toulon semble suivre les traces, que les protégés de Bernard Laporte ont décidé de rester en terres celtes ? En tout cas, les similitudes entre les deux clubs sont frappantes. Vainqueurs du Challenge européen contre le Stade français (34-13), les coéquipiers de Jonathan Sexton sont aussi en piste pour réaliser le doublé (finale de Ligue celte). Comme Toulon, auréolé d’un titre encore plus clinquant, qui se battra pour disputer à nouveau une finale de Top 14, après la défaite 18-12 en 2012, contre Toulouse. En remportant la H Cup, Toulon est entré dans l’histoire. En y ajoutant le bouclier de Brennus, le RCT réaliserait un doublé inoubliable.

0 commentaire
Vous lisez :