Jonathan Wisniewski - toulouse racing metro - 10 mai 2013 - Icon Sport
 
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Barrages Top 14 2013 - Jonathan Wisniewski: "Un manque de fraîcheur physique"

Wisniewski: "Un manque de fraîcheur physique"

Par Midi Olympique
Dans cet article
Dernière mise à jour Le 13/05/2013 à 11:24 -
Par Midi Olympique - Le 13/05/2013 à 11:24
Visiblement très déçu de la défaite concédée face au Stade toulousain (33-19) qui met un terme à la saison francilienne, l'ouvreur du Racing Jonathan Wisniewski revient sur les raisons de cet échec.
 

Êtes-vous déçu de cette défaite en barrage contre Toulouse ?

Jonathan WISNIEWSKI: On est très déçu forcément mais aussi très lucide. On sait qu’on est tombé sur une très belle équipe toulousaine, une vraie équipe très déterminée, une équipe qui était meilleure que nous tout simplement. En première mi-temps, c’est frustrant parce qu’on a quelques occasions, on rentre dans leurs derniers 20 mètres, on perd les ballons et on se prend des contres de 60 mètres.

Qu’est-ce qui vous a manqué sur ce match ?

J.W: La série est longue donc peut-être qu’on manque de fraicheur mentale comparé à il y a quelques semaines. On commence à s’essouffler, on l’a vu contre le Stade français. Face à Castres, on réalise une très bonne première période puis on s’écroule. On a aussi un manque de fraicheur physique qui nous a pénalisé malgré l’envie, l’investissement et le courage qu’on a mis dans ce match. Cela n’a pas suffit. Malheureusement, on a commis beaucoup de petites erreurs qui font qu’on encaisse des points petit à petit et que finalement un écart se creuse. Il y a tout un tas de petites actions qui nous font mal à la tête. 

Encore une défaite en phase finale pour le Racing…

J.W: Vous savez avec la saison qu’on a vécu, c’est déjà un exploit d’être arrivé là. Je vous rappelle qu’au mois de décembre on était onzième, quasi relégable, personne n’aurait mis un euro sur nous. Après on a cru en nous, on s’est serré, on a fait une série record. Après, comme je vous disais dans ces séries, il y a du bénéfique, on a vécu une aventure extraordinaire au niveau du collectif, mais physiquement, on a peut être aussi laisser des plumes et de fraicheur comparé aux Toulousains qui eux étaient qualifiés depuis un petit moment. 

Toulouse vous a aussi surpris ?

J.W: Non on savait qu’ils allaient jouer. Quand ils étaient venus au Stade de France il y a mois, ils ont beaucoup joué les ballons. On s’était dit qu’il fallait être bien en place en défense et on l’a assez bien respecté car on a marqué deux essais tout de même. Après, quand vous êtes bien en place, que vous sortez bien de votre camp mais que vous manquez de ballons offensivement, c’est difficile de lancer le jeu, c’est difficile de trouver de l’oxygène, vous vous essoufflez, quand vous ne faites que défendre, que défendre, que défendre, ça devient long et à la fin on ne peut plus rivaliser.  

Vous avez senti que l’issue du match était inexorable au fur et à mesure ?

J.W: Oui mais quand on marque un essai on se remet à y croire et puis derrière on prend trois points sur le renvoi. Ces petites erreurs là, il y a quelques semaines on ne les faisait pas mais ce soir (vendredi soir NDLR) on les fait. Tout ça fait mal à la tête. Quand on marque, on doit être fort, retourner chez eux, imposer notre jeu et mettre cette équipe de Toulouse en plein doute. Malheureusement on leur a redonné de l’oxygène.

Vous avez eu du mal à sortir de votre camp en première en rendant beaucoup de ballons à leur fond de terrain ?

J.W: Oui parce qu’on essaye de ne pas jouer chez nous, de pas trop s’exposer. En première mi-temps, on n’est pas trop mal, on tourne à 14-11 donc le scénario était pas trop mal pour nous à ce moment là. Mais par la suite il y a eu quelques petites erreurs défensives qui nous font mal. Je pense que ce qui nous a cruellement manqué, ce sont quelques munitions offensives pour lancer notre jeu.

Sur le jeu au pied, vous avez laissé régulièrement le ballon sur le terrain. Etait-ce une consigne ?

J.W: Non, c’est surtout qu’ils couvraient très bien le fond du terrain. Après on sait qu’avec tous les gratteurs qu’ils ont, on ne peut pas s’exposer dans notre camp. Donc il fallait trouver le bon compromis.

 
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