Top 14

Le tour de Midi Olympique

Comme chaque semaine, les envoyés spéciaux de Midi Olympique décryptent, à travers une anecdote, un joueur ou une image insolite, les moments forts du week-end. Nouveau volet avec le succès de Wilkinson, la forme étincelante des anciens Montalbanais ou la poisse des Toulousains à Yves-du-Manoir.

 
Le tour de Midol - Rugby - Top 14Icon Sport
 

Montpellier/Toulouse 22-21 - Grégory LETORT

A force, ça va finir par relever de la normalité plus que de l'exploit. Pour la troisième fois en quatre confrontations de Top 14 depuis l'inauguration du stade Yves-du-Manoir, Montpellier a dominé le Stade toulousain : 17-15 en 2007-2008, 16-11 en 2008/2009 et donc 22-21 ce mercredi 1er septembre pour le quatrième round du Top 14. Comme si la défaite concédée l'an passé (30-12) tenait de l'accident. Montpellier, tube de l'été, a donc triomphé du quadruple champion d'Europe. Une victoire à la régulière qui fait écho au succès arrachés devant Racing-Metro et Perpignan. Trois victoires à la suite et voilà la bande à Béchu-Galthié co-leader du Top 14. Désormais le plus dur commence. A Clermont ce dimanche (5e journée). Mais pas seulement. Pour aller plus haut, Montpellier va devoir se sortir de la tête que ses victoires sont des exploits. Il faut s'interdir d'admirer pour aller plus haut. C'est ce que dit Thierry Dusautoir, capitaine des Bleus, à propos des All Blacks. Montpellier doit s'en inspirer en Top 14. L'ambition l'exige.

Bayonne/Brive : 19-18 - Jérémy FADAT

Un clin d’œil de l’histoire ovale… L’an passé, Bayonne était relégué sportivement en Pro D2 en fin de saison après une ultime défaite à Montauban lors du match décisif pour le maintien entre les deux formations. Finalement, le MTG XV a payé au prix cher ses déboires financiers et a rejoint l’antichambre de l’élite, laissant sa place au club basque en Top 14. Quelques mois plus tard, alors que Montauban s’apprête à repartir dans l’inconnu en Fédérale 1, certains de ses anciens pensionnaires font le bonheur de… Bayonne ! En effet, ce mercredi, Julien Audy a tout simplement inscrit la totalité des points de la victoire basque (un essai et un 5/6 dans ses tentatives au pied). Et le meilleur homme de la rencontre ne fut autre que… l’ancien deuxième ligne montalbanais Abdelatif Boutaty. Enorme d’abattage et de combativité, il a même reçu un vibrant hommage de son coéquipier Guillaume Bernad après le match : "Quand tu vois un mec comme Abdel Boutaty se vide sur le terrain, tu n’as qu’une envie, c’est de le suivre". Aujourd’hui, l’Aviron est tout simplement co-leader du championnat ! Les choses vont si vite…

La Rochelle/Toulon : 13-15 – Emilie DUDON

Le public rochelais n'avait pas vraiment l'air de lui en vouloir mercredi soir. Jonny Wilkinson avait beau avoir, de sa botte infernale, réduit à néant les espoirs de victoire de l'ASR, il était bien le joueur le plus attendu à la sortie des vestiaires. Et à la réception. Et à sa montée dans le car aussi... Après chaque match, le beau gosse anglais ne peut pas faire un pas sans être assailli de bambins, de jeunes filles en fleurs et de supporters admiratifs. Fort de son flegme anglais, de sa gentillesse et d'un professionnalisme sans faille, il se prête avec patience au jeu des autographes et des photos. "Tu vois ? C'est Jonny Wilkinson. C'est le meilleur buteur du monde", a expliqué une maman à son petit garçon qui ne reconnaissait pas le champion du monde. Ce à quoi un membre du staff toulonnais a rétorqué non sans humour : "Non, le meilleur buteur du monde, c'est Daniel Carter !" Wilkinson s'est retourné pour lui adresser un sourire amusé... C'est vrai, le meilleur buteur de la planète est désormais l'ouvreur néo-zélandais, qui a battu le record détenu par l'Anglais cet été pendant les Tri-Nations. Mais c'est bien un Jonny Wilkinson en forme internationale qui a marqué la totalité des points toulonnais mercredi soir. Avec son 100% dans ses tentatives de but et ses trois drops opportunistes, il a mené les Varois vers une victoire indispensable. Modeste, il a seulement expliqué qu'il savait qu'à La Rochelle, "il faut profiter de la moindre occasion de marquer". Un tueur à gages dans un costume de gendre idéal, en somme.

