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Perpignan capitalise

L'Usap a fait un grand pas vers le maintien en s'imposant sur sa pelouse face au leader toulousain sur le score de 25 à 10. Les Catalans ont été beaucoup plus réalistes en deuxième mi-temps, et ont dominé territorialement des Toulousains maladroits qui repartent les mains vides d'Aimé Giral.

 
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La prophétie de Yannick Nyanga était donc juste. Mercredi, en conférence de presse, le flanker rappelait à qui voulait l’entendre que son équipe ne gagnait "que tous les trente ans à Perpignan. Et comme on y a gagné l’année dernière... ". Le capitaine haut-garonnais avait tort sur le chiffre (voilà dix-neuf ans que Toulouse n’avait pas gagné à Aimé-Giral) mais pas sur le fond. Les Toulousains sont décidément mal à l’aise dans l’arène catalane. Leurs treize en-avants en sont la preuve même. Sans parler des erreurs grossières, comme des passes dans le vide, une pléiade de mésententes, une conquête fébrile (cinq ballons perdus sur leurs lancers)... autant d’erreurs sur lesquelles les Catalans ont capitalisé.

Le verbe convient tout à fait aux Sang et Or en ce vendredi soir. Non contents d’avoir remporté cette rencontre grâce aux erreurs toulousaines, les coéquipiers de Nicolas Mas ont également capitalisé quatre précieux points au classement qui les placent à une neuvième place provisoire, à maintenant trois points du promu girondin, premier non relégable avec 41 points. Avec 44 points dans leur escarcelle, les hommes du duo Goutta-Manas détiennent là un joli pactole.

Changement de stratégie gagnant pour l’Usap

Le premier acte n’avait pourtant pas laissé entrevoir une si large victoire. Contre le vent, Toulouse s’appliquait à remonter le ballon à la main: Poitrenaud pour les relances lointaines et toujours bien senties, Luke Burgess au ras des regroupements, et enfin Gilian Galan derrière sa mêlée. En face, les Catalans campaient chez leur adversaire mais ne parvenaient pas à convertir leur occupation en points, avec notamment un 50% de James Hook au pied. Menés à la pause (7-6) en ayant eu le bénéfice du vent, tout indiquait que le deuxième acte serait plus difficile pour les Catalans.

C’était sans compter sur un changement de stratégie bien senti: obnubilés par l'attaque sur les extérieurs dans le premier acte, les Catalans ont repris l’axe et insisté dans le jeu au près pour remettre la marche avant en seconde période. Dans le sillage des puissants Mas, Chouly et Taofifenua, ils ont enfin joué en avançant. Toulouse subissait de plus en plus, et concédait des pénalités que Hook, cette fois, ne manqua pas. Puis vint le carton jaune de Christopher Tolofua pour fautes répétées. Réduits à quatorze et incroyablement maladroits, les Toulousains n’ont pu inverser la tendance pour aller chercher un point de bonus. Et c’est finalement sur le treizième en-avant que vint l’essai de Joffrey Michel, marqué sur la sirène: une transmission hasardeuse entre Poitrenaud et Nyanga, Brits n'avait plus qu'à éliminer le dernier défenseur pour envoyer son arrière à l’essai. 25-10, score final. Aimé-Giral pouvait enfin exulter après avoir poussé son équipe comme un seizième hommes. Pour les Toulousains, la défaite n’était pas l’unique mauvaise nouvelle de la soirée : William Servat s'est vrillé le genou sur un plaquage après seulement trois minutes de jeu. L’hécatombe continue à Toulouse. Perpignan a aussi laissé des hommes dans la bataille (Le Corvec, Taofifenua), mais peut entrevoir l’avenir avec optimisme.

 

 - Rugbyrama
 
 
 
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