Elissalde père et fils - Midi Olympique
 
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Top 14

Le Tour de Midi Olympique

Le Tour de Midi Olympique

Par Rugbyrama
Dernière mise à jour Le 02/01/2012 à 18:24 -
Par Rugbyrama - Le 02/01/2012 à 18:24
Comme chaque semaine, les envoyés spéciaux de Midi Olympique décryptent, à travers une anecdote, un joueur ou une image insolite, les moments forts de la dernière journée de Top 14. Cette fois, ils évoquent l'incompréhension briviste, le retour de Yachvili et les retrouvailles des Elissalde.

Lyon-Clermont: 6-6. Sébastien FIATTE

A Lyon, LOU oblige, la sirène sanctionnant la fin de chaque mi-temps est un cri de loup. Si elle amuse les spectateurs, petits et grands, elle aurait pu coûter cher samedi dernier contre Clermont (6-6). Alors que les techniciens lyonnais, Raphaël Saint-André et Mathieu Lazerges, réclamaient à grands cris, depuis le haut des tribunes, à leurs joueurs de mettre la balle en touche, le demi de mêlée, Tewis de Bruyn, et ses avants, multiplièrent les pick and go. Finalement, le 3e ligne Sisa Koyamaibole prit la responsabilité de mettre la balle en touche d'un coup de pied complètement dévissé. Renseignement pris, le demi de mêlée sud-africain, pigiste médical de Brice Salobert, n'aurait pas entendu le cri du loup. Entré en jeu dans la dernière minute du temps réglementaire à la place de Ricky Januarie, il avait peut-être tout simplement envie de faire durer le plaisir...

Toulouse-Bayonne: 30-15. Léo FAURE

Session de retrouvailles, vendredi soir au Stade Ernest-Wallon. Retrouvailles familiales tout d’abord, chez les Elissalde. Elève de son père sous le maillot rochelais, au tout début de sa carrière de joueur, Jean-Baptiste Elissalde fait désormais merveille, de son propre chef, sous les couleurs toulousaines. Retrouvailles également pour Cédric Heymans, avec ses anciens partenaires. Après dix années sous le maillot toulousain, le corrézien revenait avec le maillot de Bayonne. "J’ai simplement essayé de ne pas croiser les regards pendant le match" déclarait le joueur après le coup de sifflet final. Avant de regarder, sur les écrans géants du stade, la vidéo de Noël préparée par le club haut-garonnais, en compagnie de Vincent Clerc. Belle image de fraternité. Bien plus intéressant que le spectacle soporifique, auparavant, d’un match réglé à coups de pénalités.

Agen-Brive: 15-9. Jérémy FADAT

"Un gros scandale", "une honte", "une énigme"... Ce sont les mots qui revenaient dans toutes les bouches brivistes après le match pour évoquer ce qui s'est passé à la 78e minute. Rappel des faits : sur un groupé pénétrant dans les 15 mètres agenais, le troisième ligne du SUALG, Marc Giraud, assénait un vilain et voyant coup de poing à Simon Azoulai, suspecté de lui tirer le maillot. Le Corrézien tombait au sol avant de se relever interloqué et M. Marchat arrêtait les débats. Après réflexion, il infligeait un carton jaune aux deux joueurs et donnait la pénalité à... Agen ! Une décision incompréhensible. Les acteurs du CABCL se plaignaient donc d'avoir été privés d'une pénaltouche à jouer à quinze contre quatorze. Une vraie balle de match. Alors bien sûr, la victoire d'Agen, qui a regoûté au succès après trois semaines d'incertitude interne, n'a rien d'imméritée mais cette erreur est venue ternir une fin de rencontre marquée par plusieurs accrochages entre les deux équipes dans les deux dernières minutes et une gifle de Caminati à Machenaud qui lui a, à son tour, valu un carton jaune. Une tension générale qui aurait certainement pu être évitée sans ce fait de match...  

