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Toulon: Boudjellal répond à Labit

A la suite des propos de l'entraîneur castrais Laurent Labit, le président toulonnais Mourad Boudjellal nous a joint et fait parvenir ce droit de réponse.

 
Toulon: Boudjellal répond - Rugby - Top 14Icon Sport
 

"Je tiens à préciser mes propos. J’ai déclaré que je souhaitais que les Castrais entendent les cloches de l’enfer en rentrant dans Mayol et qu’ils prennent l’autoroute de l’enfer en repartant. En fait je faisais référence pour la première citation au morceau d’ACDC, Hell’s Bells, qui passe à chaque entrée des joueurs et pour la deuxième à Highway to Hell, que l’on met après chaque victoire à domicile. Je pensais que ce groupe de Hard Rock avait franchi les frontières du Tarn. Mais bon, Laurent Labit doit être plus fervent de bal musette, c’est son droit.

Je pense plutôt que lui et Laurent Travers m’en veulent parce que par deux fois en trois ans, j’ai annulé un rendez-vous pour qu’ils signent à Toulon à Paris. La première fois, j’ai opté pour Philippe Saint-André et cette saison, je leur ai préféré Bernard Laporte.

En ce qui concerne l’humilité et les moyens à Castres, ils leur permettent toutefois de toucher un salaire mérité de plus de 20 000 euros par mois chacun ce qui correspond à plus de 800 000 euros brut dans le budget du CO. Jacques Brel disait "faut pas jouer les riches quand on n'a pas le sou". Mais il ne faut pas jouer les pauvres quand on en a plein.

Pour mes méthodes, je n’ai rien à apprendre des ex-entraîneurs de Montauban, qu’ils n’ont pas hésité à dépouiller en profitant de moyens financiers supérieurs de Castres.

Leur problématique, c’est que Labit et Travers font partie du Top 3 des entraîneurs français, ils savent construire une équipe de talent, relancer les joueurs, maintenir Castres dans le haut du tableau depuis trois ans ; ils vont peut être parvenir à être sacré champion de France cette année mais de tout cela, la France s’en fiche.

Personnellement, je leur souhaite beaucoup de succès cette année et la saison prochaine avec Castres et encore l’année suivante avec le nouveau club qu’ils ont choisi.

Enfin, affirmer que je ne fais pas partie du monde du rugby, c’est démontrer que Laurent Labit est observateur mais pas réactif, car il a mis six ans pour s’en rendre compte."

Rugbyrama
 
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