Tingaud - Agen - Novembre 2011 - Icon Sport
 
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Tingaud: "Qu'Agen soit arbitré comme les autres..."

Tingaud: "Qu'Agen soit arbitré comme les autres..."

Par Rugbyrama
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Dernière mise à jour Le 28/08/2012 à 16:13 -
Par Rugbyrama - Le 28/08/2012 à 16:13
Après deux défaites à domicile, face au Racing-Metro (20-24) et Biarritz (19-25), le SUALG se retrouve déjà sous pression, alors qu'il prépare un déplacement à Montpellier. Le président Alain Tingaud sait que la situation n'est pas simple. Et selon lui, ce n'est pas seulement la faute de son équipe.

A l'issue du match contre Biarritz, vous n'avez pas caché votre irritation concernant l'arbitrage de la rencontre. Que reprochez-vous à M. Poite ?

Alain TINGAUD : Que les choses soient claires: je ne veux pas pointer l'arbitrage en tant que tel. Je souhaite juste demander qu'Agen soit arbitré comme les autres équipes. Je pense aux phases de mêlées en particulier. Dans la tête des directeurs de jeu, notre club est toujours en difficulté dans ce secteur. C'était le cas l'an dernier mais ça ne l'est plus ! Notre mêlée a même été dominatrice lors des deux premiers matchs de championnat. Mathieu Blin, Jean-Jacques Crenca et les préparateurs physiques ont réalisé un travail considérable et notre mêlée n'a plus rien à voir avec celle de la saison passée. Mais il reste une image générale qui nous pénalise. Je veux un arbitrage équitable et respectable, qui ne s'appuie pas sur des acquis du passé. Tout cela m'énerve au plus haut point.

Il y aurait donc un arbitrage à deux vitesses ?

A.T. : Oui. Je considère que le SUALG est un grand club, comme n'importe quelle autre formation du championnat. Or, beaucoup de gens nous condamnent déjà et c'est terrible, parce que cela créé un climat autour de nous, en particulier chez les arbitres. Romain Poite est un arbitre international de très haut niveau, il n'est pas malhonnête et fait bien son boulot, mais imperceptiblement, cela s'est ressenti contre Biarritz samedi. Quand un international du BO (Damien Traille, N.D.L.R.) avorte une phase de jeu qui peut aller à dame et qu'il ne prend pas de carton jaune, ça m'agace parce qu'un joueur anonyme l'aurait pris, lui. Mais l'essai de Fono était valable alors que Tian aurait pu marquer si l'arbitre n'avait pas sifflé pour une mauvaise raison... Si, à la fin de la saison, Agen termine dans le haut du tableau, ce sera grâce à nous, parce que nous aurons été bons. Et si à la fin de la saison, on ne se maintient pas comme le pensent beaucoup de gens, je veux que ce soit seulement parce qu'on n'aura pas été assez performants et non pas parce que nous n'aurons pas été jugés comme les autres. Je n'accepte pas l'injustice.

Que faire alors ?

A.T. : Nous voulons être les bons élèves de la classe. Philippe Sella va envoyer un rapport au patron des arbitres, Didier Méné, concernant le match de samedi. Nous procéderons de cette façon lors de chaque rencontre. Le tout, dans un but pédagogique : en pointant le négatif mais aussi le positif, que ce soit pour notre équipe ou notre adversaire. Nous souhaitons nous inscrire dans la construction. Mes propos sont résolument positifs, et en aucun cas agressifs. Je suis simplement dans une analyse sereine de la situation et demande simplement l'équité et le respect. Le reste, c'est à nous de le gagner sur le terrain. Mais il faut que les règles soient les mêmes pour tout le monde. Ça suffit maintenant.

Vous parlez d'une analyse sereine mais, avec deux défaites en deux matchs à domicile, Agen est déjà sous pression...

A.T. : L'équipe ne réalise pas le début de saison espéré, c'est évident. Comptablement, il aurait fallu gagner ces deux premières rencontres. On est dans le dur, on ne peut pas l'être plus d'ailleurs. D'autant qu'on n'a pas de chance. De nombreux cadres sont blessés, en deuxième ligne notamment, et des joueurs qui étaient importants dans la mise en place du nouveau système de jeu ne sont pas disponibles. Je pense à Blair notamment. Du coup, les entraîneurs sont limités dans leurs options. Mais nous ne sommes pas du tout abattus, loin de là. Le groupe s'est encore plus resserré, sans que j'aie besoin de le demander. L'état d'esprit à Agen est très bon. Je voudrais d'ailleurs dire à tous les entraîneurs du Top 14 qui nous ont déjà condamnés (dans le sondage paru dans Midi Olympique le 13 août), qu'on va se battre comme des malades et qu'ils feraient mieux de ne pas nous enterrer trop vite. A l'heure actuelle, Agen est une bête blessée mais les choses vont rentrer dans l'ordre. Les performances face au Racing-Metro et à Biarritz me confortent dans l'idée que nous allons dans la bonne direction et que les bons choix ont été faits. La qualité du travail est exceptionnelle. Il ne manque que la victoire. Mais il reste vingt-quatre journées. J'ai confiance.