Yoann MAESTRI - 31.03.2012 - Stade Français / Toulouse - Icon Sport
 
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"Maestri est né Toulonnais mais il se construit Toulousain"

"Maestri est né Toulonnais mais il se construit Toulousain"

Par Rugbyrama
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Dernière mise à jour Le 07/06/2012 à 10:57 -
Par Rugbyrama - Le 07/06/2012 à 10:57
Yoann Maestri, Varois de naissance, retrouve son club formateur en finale samedi. Pour sa troisième année sous le maillot toulousain, le deuxième ligne vit une saison pleine...

Yoann Maestri a 24 ans. Sa troisième année à Toulouse restera comme un accélérateur de carrière extraordinaire. Annoncé comme un futur crack, Maestri en prend l'envergure, match après match, mois après mois. Après deux premières saisons accomplies avec un premier Brennus l'an dernier, le puissant deuxième ligne (2m01, 119kg) s'impose comme un élément incontournable du pack toulousain. Le départ de Fabien Pelous aurait pu laisser un vide incommensurable. Romain Millo-Chluski, international, en était le successeur désigné. Mais cette année, aux côtés de l'inamovible Patricio Albacete, c'est le Hyérois qui s'est taillé la part du roi. Il a participé à 22 des 27 matches de Top 14 du Stade dont 17 en tant que titulaire. Forcément, il a profité de la présence de Millo-Chluski à la Coupe du monde pour prendre les rênes en deuxième ligne. En H Cup, il a été aligné en tant que titulaire les sept matchs de la campagne toulousaine. En demi-finale contre Castres, c'est lui qui a été choisi d'entrée, remplacé autour de l'heure de jeu par Millo-Chluski.

Quatre fois titulaire lors du dernier Tournoi

En finale, il croisera la route de deux des pontes de la seconde ligne : Bakkies Botha et Simon Shaw. Pas plus impressionné, Maestri juge : "Je ne sais pas s'ils perturbent leurs adversaires, ce qui est sûr c'est qu'ils ont une énorme expérience." Soit. Le néo-international se construit la sienne, à coup de quatre titularisations lors du dernier Tournoi des VI nations avec la France (remplaçant seulement contre l'Italie). Dimanche, il s'envolera avec le squad de Philippe Saint-André pour l'Argentine et sa première tournée d'été. Avec des galons de presqu'ancien puisque hormis Pascal Papé, la deuxième ligne accueille deux novices : Christophe Samson et Romain Taofifenua. Avant ce devoir de vacances, Yoann apprend à mettre l'affectif de côté, lui qui a passé ses "années de jeunesse" à Toulon et se sent aujourd'hui "très bien" à Toulouse. Pour ces retrouvailles en finale, il ferme la boîte à sentiments avec le sempiternel "Ne penser qu'au match".

"Un trait d'union entre Toulon et Toulouse"

Le fougueux Maestri devrait avoir du répondant face à son club formateur et ses deux poutres sud-africaine et anglaise. Ces dernières semaines, il a fait preuve d'une certaine outre-cuidance. D'abord en insultant un supporter écossais après le couac d'Edimbourg. Puis en échangeant quelques pignes avec Mamuka Gorgodze. Son carton rouge ne le priva heureusement pas de la demie. Son président, René Bouscatel, synthétise : "Il a cette fougue du tempérament toulonnais et le côté un peu plus posé des Toulousains qui en feront un très grand joueur". Sur le chemin de l'excellence, il peut glaner un deuxième Brennus de suite. Avant de poursuivre son apprentissage et de faire honneur aux Rouge et Noir. Du Var et de Garonne. "Il représente ce qui différencie les deux clubs, il est aussi un trait d'union. Yoann est quelqu'un qui a la passion de sa ville, de son club, de ses couleurs, conclut Bouscatel. Il a retrouvé ici les mêmes vertus, la même passion, le même amour, les mêmes couleurs. Je pense qu'il va encore se bonifier car il aura les qualités de l'un et va prendre progressivement celles de l'autre. Il est né Toulonnais mais il se construit Toulousain."