Top 14

Le Racing-Metro, l’histoire d’un groupe

Malgré l’absence de plusieurs internationaux, le Racing-Metro est venu à bout de La Rochelle (43-18) samedi dernier. Les Franciliens se retrouvent deuxièmes du Top 14 après avoir évolué à quatre reprises hors de leurs bases. Un bilan plutôt positif que le club doit en premier lieu à son collectif.

 
L’histoire d’un groupe - Rugby - Top 14Icon Sport
 

Le recrutement pléthorique de cet été n’a pas atteint le moral des autres joueurs de l’équipe. C’est la première conclusion à tirer des six premiers matchs du Racing-Metro. Les hommes de Jacky Lorenzetti pointent à la deuxième place du classement, à trois longueurs de l’étonnant leader bayonnais. Un simple feu de paille ? Le calendrier des Racingmen tend à penser le contraire. Les Franciliens n’ont joué qu’à deux reprises dans leur enceinte d’Yves-du-Manoir. Ils se sont déplacés quatre fois et ont ramené la victoire de Toulon et de Brive. Les coéquipiers de Lionel Nallet ont, en prime, empoché le point de bonus défensif à Castres avec une équipe largement remaniée. Le turnover est devenu la principale force du Racing-Metro en ce début de saison. Les joueurs changent et le niveau reste quasiment identique. La rencontre de samedi dernier contre La Rochelle a été jouée sans Fall, Durand et Chabal. Les joueurs présents sur la pelouse ont su s’arracher pour obtenir la victoire bonifiée. "En cinq minutes, nous commettons deux en-avant, mais nous avons la force de récupérer deux ballons sur les mêlées qui ont suivi et de marquer finalement," expliquait après la partie le troisième ligne Rémy Vaquin dans Midi Olympique.

Wisniewski-Hernandez : même combat

Un exemple de cette force de groupe ? Le poste d’ouvreur qui a vu passer successivement Jonathan Wisniewski et Juan Martin Hernandez pour les mêmes performances. Le jeune demi d’ouverture français reste le meilleur réalisateur du Top 14 (avec 83 points) alors qu’il a pourtant raté la rencontre contre Castres et démarré celle de La Rochelle sur le banc. Mais on ne peut pas donner tort à Pierre Berbizier et son staff car son suppléant argentin a claqué le drop du bonus défensif à Pierre-Antoine. La concurrence est pour le moment saine et tout se passe bien dans le meilleur des mondes. Sébastien Chabal repose tranquillement ses côtes, Jacques Cronjé le remplace et réussit ses matchs. Mais les rencontres à venir vont sans doute nous en dire un peu plus sur les capacités des remplaçants à rester sur le banc et des titulaires à répondre présents sur le terrain.

Des matchs clés à venir

A partir du 24 septembre, le Racing se mesurera successivement à Biarritz, Perpignan, Toulouse et Bayonne. Mais avant d’enchaîner cette série décisive, les Franciliens s’apprêtent à défier la lanterne rouge Bourgoin samedi prochain à domicile. Un match important pour les Racingmen qui, s’ils veulent garder leur rang d’outsider de ce Top 14, doivent empocher une victoire bonifiée, et si possible avec la manière. En outre, les hommes qui prendront place en tribune savent qu’ils auront la chance de participer à d’autres oppositions avec notamment le début de la H Cup dès le second week-end d’octobre. Gérer la concurrence est la chose la plus difficile dans un sport collectif de haut niveau. Le Racing-Metro a pour le moment réussi son pari de faire vivre un groupe de 30 joueurs. Pour le moment...

 - Rugbyrama
 
 
 
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