Jauzion - Paris Toulouse - 31 mars 2012 - Icon Sport
 
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La réponse du champion

La réponse du champion

Par Rugbyrama
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Dernière mise à jour Le 01/04/2012 à 11:31 -
Par Rugbyrama - Le 01/04/2012 à 11:31
Malgré une équipe remaniée, le Stade toulousain s'est rattrapé de sa défaite à Bordeaux-Bègles la semaine dernière en s'imposant au Stade français 22-18. Performants en mêlée fermée et supérieurs dans le combat, les Toulousains conservent leur place de leader. Rassurant avant le quart de H Cup.

Le rebond, c’est tout un art. Une science. Un savoir-faire que les Toulousains maîtrisent comme personne. Très rarement battus, les hommes de Guy Novès n’ont surtout plus perdu deux rencontres consécutives, en championnat, depuis mai 2008. Une statistique qui tient toujours. Après leur trou d’air, la semaine passée à Bordeaux, les Toulousains ont fait payer leur vexation à des Parisiens pourtant valeureux (18-22). Si l’on voulait en rajouter, on pourrait rappeler que Guy Novès et ses adjoints étaient privés, par choix ou par contrainte, de William Servat, Yannick Nyanga, Patricio Albacete, Louis Picamoles, Gurthro Steenkamp, Vincent Clerc, Clément Poitrenaud, Luke Burgess, Luke McAlister ou Maxime Médard. Mais à regarder de près la composition alignée par les Haut-garonnais, samedi après-midi, leur ajouter le mérite du handicap serait flirter avec l’indécent. Car toute la rencontre, les jeunes toulousains alignés (Galan, Doussain, Tolofua) ont confirmé qu’ils avaient bien les épaules pour les joutes de haut niveau.

Le premier et seul essai du match, signé Florian Fritz, confirmait cette sensation. Derrière une mêlée conquérante et un ballon chipé, le numéro 8 Gilian Galan démarrait et servait Thierry Dusautoir à hauteur pour une percée de quarante mètres qui s’échouait à quelques mètres de l’en-but parisien. Collé au ballon, Jean-Marc Doussain bénéficiait d’une libération rapide pour alerter ses trois-quarts. Bénéficiant d’un passage à vide de Yann David non-sifflé, Florian Fritz marquait et donnait alors un avantage décisif (13-6, 27e) à des Toulousains plus jamais rejoints. Même s’ils ont tremblé.

Histoire d’obstruction

En réussite au pied, à l’image d’un Julien Dupuy impeccable lors de son entrée en jeu, par deux fois à 50m, les Parisiens ne se laissaient jamais distancer et, joueurs, mettaient même régulièrement la défense adverse au supplice. Une prestation de très bonne facture, pas toujours récompensée à hauteur de l’investissement.

Dans le sillage d’un Sergio Parisse toujours aussi impressionnant d’activité, le Stade français recollait au score (12-16) et appuyait sur l’accélérateur. Mais l’essai du capitaine italien du Stade français, sur un départ au ras en plein cœur d’un temps fort parisien, était refusé pour... une obstruction de Gurrachaga sur le défenseur toulousain, Beauxis en l’occurence. Une issue qui ne souffre d’aucune contestation, à la vue des images, mais qui fait un écho négatif à l’essai de Florian Fritz.

Trop tard. Les Parisiens ont laissé passer leur chance et s’inclinent finalement 18-22. Au terme de cette 22e journée, ils perdent leur sixième place qualificative, au profit de leurs voisins du Racing. En tête, Toulouse prend quatre points d’avance sur son dauphin clermontois, battu à Biarritz. Surtout, les Rouge et Noir ont préparé de la plus belle des manières leur quart de finale européen, la semaine prochaine à Edimbourg. Et c’est bien le plus important.