Satde français/Castres : 40-34 - Léo HUISMAN

11 100 selon la police, 13 100 selon les syndicats. Curieuse annonce du speaker de Charléty, mercredi alors que le Stade français recevait Castres. A la mi-temps, il annonçait fièrement le chiffre de 11 000 spectateurs présents lors de cette veille de rentrée scolaire. Puis cinq minutes plus tard, il se corrigea, plus enthousiaste encore : " Nous ne sommes pas 11000, nous sommes 13000 mesdames, messieurs !!! " Allez, pour ne fâcher personne, coupons la poire en deux: nous étions 12000 ce soir là. 12 000 pour voir Benjamin Kayser revenir sur ses terres et s’apercevoir que Rabah Slimani qui lui asséna un tampon appuyé, avait bien grandi. 12 000 pour voir la naissance d’une paire de centres redoutable. Tiesi et Bastareaud : un fin qui sait jouer les déménageurs et un déménageur qui affine sa technique à chaque sortie. 12 000 pour voir que Castres n’était pas redevenu en un été, une équipe ordinaire. 12 000 enfin, invités à venir prendre un verre pour fêter la victoire des Soldats Roses dans une bodega improvisée. Et la convivialité n’a que faire des chiffres de la police, ni de ceux des syndicats.

Perpignan-Biarritz : 17-12. Jérôme PREVOT

Une ultime pénaltouche pour la victoire à la dernière seconde. Aimé-Giral retint son souffle mais M. Berdos délivra la foule en décelant une touche pas droite des Biarrots. Des Basques qui auraient pu créer la suprise en s'imposant en terres catalanes, face à des Perpignanais très diminués en raison des blessures. Et si Biarritz avait aligné son équipe la plus forte ? Ils auraient eu les moyens d'infliger à l'Usap une deuxième défaite d'affilée à domicile. Mais le foutoir du calendrier et l'incongruité de ces matchs en semaine a cette fois profité aux Catalans. La prochaine fois, ce sera peut-être le contraire. Toujours est-il que le rugby français souffre parfois de l'absurdité de son calendrier.

Racing-Metro/Clermont : 28-17 - Arnaud BEURDELEY

Mercredi soir, le sélectionneur du XV de France Marc Lièvremont et son adjoint Didier Retière avaient pris place dans les tribunes du stade Yves-du-Manoir de Colombes. On ne sait pas quels étaient les joueurs supervisés, mais forcément, ces deux-là ont dû apprécier la performance de certains Racingmen. A commencer par l'arrière Benjamin Fall, de plus en plus à l'aise dans son nouveau costume. De plus en plus incisif dans ses interventions. De plus en plus précis sous les ballons hauts. Sans doute ont-ils été séduit également par l'ampleur pris dans le jeu parisien par Jonathan Wiesnieski. Ce dernier a notamment réussi un drop de 42 mètres, marqué 23 points et démontré sa capacité à prendre le jeu à son compte. Et puis, ils ont aussi probablement été rassurés sur l'état de forme dans lequelle se trouve Lionel Nallet, à l'origine du seul essai francilien sur une chevauchée digne d'un trois-quarts. A n'en pas douter, ces trois joueurs-là ont marqué des points mercredi soir...

Pour des raisons techniques, nous ne sommes pas en mesure de vous livrer notre regard sur Bourgoin-Agen.

 - Rugbyrama
 
 
 
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