Mathieu Bonello - 10 mars 2012 Toulouse Castres - Icon Sport
 
Article
commentaires
Top 14

Bonello: "Les occasions, on les a eues" 

Bonello: "Les occasions, on les a eues" 

Par Rugbyrama
Dans cet article
Dernière mise à jour Le 04/06/2012 à 09:26 -
Par Rugbyrama - Le 04/06/2012 à 09:26
Même si son équipe a largement rivalisé contre Toulouse, samedi soir en demi-finale du championnat (défaite 15-24), le talonneur de Castres, Mathieu Bonello, regrette profondément le manque d'efficacité du CO en première mi-temps...

Entre la déception d'être éliminé en demi-finale du Top 14 ou la satisfaction d'avoir rivalisé avec le Stade toulousain, quel est le sentiment qui prédomine ?

Mathieu BONELLO: La déception, la frustration. Quand on a des occasions, il faut les convertir. Surtout contre le Stade toulousain. Et les occasions, on les a eues. Malheureusement, on ne les a pas saisies.

A quel moment se situe le tournant du match ?

M.B.: C'est évidemment en fin de première mi-temps, quand nous sommes à quinze contre treize. Si on prend le score à cet instant, ce n'est plus le même match. On avait pourtant réalisé une grosse première mi-temps.

Ne regrettez-vous pas le choix de tenter la pénalité à la 37e quand Toulouse se retrouve à treize alors que vous auriez pu bénéficier d'une mêlée à cinq mètres de l'en-but adverse ?

M.B.: Le capitaine a dit : "les trois points". C'est tout. Quand on a eu les deux grosses occasions précédentes (Tekori et Evans, N.D.L.R.), on ne peut pas juste retenir ce choix...

Mais que vous inspire le fait d'avoir poussé Toulouse dans ses retranchements ?

M.B.: On fait jeu égal, oui, mais à la fin, c'est toujours Toulouse qui gagne. On réalise une grosse performance mais cela ne suffit pas. Encore une fois, on perd contre Toulouse.

Il semble que cette fois, en tout cas, Castres a abordé ce match sans complexe...

M.B.: Il ne fallait pas avoir de complexe pour parvenir à maintenir l'intensité durant tout le match. Nous n'avions rien à perdre.

Quand est-ce que vous avez senti que le match vous échappait ?

M.B.: A vingt minutes de la fin. C'est l'autre tournant. La rencontre finit de basculer là. On sent que ça va être trop dur pour revenir, alors chacun commence à vouloir sauver la patrie tout seul. Il y a un peu d'affolement et du coup, le dernier quart d'heure a été délicat pour nous.

La déception est-elle toutefois moins grande que l'an passé après la défaite en barrage, à domicile contre Montpellier ?

M.B.: Disons que nous sommes moins amers que l'année dernière. Dans le contenu, Castres a réalisé de belles choses et puis, être arrivé en demie prouve que l'équipe est en progression. Mais attention, il est très dur de revenir chaque saison.