Damien Chouly - clermont racing - 9 septembre 2012 - Icon Sport
 
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Clermont a tremblé

Clermont a tremblé

Par Rugbyrama
Dans cet article
Dernière mise à jour Le 10/09/2012 à 00:06 -
Par Rugbyrama - Le 10/09/2012 à 00:06
Clermont a battu, au bout du suspense, un Racing-Métro pugnace (13-12). L’essentiel est fait avec cette quarante-cinquième victoire de rang à domicile et la quatrième place occupée au soir de cette quatrième journée. Le Racing prend le bonus défensif.
 

Les Clermontois ont bien failli s’arrêter à la station "RM 92". Les hommes de Gonzalo Quesada, admirables de solidarité, ont fait plus que douter des Auvergnats qui étaient menés à l’heure de jeu. Morgan Parra n’a pas tremblé pour permettre aux siens d’attraper ce dernier métro, lors du match de clôture de la quatrième journée. Tant les joueurs de Vern Cotter ont flirté avec la défaite, on pourrait imager qu’ils n’ont pas pris la peine de payer un ticket. Clermont a douté, Clermont était mené de cinq points après avoir été réduit à quatorze en début de deuxième mi-temps (l’enthousiasme de Bardy dirons-nous), Clermont voyait Quesada lancer Szarzewski, Ducalcon ou Machenaud puis Vakatawa, mais Clermont a préservé l’essentiel, son incroyable invincibilité à domicile. Et ce genre de matchs, s’il leur rappelle que rien ne leur sera donné, les conforte aussi dans l’idée que, décidément, le Michelin est leur cocon et finit toujours par les désigner vainqueurs.

Cinq points d’avance pour le Racing à l’heure de jeu

A la lecture des XV de départ, le Racing avait de quoi inquiéter ceux qui espéraient du suspense. Entre les blessures et les choix de l’entraîneur, il lui manquait une kyrielle de joueurs de talent. Et Nalaga, la perle fidjienne de retour sur ses terres d’adoption, semblait valider cette thèse en marquant son premier essai de la saison pour son deuxième match au stade Marcel-Michelin (3e). Comme au bon vieux temps. Suite à une touche, la séquence était fluide, Wesley Fofana créait un point de fixation et le ballon jaillissait très vite jusqu’à Buttin sur l’aile gauche, qui – bien aidé par sa dextérité – passait après contact pour "Nap’s". 7-0, 77 minutes à jouer, éteignez la télévision, le match est plié et Clermont va s’offrir un cavalier seul. Bien non. Car comme il est de coutume en Auvergne (hormis la saison dernière), les débuts de saison se révèlent souffreteux sur le plan du jeu.

Face à cette incapacité auvergnate à conserver le ballon et à imposer des séquences longues à son adversaire, le Racing-Métro prenait très vite confiance et s’appuiyait sur des joueurs en manque de temps de jeu mais pas de talent. Dambielle était un de ceux-là et suppléait parfaitement Wisniewski, blessé, à l’ouverture. Dans son sillage, les Franciliens allaient dominer les Clermontois dans la possession, marquer deux pénalités et basculer à la pause avec un point de retard et son banc fourni sous le bras. Mieux, à l’heure de jeu, ils menaient 12-7 et entrevoyaient l’exploit, grâce notamment à un drop de 50 mètres de Fabrice Estebanez. Tout en décontraction, il imitait presque François Steyn, qui, sur la même pelouse, avait aussi fait vaciller Clermont lors d’un match de barrage étouffant en 2010. L’ASMCA, à l’expérience, est parvenue ensuite à remonter dans le bon wagon pour reprendre le score. Les Jaune et Bleu auraient même pu priver les Racingmen du bonus mais cela aurait été trop cruel pour les joueurs du président Lorenzetti. Ce dernier métro leur permet de rejoindre (en ramant certes…) la quatrième place. La forteresse tient toujours.

 
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