Mourad BOUDJELLAL - 19.11.2011 - Toulon - Icon Sport
 
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"Arbitre ? Un métier de merde sous-payé"

"Arbitre ? Un métier de merde sous-payé"

Par Rugbyrama
Dans cet article
Dernière mise à jour Le 20/01/2012 à 16:41 -
Par Rugbyrama - Le 20/01/2012 à 16:41
Loin de calmer le jeu, Mourad Boudjellal s'est une nouvelle fois lancé dans une campagne de provocation en direction des arbitres et de Pierre-Yves Revol, le président de la Ligue Nationale de Rugby. La sortie de trop du président toulonnais ? Celui-ci est convoqué le 25 janvier prochain par la LNR.
 

Convoqué devant la commission de discipline de la Ligue le 25 janvier prochain pour répondre des propos qu’il a tenus, Mourad Boudjellal a demandé à ce que son audience soit publique: "Selon l’article 715 alinéas 2-3 du règlement disciplinaire, je demande à ce que ma convocation à la commission de discipline soit ouverte au public et aux médias, a-t-il annoncé ce vendredi matin. Moi, dans cette audience, je ne ferai que des réponses. Je note que le président de la Ligue, en parlant d’intérêt supérieur du rugby, a déjà décidé du motif de ma convocation. Son Altesse sérénissime Pierre-Yves Revol 1er sera sûrement présente. J’espère qu’elle aura droit pour cela à un RTT chez Pierre Fabre, qui reste son employeur. Nous serons face à face et nous parlerons de ma vulgarité et de l’intérêt supérieur du rugby français". Quant à la sanction qu’il encourt, le président toulonnais ne s’en inquiète guère: "S’ils me mettent un blâme, je serais mort de rire. S’ils me radient, je ferais autre chose de ma vie. J’ai 51 ans, je n’ai plus besoin de travailler pour vivre et je n’ai pas besoin du rugby pour vivre".

"Faire de l'arbitrage un métier"

Pour Bernard Laporte, cette affaire va bien au-delà du cas toulonnais: "Nous n’allons pas passer notre temps à critiquer l’arbitrage. Nous ne sommes pas paranos, demain ce sera une autre équipe qui sera concernée. Nous voulons que cela progresse, que cela avance. Il y a quelque chose qui ne va pas. On ne peut pas donner trois cents euros à un arbitre de touche quand les joueurs sur le terrain en gagnent trente mille. Comment peut-on être dans ce monde-là ? Il faut faire de l’arbitrage un métier. Il y a beaucoup de joueurs ou d’entraîneurs qui sont au chômage. Si nous leur disons qu’être arbitre, cela veut dire être autant payé qu’un joueur, ils vont s’orienter vers ces carrières-là. Et le niveau de l’arbitrage s’élèvera".

Et Mourad Boudjellal de conclure: "Pourquoi personne ne veut être arbitre ? Parce que c’est un métier de merde sous-payé ! On est absent tous les week-ends, on ne voit jamais sa famille, on est jeté en pâture sur des écrans géants à tout un public comme un chien. Je prône un organisme indépendant avec une formation très difficile, une revalorisation très forte. Il y aura alors moins d’erreurs et moins de parano. Je sais qu’à l’arrivée j’aurai raison. Dans le futur, on aura oublié le nom des gens qui se sont outragés et on retiendra uniquement que nous avons fait avancer le rugby".

 
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