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Palisson : "Imaginez que je fasse un gros match..."

Palisson : "Imaginez que je fasse un gros match..."

Par Rugbyrama
Dans cet article
Dernière mise à jour Le 28/03/2012 à 14:38 -
Par Rugbyrama - Le 28/03/2012 à 14:38
Alexis Palisson, l'ailier ou arrière international de Toulon, débarqué sur la Rade à l'intersaison, retrouvera Brive, son club formateur, et donc ses anciens coéquipiers samedi à Amédée Domenech au cours d'un match qui sera forcément particulier pour lui. Il se livre avant ce rendez-vous.
 

Que ressentez-vous alors que le déplacement à Brive, face à votre ancienne équipe, approche ?

Alexis PALISSON : Il me tarde ! J’ai demandé à être au moins remplaçant pour être du voyage et revoir tous mes amis, ma famille, passer un moment dans le bar dont je suis co-actionnaire avec Fabrice Estebanez et un ami (le Bar basque à Brive, N,D,L,R). Je dormirai chez les parents de ma compagne, Daphnée, qui est de là-bas. Cela me fera plaisir de retrouver tous mes anciens coéquipiers même si ce retour sera rendu plus difficile par le fait qu’ils jouent le maintien. Nous sommes ambitieux, à Toulon, donc nous avons à cœur de faire de bons matchs partout où l’équipe se déplace. C’est donc un peu compliqué à gérer. Dans un sens, j’aimerais ne pas trop participer à la partie si jamais cela tourne bien pour nous (il pourrait être remplaçant, N.D.L.R). Cela me ferait mal au cœur que le CAB descende en Pro D 2. Mais en même temps, j’ai des objectifs personnels de performance et mon nouveau club a des objectifs aussi. J’avoue que c’est assez délicat. Imaginez que je fasse un gros match, que je marque deux essais… Ce serait un drôle de sentiment.

Quels souvenirs gardez-vous de vos années brivistes ?

A.P. : Il y en a des tas. C’est mon club formateur. Je suis arrivé là-bas à seize ans. L’avantage avec le complexe sportif Amédée-Domenech c’est qu’il y a tout sur place. Les vestiaires, les terrains d’entraînements, le terrain pour les matchs. Quand j’étais espoir, je me changeais sous la grande tribune. Quand je suis passé professionnel, je suis passé dans les vestiaires de l’autre côté, sous la tribune d’en face. Dans ce vestiaire-là, il y a le coin des joueurs espoirs et le coin des joueurs professionnels avec leurs noms sur les casiers. J’ai eu mon nom sur un casier dès que j’ai signé mon premier contrat professionnel, en 2008. Symboliquement, cela représentait quelque chose de fort. Et puis il y a les souvenirs sur la pelouse d’Amédée-Domenech. Je me rappelle qu’avant de partir en Coupe du monde avec les moins de 19 ans à Dubaï, il nous avait été demandé de ne pas jouer le week-end précédant le départ. Avec les espoirs brivistes, nous recevions Bourgoin et j’avais joué quand même. C’était rare de jouer avec les espoirs sur le terrain des pros. J’avais été placé au centre. J’avais marqué tous les points de mon équipe avec un essai, une transformation, une pénalité et un drop. Ensuite, Olivier Magne m’a fait confiance. L’équipe avait fait deux gros matchs à domicile face au Stade français et Toulouse lors de la saison 2008-2009. Des réceptions coup sur coup. J’ai des images en tête. L’immense passe sautée de Fabrice Estebanez face au Stade français. La combinaison 8-9-15 contre Toulouse derrière une mêlée dans le côté fermé. J’avais donné à Farid Sid qui m’avait fait une redoublé et j’avais joué avec notre huit qui avait marqué.

Quel regard portez-vous sur la saison de vos anciens partenaires ?

A.P. : Ils font une saison en dents de scie. Ils sont capables de faire des résultats exceptionnels à l’extérieur comme de se louper à la maison. Quand ils doivent tuer les matchs à domicile, ils n’y arrivent pas. C’est bizarre. Mais je ressens la solidarité qu’il y a dans cette équipe. J’ai toujours ressenti ça au CAB. Le club a l’habitude de jouer le maintien et les joueurs sont solidaires. Ils mettent tellement de cœur…Face à Bayonne, ils sont à quatorze pendant trente minutes et cela ne se voit pas. Brive n’est pas une très grande ville, donc les joueurs se retrouvent souvent en dehors des entraînements et des matchs. Ils se connaissent bien et s’appuient sur un esprit de groupe très uni. C’est ce qui fait leur force.

 
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