Bezy - Toulouse - 5 aout 2011 - Icon Sport
 
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Bézy: un joueur, un destin ?

Bézy: un joueur, un destin ?

Par Rugbyrama
Dans cet article
Dernière mise à jour Le 27/07/2012 à 15:00 -
Par Rugbyrama - Le 27/07/2012 à 15:00
Nicolas Bézy, né parisien, formé à Toulouse, est de retour en Ile-de-France. Il aspire à plus de temps de jeu dans une équipe qui doit, elle, de nouveau truster les premières places en Top 14.
 

Revoir Paris. Nicolas Bézy avait cette idée fixe depuis son départ gamin pour le centre de formation du Stade toulousain. Dessein assouvi puisque l'homme à tout-faire en charnière s'est engagé cet été avec les Parisiens. "C’est le club que je supportais quand j’étais petit. Je suis originaire de région parisienne et c’était le seul qui était dans l’élite. J’y ai joué jeune et, de fait, ça a toujours été un petit défi personnel d’intégrer un jour l’équipe professionnelle". Revenir, c'est bien. S'y imposer, c'est mieux. Le défi de Bézy est loin d'être évident avec une concurrence acérée en neuf avec Julien Dupuy et Jérôme Fillol. A l'ouverture, le poste ne déroge pas à la règle de l'encombrement: Felipe Contepomi est toujours dans la place et Jules Plisson s'affirme comme une promesse aguichante à souhait.

Quid du Néo-Parisien ? Sa polyvalence peut être la panacée pour aligner les feuilles de matchs mais devenir un fardeau à l'heure de s'imposer durablement dans le XV titulaire. Lui la joue profil bas, avec en filigrane l'ambition mesurée du temps de jeu. "Mercredi matin, j’ai travaillé en 10, la semaine dernière j’ai joué à la mêlée... Après si moi j’ai une petite préférence, je me mets au service de l’équipe. Si on me dit de jouer 9, je jouerai 9, si on me dit de jouer centre, je jouerai centre… Peu importe. L’important c’est l’équipe". A Toulouse l'an dernier, il a profité à plein de l'épisode Coupe du monde en étant sur la feuille lors des neuf premières journées pour cinq titularisations (quatre à la mêlée, une en 10) et 20 points marqués (un essai et cinq pénalités). Puis plus rien. Juste une réapparition à l'arrière à Clermont lorsque Toulouse envoyait valdinguer le choc avec les Jaunards en alignant une équipe "expérimentale" au Michelin.

"A moi de gagner ma place pour prétendre au jeu"

Revoir Paris. Plus qu'un rêve d'enfant, un tournant dans la carrière du jeune homme (22 ans). Il arrive à un âge où le temps s'égraine plus vite. Il ne sera bientôt plus un espoir. Garder ce statut éternellement signifierait que son temps de jeu se cantonnerait à la portion congrue. Ne pas prendre part aux retrouvailles se révélerait là incongru. Formé dans la ville rose, l'ancien Rouge et Noir a coché le 27 octobre prochain. A Saint-Denis, les deux Stade s'affronteront. "J'ai regardé forcément. L’atmosphère sera un peu plus particulière pour moi sur ce match. Je l’attends avec impatience. Ma famille va venir, sûrement des amis aussi. Mais bon, pour chaque match on est là pour gagner et cet objectif ne change pas en fonction de l’équipe en face. Pour ce match en particulier, il faudra déjà que je fasse partie du groupe à ce moment là. C’est à moi de gagner ma place pour prétendre au jeu".

Plus largement, le niveau d'exigence ne sera pas le même. Car si Toulouse fait figure d'ogre avec une H Cup puis deux Brennus depuis 2010, le Stade français est rentré dans le rang et reste sur trois saisons sans phase finale. Trois ans de disette que Bézy veut participer à rompre. "J’espère jouer le plus de matchs possibles, aider l’équipe à arriver dans les six premiers cette année pour jouer la H Cup l’année prochaine. Il faut absolument qu’on joue dans le haut tableau européen. Le Stade français est un grand club maintenant c’est à nous les joueurs de donner le meilleur autant individuellement que collectivement". Cette union tournera-t-elle à l'idylle ? En tout cas, elle lie un joueur et une équipe aux volontés semblables: (re)trouver une place de choix dans le rugby français.

 
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