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David: "On ne se cherche pas d'excuse"

David: "On ne se cherche pas d'excuse"

Par Rugbyrama
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Dernière mise à jour Le 28/03/2012 à 18:33 -
Par Rugbyrama - Le 28/03/2012 à 18:33
Après le revers administré par le promu girondin (18-17) et à quelques jours du clasico contre le Stade français au Stade de France, le centre international Yann David reconnaît que son équipe subit une certaine "pression". D’autant que le quart de finale de H Cup contre Edimbourg se profile...

Les récentes déclarations des entraîneurs toulousains ont témoigné d’une certaine pression supplémentaire... s’agit-il d’une impression  ?

Yann DAVID: Non, non, c’est vrai. Il y a forcément un peu de tension parce que nous avons reçu une belle claque à Bordeaux le week-end dernier, alors qu’un gros match au Stade français se profile et qu’en toile de fond, ce quart de finale européen qui arrive à grands pas... Donc il y a forcément un peu de tension.

Comment se manifeste t-elle  ?

Y. D. : Tout le monde s’est bien reconcentré, et chacun veut rattraper le faux-pas du week-end dernier. Il s’agit donc davantage d’une bonne tension, quelque part. Une de celle qui fait travailler.

Avez-vous le sentiment que les choses pourraient vous échapper après avoir dominé de telle façon la saison régulière  ?

Y. D. : Non, parce que nous gardons malgré tout confiance en nous. Des revers, il y en a dans toutes les carrières sportives. Nous nous somme resserrés depuis le début de semaine, et nous travaillons vraiment bien. Il est vrai que depuis trois ou quatre matchs, nous gagnons petitement, avec des faibles écarts, ou nous sommes menés... mais nous savons de quoi nous sommes capables. On essaie de revenir à des choses plus simples, et à faire preuve de plus de réalisme.

La lourde préparation physique dont le groupe a fait l'objet la semaine précédant le match contre Bordeaux explique t-elle la défaite ?

Y. D. : Peut-être... mais on ne se cherche pas d'excuse. Il est vrai que notre préparation physique a été très intense ces dernières semaines: elle est toutefois nécessaire, car elle nous permettra de rester performant jusqu'au bout de la saison. Mais cela n'explique pas tout. C'est à nous de nous réveiller, et de montrer un autre visage.

Le Stade français serait-il une répétition idéale avec un quart de finale de H Cup à Edimbourg  ?

Y. D. : Il n’y a pas de répétition idéale. Nous accordons à chaque match la même importance, qu’il s’agisse du championnat ou de la Coupe d’Europe. Cette semaine, nous sommes concentrés sur le Stade français: on parle beaucoup, on analyse le jeu des Parisiens pour être le plus performants possibles.

Ne craignez-vous pas d'avoir la tête ailleurs ?

Y. D. : Personnellement, non. Et ce n'est pas dans les habitudes du Stade toulousain. Après, il est sûr que ce quart de finale est quelque part dans un coin de nos têtes, mais ce match est tellement important que l'on ne peut se permettre de penser à autre chose: nous devons nous rassurer en fournissant une meilleure prestation que celle du week-end dernier.

Ce match contre le Stade français ne serait-il pas un match de sélection pour les joueurs qui veulent être alignés en H Cup ?

Y. D. : Ces choix ne nous appartiennent pas. Nous donnons le maximum à chaque entrainement, quelles que soient les compositions le week-end. Nous n'avons qu'à penser au rectangle vert ! Le reste suivra...

La renaissance du Stade français a redonné un peu de lustre à ce clasico...

Y. D. : Oui, tout à fait  ! Après quelques saisons difficiles, le Stade français montre son vrai potentiel depuis plusieurs mois. La semaine dernière ils ont passé plus de cinquante points à leur adversaire... En plus ils nous reçoivent au Stade de France, avec 80 000 spectateurs et un stade tout rose... cela va être une ambiance incroyable. C’est une motivation supplémentaire.