Lei TOMIKI - 16.09.2011 - Stade Francais - Icon Sport
 
Top 14

Le Tour de Midi Olympique

Le Tour de Midi Olympique

Par Rugbyrama
Dernière mise à jour Le 04/10/2011 à 14:37 -
Par Rugbyrama - Le 04/10/2011 à 14:37
Comme chaque semaine, les envoyés spéciaux de Midi Olympique décryptent, à travers une anecdote, un joueur ou une image insolite, les moments forts de la dernière journée du Top 14. Cette semaine, ils se penchent sur l'affluence au Stadium, l'incroyable fin de match à Lyon ou la détresse de Tomiki.
 

Toulouse/Clermont: 22-9 - Bruno FABIOUX

Trois semaines après avoir reçu le Racing-Metro sur la pelouse pelée du Stadium municipal de Toulouse, le Stade toulousain accueillait l'ASM Clermont-Auvergne sur le gazon jauni. 20 184 spectateurs avaient officiellement applaudi ce match-là, 26 374 ont applaudi celui-ci. Près de dix-mille places sont néanmoins restées vacantes et on peut regretter, vraiment, dût-on se répéter, que ces sièges vacants-là n'eussent pas été occupés. Certes, quand on sait que certaines places haut perchées en quart-de-virage se vendaient la bagatelle de 33 euros, 25 euros derrière les poteaux, on comprend que les "non fanatiques" aient préféré s'offrir une glace à deux boules au jardin des plantes. On se dit naïvement que même "bradées" à cinq euros, ces dix-mille places-là eussent certainement trouvé preneur. Et rapporté au moins 50 000 euros en même temps qu'un stade plein. Un calcul sûrement simpliste. Parce qu'on va sûrement nous parler de l'immanquable levée de bouclier légitime des "payeurs plein pot". Pas facile de faire plaisir à tout le monde. N'empêche, on n'est pas sûr que le rugby n'y laisse un peu de son âme à vendre trop chèrement sa peau.

Lyon/Castres: 16-18 - Benjamin POMMIER

Après avoir été malmené une bonne partie de la rencontre par de valeureux lyonnais, Castres vire en tête au tableau d’affichage après que Kockott ait passé une pénalité. Il ne reste que quelques secondes lorsque la gonfle sort d’un regroupement et parvient entre les mains du demi de mêlée tarnais. Kockott regarde alors l’écran géant du stade, voit que le temps réglementaire est écoulé et décide donc de taper en touche pour mettre un point final à cette rencontre. Castres était alors premier et venait d’engranger un cinquième succès de rang. Problème, la sirène n’a pas encore retentit au stade Gerland. Le chrono affiché sur l’écran n’était pas bien réglé. M. Marciello laisse donc – à juste titre - jouer cette dernière touche aux Lyonnais. Un incident sans conséquence puisque les hommes de RSA n’ont pu profiter de ce sursis qui leur avait été accordé.

Bayonne/Racing: 27-23 - Jérémy FADAT

Benjamin Boyet a indéniablement été l'homme du match. Replacé à l'arrière quelques minutes seulement avant le coup d'envoi en raison de la blessure de Ziegler à l'échauffement, il a ensuite parfaitement tenu son rang et réussi un 8 sur 8 au pied. Sa performance a été soulignée partout... Mais il serait injuste de ne pas glisser un mot sur la prestation de Clément Otazo. Prévu sur le banc, le tout jeune ouvreur bayonnais (19 ans) a profité du replacement de Boyet pour endosser le maillot floqué du numéro dix et se retrouver en charge de mener le jeu basque. Sa deuxième titularisation en Top 14 dans des conditions pour le moins délicates. Mais, sans se montrer étincelant, l'intéressé à livré une partition aussi propre qu'efficace : présent défensivement, sérieux dans chacune de ses interventions, il s'est appliqué à réaliser des choses simples et a, au final, joué un rôle prépondérant dans le succès des siens. Et à voir son large sourire dans les travées de Jean-Dauger après la rencontre, il avait visiblement lui-même compris qu'il avait su répondre à la mission qui lui avait été confiée.

