Deception Antonie CLAASSEN - brive bordeaux - 7 mai 2012 - Icon Sport
 
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Brive, samedi funeste

Brive, samedi funeste

Par Rugbyrama
Dans cet article
Dernière mise à jour Le 07/05/2012 à 14:53 -
Par Rugbyrama - Le 07/05/2012 à 14:53
Brive a sombré. En s’inclinant à domicile contre Bordeaux-Bègles (9-23) sans obtenir de bonus défensif, les Corréziens ont presque abandonné toute chance de se maintenir. Il faudrait un miracle et un coup du sort pour retrouver les hommes d’Ugo Mola dans l’élite du rugby français la saison à venir.
 

Le troisième ligne du CABCL, Antonie Classen, directement parti en larmes au vestiaire lorsqu’il a été remplacé en fin de match... A l’image de son équipe, il ne nourrit plus d’illusions. Pour Jean-Baptiste Péjoine, le demi de mêlée qui vit sa onzième saison au club, le constat est simple: "On est tombé face à une bonne conquête et une bonne défense bordelaise. C'était un match à ne pas perdre, on l'a perdu. C'est sûr que quand tu perds le premier match à la maison contre Agen et à Bordeaux à la dernière minute, tu ne peux pas avoir ton destin entre tes mains. Inévitablement, en voyant la fin approcher, tu vois le Pro D2 arriver". Au tour ensuite de Virgile Lacombe, talonneur de Brive, de tirer un bilan amer de ce match de la mort qui a précipité le club dans le gouffre: "Il nous a manqué la domination en conquête et de la précision dans nos derniers gestes. Il fallait jouer un peu partout comme on ne l'a jamais fait cette saison. On avait un bon collectif, de bonnes individualités. C'est dommage que la mayonnaise n'ait pas pris plus vite et mieux. Désormais, tout un club est en danger. On n'avait pas uniquement notre poids à porter sur nos épaules mais celui du club entier. On est déçu personnellement et collectivement". La désillusion est immense.

"Faire preuve d'orgueil"

Certains pourraient essayer de se persuader que tout n'est pas fini, qu'il reste une infime chance de se maintenir. Mais pour cela, il faudrait gagner avec le bonus offensif du côté de Clermont samedi prochain, lors de la dernière journée du Top 14. Seule issue pour les Brivistes s'ils veulent entrevoir la survie. Autant dire que la mission s'avère certainement impossible. Les acteurs eux-mêmes ne le cachent pas: ils sont résignés. Pourtant, comme l'indique Ugo Mola, "les matchs sont faits pour être joués et on ira à Clermont avec ce qui fait notre force: le courage".  Bien que profondément déçu, Lacombe veut lui aussi se projeter sur cette ultime rencontre que les Corréziens disputeront avec la farouche volonté de quitter l'élite la tête haute: "Pour préparer Clermont, il va falloir faire preuve d'orgueil. On n'a jamais triché de la saison, aujourd'hui cette défaite nous coûte très cher. Il va falloir faire preuve de cet orgueil pour afficher un beau visage pour notre dernier match".

Caractère et vertus n'ont pas suffi

Le groupe cabiste, qui a effectué un parcours européen exemplaire, a en fait implosé dans la dernière ligne droite du championnat. Ce groupe soudé et pétri de vertus comme aime à le rappeler Ugo Mola n’a que rarement démérité, la force du collectif étant son atout majeur. Jean-Baptiste Péjoine martelait avant la rencontre que "Brive s’est battu chaque année pour se maintenir et même c’est de plus en plus dur, il s’appuiera sur ses valeurs et sur ses certitudes pour y parvenir". L'objectif n'est pas atteint et le club doit désormais préparer sa reconstruction à l'échelle inférieure. À Péjoine de conclure avec fierté, après ce match douloureux pour les siens: "Briviste, je suis, Briviste je resterai".

 
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