Boudjellal - Toulon - 3 aout 2012 - Icon Sport
 
Top 14

Boudjellal: "Toulon est plus connu que Toulouse à Auckland"

Boudjellal: "Toulon est plus connu que Toulouse à Auckland"

Par Rugbyrama
Dans cet article
Dernière mise à jour Le 28/08/2012 à 19:41 -
Par Rugbyrama - Le 28/08/2012 à 19:41
Le président de Toulon, Mourad Boudjellal, a vanté le modèle économique de son club qui n’a selon lui aucun équivalent dans le rugby.
 

L’armada toulonnaise fait rêver. Et réunir au sein d’une même équipe Michalak, Wilkinson, Giteau, Bastareaud ou Botha n’est pas un maigre exploit. Dans un entretien accordé à La Provence, le président du RCT, Mourad Boudjellal, s’est penché sur cette réussite. L’homme fort varois, arrivé au club en 2006, a notamment souligné la qualité du modèle économique du RCT. "On n'est pas dans une région très riche. On n'a pas un grand bassin d'entreprisesOn n'a pas non plus un grand stade, alors qu'aujourd'hui, beaucoup de clubs ont élaboré leur modèle économique à partir de ce paramètre-là. J'ai fondé le mien sur le traitement du RCT comme une marque et une philosophie. Je veux que les gens s'identifient à travers des images, des joueurs, une forme de communication. Dans cet ordre d'idées, on a réussi un gros pari économique qui a consisté à multiplier la portée du partenariat par cinq." Et le budget de Toulon, estimé à 6 millions d’euros lors de son arrivée, atteint désormais la bagatelle de 25 millions cette saison.

"Je dirigerai le premier club français à avoir une notoriété mondiale"

S’il affirme "qu’il n’y a pas de profit, car tout est réinvesti dans le club", Mourad Boudjellal explique comment il a pu faire venir des joueurs à renommée mondiale sur la rade. Umaga, Matfield, Gregan au début, Giteau, Botha ou Sheridan aujourd’hui. "J'ai compris que j'étais coincé à Toulon et que je n'aurais jamais le bassin économique de Paris ou de Toulouse, Alors, je me suis dit: "Je dirigerai le premier club français à avoir une notoriété mondiale". D'où le choix de joueurs qui font que le RCT est beaucoup plus connu que le Stade toulousain à Auckland, par exemple."

Et pour lui, le RCT peut encore grandir. "Le RCT a un potentiel de développement plus fort que tous les autresDe par le modèle économique que j'ai créé, et ce, sans avoir encore actionné le levier 'grand stade' ni augmenté la contribution des collectivités locales, on a réussi à faire passer le budget de 6 à 25 M en six ans". Pour conclure, le président varois tient à mentionner la singularité de son mode de fonctionnement: "Cette saison, c'est la première fois que j'investis zéro centime dans le club. Aujourd'hui, je n'ai donc rien à voir avec un mécène, mais, c'est vrai, moi, je me suis mis en danger économiquement. Avec tout le respect que j'ai pour les 29 autres présidents (de Top 14 et de Pro D2), je mets au défi d'en trouver un qui a fait la même chose sans mettre d'argent. Le RCT, c'est avant tout un modèle économique exceptionnel qui a été créé dans le rugby et qui n'a aucun équivalent."

 
Les commentaires sont désactivés pour cette publication