Montpellier-Toulon: 19-6 - Guillaume VERDIER

Comme si le MHR et le RCT avaient échangé leurs rôles… Montpellier restait sur un match insipide face à l’Union Bordeaux-Bègles, dans l’envie et la détermination, Toulon sur une brillante performance remplie de maîtrise face au Stade français. On pensait les Toulonnais revanchards comme jamais, avec la ferme intention de faire payer aux Montpelliérains le "huitième de finale" à Yves-du-Manoir de l’an passé qui les privaient de qualification… Il n’en a rien été. On croyait Montpellier au fond du seau, incapable de réagir dans l’adversité. Encore une fois, c’est bien l’inverse qui se produisit. Le "scooter challenge" aura contre toute attente une nouvelle fois tourné à l’avantage des Bleus. Qui l’eut cru ? Pour la première fois de l’année à domicile, les Héraultais se rebellaient, asphyxiaient leurs adversaires du jour grâce à leur défense redevenue oppressante. En témoigne parfaitement la performance de sa jeune charnière, motivée et généreuse comme jamais. Enfin, une réaction ! Toulon, bien trop apathique n’était lui pas dans le coup et c’est en tout logique que Montpellier décroche sa première victoire de la saison. Un match sérieux à tous les plans, contrasté par l’incident entre Rémy Martin et Olivier Missoup qui n’a par contre rien à faire dans notre sport…

Stade français-Brive: 29-18 - Léo HUISMAN

L’image est d’une terrible cruauté. Celle de Lei Tomiki, flanker australien du Stade français, remplacé au bout de 20 minutes de jeu par Antoine Burban, assis sur le banc des remplaçants, le regard hagard, perdu comme il l’était déjà sur le pré. Point de blessure pour l’ancien joueur des Reds, juste une sanction, un choix justifié de Michael Cheika pour stopper l’hémorragie qui guette à Paris. Pendant 20 minutes, les attaquants brivistes ont fait ce qu’ils voulaient des défenseurs parisiens. Avec un peu plus de lucidité, ils auraient pu créer un écart définitif au score en marquant un ou deux essais de plus. Alors Cheika s’est résolu à lancer Burban. Et le changement a payé : plus d’agressivité, moins de plaquages manqués, des ballons brivistes perturbés et ralentis. Un choix payant donc. Ainsi va l’exigence du haut niveau. Elle se saurait faire oublier la détresse de Tomiki, coupable désigné des errements défensifs du Stade français. "Il faut être solidaire de Lei, assurait Julien Dupuy en bon capitaine après la rencontre. Ca s’est mal passé pour lui ce soir. Il faut le soutenir plus encore. On aura besoin de lui à l’avenir." C’est la parole d’un capitaine d’un groupe qui se construit.

Perpignan-Agen : 12-19. Nicolas AUGOT

Deux victoires et un nul obtenus à l'extérieur, voici le bilan d'Agen en déplacement pour un total de dix points récoltés. Le SUALG est devenu l'équipe la plus prolifique du Top 14 à l'extérieur grâce à son succès à Aimé-Giral. Pourquoi une telle réussite ? Elle peut s'expliquer par la cohésion du groupe, par cette volonté collective de ne jamais renoncer, par cette envie apportée par les remplaçants en cours de match, à l'image notamment de Marc Giraud qui a stoppé l'autobus Henry Tuilagi alors que le puissant troisième ligne de Perpignan n'était plus qu'à cinq mètres de l'en-but agenais et se voyait déjà en sauveur des Catalans. "Même quand nous ne sommes pas très bons, cette équipe ne lâche rien", se félicite le manager Christian Lanta, heureux d'avoir vu ses hommes résister au retour d'une Usap révoltée. Un état d'esprit sans faille nécessaire pour bâtir des succès inattendus et en milieu hostile. En clair, à Agen, personne ne se cache dans le bus.

 
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