UBB-Stade français: 39-6. Jérôme PREVOT

L'Union Bordeaux-Bègles n'a que cinq ans d'existence. Alors, chaque événement fort prend des allures de première historique, telle cette victoire des Bordelais 39 à 6 contre le Stade Français. Mais le plus extraordinaire, c'est qu'il s'est trouvé près de 20 000 spectateurs (dont 17 546 payants) un 31 décembre pour venir voir ça. Depuis le début de la saison, la moyenne des spectateurs a dépassé la barre des 15 000. On ne sait pas encore si Bordeaux va se maintenir en Top 14 et si le départ annoncé de Delpoux aura des répercussions, mais le président Laurent Marti peut déjà savourer sa fierté d'avoir rendu le rugby à nouveau populaire à Bordeaux. Franchement qui l'aurait parié en début de saison ? Après huit ans de privation de rugby de haut niveau, il y avait donc une attente et c'est le talent du président de l'avoir senti en programmant quatre matches à Chaban-Delmas.

Montpellier-Racing: 29-14. Léo Faure

Que l’on aime ou pas, Sébastien Chabal a la mérite de ne pas laisser indifférent. Mais si sa portée aux nues, au cœur d’un mondial 2007 en France qui réclamait une icône, avait de quoi interpeller sportivement, mérite-t-il pour autant d’être conspué comme le dernier des criminels, chaque fois qu’il descend rendre visite au rugby de province? À Montpellier, samedi après-midi, Sébastien Chabal a une nouvelle fois payé son succès commercial de la plus triste des manières: une bronca accompagnant sa sortie, malgré un comportement correct durant les soixante-sept minutes qu’il a passé sur le terrain. Une "attention" inutile du public montpelliérain que l’on ne saurait trop expliquer... Dommage. Si Sébastien Chabal est bien, selon des critères purement sportifs et comme semble le penser le microcosme du rugby français, un joueur comme un autre de notre championnat, gardons donc un comportement médian à son égard.

Biarritz-Toulon: 25-6. Marc DUZAN

Dimitri Yachvili n'est pas qu'un des joueurs majeurs du Biarritz olympique. Il EST le Biarritz olympique. Au BOPB, c'est lui qui décide des orientations du jeu, lui prend la responsabilité de 90 % du jeu au pied de l'équipe, lui qui place ses avants, temporise quand il le faut, accélère quand c'est nécessaire. L'organisation biarrote est-elle articulée autour du numéro 9 international ? On le jurerait, tant son retour en tant que titulaire, samedi dernier, fut capital dans la résurrection des Basques face à Toulon (25 -6). Auteur de 17 points, "Yach" a aussi remporté haut la main son duel face à Jonny Wilkinson. "Nous étions tous très motivés, confessait-il dans les couloirs du stade Aguilera. Motivés, parce que c’est triste de voir le club dans cette situation. Maintenant, il va falloir qu’on valide ce bon résultat. Un match très compliqué nous attend vendredi prochain à Agen". Aussi incroyable que cela puisse paraître pour chacun des témoins ayant assisté à sa dernière performance, Dimitri Yachvili n'est toujours pas certain de faire partie de la liste des trente que dévoilera Philippe Saint-André, ce jeudi à Marcoussis. En 2012, le XV de France a des problèmes de riche...

Castres-Perpignan: 33-6. Vincent BISSONNET

Si l'homme de la rencontre se nomme incontestablement Rory Kockott, les Castrais peuvent aussi grandement remercier Pierre Bernard. Le demi d'ouverture, remplaçant au coup d'envoi, a profité des malheurs de son coéquipier Romain Cabannes pour entrer en scène prématurément à la 20e minute. Pour le plus grand bonheur du CO : le Castrais de 22 ans a en effet réalisé une prestation très convaincante. En multipliant les judicieux coups de pied d'occupation, il a déstabilisé la fébrile défense catalane et contribué au réveil tarnais après un premier quart d'heure délicat. Pour couronner le tout, il a inscrit l'essai du bonus offensif en se faufilant entre James Hook et Maxime Mermoz, rien de moins. Pierre Bernard, décidément plus qu'un simple coup de pied...