Jauzion - Castres Toulouse - 30 décembre 2012 - Icon Sport
 
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Castres-Toulouse (16-18) - L'orgueil du champion

Toulouse, l'orgueil du champion

Par Rugbyrama
Dans cet article
Dernière mise à jour Le 30/12/2012 à 18:31 -
Par Rugbyrama - Le 30/12/2012 à 18:31
Malgré une conquête en touche défaillante, Toulouse, au courage, brise sa spirale négative en s'imposant à Castres (18-16). Le champion reste sur le podium.
 

Le champion 2012 est convalescent. Mais il se remet à gagner. Après deux défaites - c’est déjà beaucoup pour Toulouse, d’où l’inquiétude dressée par les observateurs - les partenaires de Thierry Dusautoir l’ont emporté sur la pelouse de Castres (16-18). Un sacré exploit. Le CO n’avait pas perdu depuis fin septembre, et n’avait jamais cédé à domicile. C’est désormais du passé. La faute à Toulouse, qui a su mettre beaucoup d’envie et de combat dans un match où il a souffert, beaucoup souffert.

Les confrontations entre grosses écuries accouchent souvent d’âpres batailles au sol, sans grande envolées offensives. Le stade Pierre-Antoine a vu évoluer deux équipes au jeu ambitieux mais vite restreint par les maladresses et les approximations. Notamment dans la ligne de trois-quarts toulousaine, où Yannick Jauzion, Clément Poitrenaud, Florian Fritz ou Yves Donguy manquaient d’automatismes. De retour de blessures ou en manque de temps de jeu, ces joueurs ont eu du mal à s’entendre et à faire circuler le ballon sans faute. C’est d’ailleurs sur une hésitation de Clément Poitrenaud que Marc Andreu aplatissait le ballon dans l’en-but toulousain pour le premier essai du match (7-0, 4e). La suite donna lieu à une monopolisation du ballon de la part des hommes de Guy Novès sans toutefois en profiter pour inscrire à leur tour un essai. L’espoir viendra du pied de Lionel Beauxis - lui aussi de retour -  qui punissait les erreurs castraises pour coller au tableau d’affichage (10-9 à la pause). Le demi d’ouverture international sera le seul marqueur pour les Toulousains (six pénalités). Peu en vue dans le jeu, Beauxis a fait ce qu’il savait faire de mieux: occuper le terrain, soulager son équipe et récompenser les efforts de ses avants. Il l’a fait parfaitement, avec un agréable 6/7 pour son retour.

Kockott manque le coche

La mêlée castraise, réputée pour être l’une des plus solides du championnat, a beaucoup souffert lors de la rencontre. Et surtout le pilier droit du CO, Karena Wihongi, en grande difficulté face à Gürthro Steenkamp. A l’inverse, la touche toulousaine a perdu une petite dizaine de ballons sur ses propres lancers. Des réglages imparfaits là aussi. Mais pour gagner, Toulouse a su faire preuve de patience. Le double carton jaune Dulin-Clerc aurait pu débrider ce match, mais il n’en fut rien. Le Stade toulousain a construit son douloureux succès sur les fautes castraises. Même si au final, la rencontre aurait pu basculer sur cet essai refusé à Kockott, après que la passe de Martial ait été jugée légèrement en-avant (74e). Quelques minutes plus tard, le même Rory Kockott avait la victoire au bout du pied (78e), mais son ballon passait un peu trop à droite des poteaux. Les succès les plus difficiles se jouent parfois sur des détails ou une question de centimètres. C’est le cas pour Toulouse qui parvient quand même à préserver l’essentiel. La victoire et la troisième place que convoitait Castres.

 
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