Cédric Heymans - Bayonne Biarritz - 14 avril 2012 - Icon Sport
 
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Heymans: "J’ai fait un choix, j’assume"

Heymans: "J’ai fait un choix, j’assume"

Par Rugbyrama
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Dernière mise à jour Le 01/05/2012 à 14:14 -
Par Rugbyrama - Le 01/05/2012 à 14:14
Champion de France en 2011 avec Toulouse, mondialiste, l'arrière international avait choisi de se lancer un dernier défi en rejoignant l'Aviron bayonnais: il se retrouve à jouer le maintien. Et raconte dans Midi Olympique.

Vivez-vous la saison la plus difficile de votre carrière ?

Cédric HEYMANS: Non. Parce que j’ai eu des moments plus difficiles, des doutes plus importants à titre personnel et au niveau du rugby à Toulouse. Suite à des blessures, suite à des remises en questions, parce que je me cherchais. Là, je sais où je vais, je sais comment j’y vais. Sauf qu’il y a des paramètres que je ne maîtrise pas.

Comprenez-vous comment l’Aviron en est arrivé là ?

C.H: Si je le comprenais, je saurais l’expliquer et je pourrais en parler. Sauf qu’il y a des paramètres que je ne maîtrise pas… Je ne sais pas tout ce qui s’est passé au niveau des bureaux. Et je ne veux même pas le savoir. Après tout, mon rôle est simplement celui d’un joueur. Mais il est sûr que ça pèse sur un effectif.

Sur quoi se jouera votre maintien ?

C.H: Sur notre capacité à gagner face à Agen tout en croisant les doigts pour que les autres résultats tournent en notre faveur. On a ce qu’on mérite. Sous l’ère Gajan, la sonnette d’alarme avait été tirée mais nous n’avions pas réagi. Jean-Pierre Elissalde avait tiré une autre sonnette d’alarme, toujours sans réaction. Et là, avec Didier Faugeron, on travaille dans l’urgence et on se rend compte que beaucoup d’occasions de se mettre à l’abri ont été gâchées. Maintenant, ça va se jouer à un point près. Et sur l’envie qu’on aura de continuer en Top 14. Le match à Lyon est l’exemple type: en première mi-temps nous sommes lymphatiques et en seconde mi-temps, on se libère, on tente, on réussit et on gagne. Ce groupe a tellement de ressources. Il faut juste qu’il en soit convaincu.

Des regrets?

C.H: Aucun. J’ai fait un choix, j’assume. Je ne pensais pas découvrir ce que j’ai découvert à l’Aviron mais je ne regrette rien. Je pensais arriver dans un club où tout était clair: Christian Gajan entraîneur, Michel Cacouault et monsieur Afflelou. C’était réglé. On m’avait parlé de stabilité. J’ai découvert que ce n’était pas le cas. Après, les raisons, je m’en fous. Mais c’est perturbant. Je me ressasse une question: la stabilité amène-t-elle les résultats ou les résultats conduisent-ils à la stabilité ? Dans notre situation, soyons d’abord stables, sereins, construisons de grosses fondations. Après, on parlera de résultats.

Retrouvez l'intégralité de l'interview, sur une page, de Cédric Heymans dans Midi Olympique de lundi...