FRANCOIS TRINH DUC - Finale Montpellier juin 2011 - DPPI
 
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"Notre saison reste exceptionnelle"

"Notre saison reste exceptionnelle"

Par Rugbyrama
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Dernière mise à jour Le 05/06/2011 à 14:41 -
Par Rugbyrama - Le 05/06/2011 à 14:41
En voyant les Toulousains lever le Bouclier samedi au Stade de France, François Trinh-Duc a pleuré. Mais l'ouvreur montpelliérain sait que son équipe a réalisé un parcours incroyable cette saison et c'est ce qu'il veut retenir malgré la défaite en finale face aux hommes de Guy Novès (10-15).

Vous menez au score jusqu’à la soixante dixième minute et finissez par craquer à la fin du match, est-ce rageant ?

François TRINH-DUC: Rageant, c’est le mot. Le but d’une finale n’est pas de rivaliser avec l’équipe d’en face, même si elle est ultra favorite. Le but d’une finale, c’est de gagner un titre. Je suis forcément déçu d’avoir perdu, d’avoir craqué en fin de rencontre. Nous sommes passés en quart et en demie. Là, non.

Est-ce que l’énergie dépensée en quart et en demie peut expliquer que vous ne trouviez pas les ressources nécessaires cette fois-ci face à Toulouse ?

F.T-D: Peut-être. Pourtant, nous avons mis beaucoup d’envie et de solidarité dans le combat. Nous n’avons rien lâché en défense. Nous n’avons pas encaissé d’essai. Du coup dans les dernières minutes, il était plus difficile de se déplacer, nous avons perdu en lucidité, alors oui, la fatigue était peut-être trop importante pour s’imposer face à Toulouse.

Et pourtant vous échouez à rien…

F.T-D: Effectivement. On peut d’ailleurs être satisfait. J’ai lu cette semaine qu’on devait en prendre 50. Ça n’a pas été le cas. Ces déclarations, ces commentaires, au lieu de nous plomber, ont renforcé notre solidarité déjà immense. On s’est soudé comme jamais, un peu trop parfois, puisqu’on a été débordé par l’envie en commettant trop de fautes, ce qui nous coûte le match. Mais voilà, on avait rien à perdre. On était content d’être là en se disant que quoi qu’il arrive, notre saison resterait exceptionnelle.

Que restera-t-il de votre épopée cette saison ?

F.T-D: D’immenses souvenirs. Beaucoup d’émotions, de joie, d’amitiés. Vivre cette demi-finale au Vélodrome rempli de supporters montpelliérains, c’était magique. Tout ce qu’on a vécu, nous ne le devons qu’à nous-mêmes, personne ne pourra nous l’enlever.

Vous devez surtout avoir envie d’y revenir au plus vite ?

F.T-D: Bien sûr. Quand on touche du doigt une finale, on a envie d’y revenir. L’équipe est jeune. Sa marge de progression est importante. Tout ce que l’on a vécu, c’est autant d’expérience acquise en plus. Personne pourtant ne sait de quoi demain sera fait, si l’année prochaine, nous parviendrons à réitérer le parcours que l’on vient d’accomplir. Nous avions une chance unique cette année…

Est-ce parce que vous mesurez trop bien les efforts consentis que vous dites que ça va être dur d’y revenir ?

F.T-D: Oui, mais j’ai très envie de réattaquer avec mon club. Tous avons envie de retravailler, de progresser encore. Le potentiel est là, je le sens. Cette saison, c’était beaucoup de travail, beaucoup de sueur et de sacrifices. Mais un tel parcours passe par là. S’il était facile d’atteindre une finale, ça se saurait et tout le monde y parviendrait. Nous ferons tout, en tout cas, pour le refaire l’année prochaine.