stade charléty 2010 - Icon Sport
 
Article
commentaires
Top 14

Le tour de Midi Olympique

Le tour de Midi Olympique

Par Rugbyrama
Dernière mise à jour Le 16/08/2010 à 17:40 -
Par Rugbyrama - Le 16/08/2010 à 17:40
Comme la saison dernière, les envoyés spéciaux de Midi Olympique décryptent chaque semaine, à travers une anecdote, un joueur ou une image insolite, les moments forts du week-end. Voici le premier volet avec Wisniewski, Ferrou, Huget, certains supporters d'Aimé-Giral ou encore le stade Charléty...

Perpignan-Clermont : 21-13. Philippe KALLENBRUNN

"A la 70e minute, Guillaume Vilaceca a été puni par M. Garcès d'un carton rouge justifié pour avoir marché sur Thibault Privat. C'est alors que quelques crétins se sont mis à insulter l'arbitre, par ailleurs auteur d'une prestation équitable. "L'arbitre, enc...!, l'arbitre, enc...!" Minable. Cette habitude moisie, venue du football, ne fait honneur ni aux couleurs catalanes, ni aux fidèles d'Aimé-Giral. Ces derniers, qui ont connu la chaleur de la vieille tribune CGT où l'arbitre pouvait aussi être pris à parti mais de façon autrement plus drôle, ont de quoi être choqués par l'attitude de ces sous-doués de l'encouragement. Par bonheur, il reste à Aimé-Giral, en très grande majorité, des supporters fiers de leur équipe, respectueux de l'adversaire et du jeu, qu'ils appartiennent d'ailleurs ou non aux nombreuses penyes recensés par le club. Que la "cathédrale" demeure l'antre de la traditionnelle "bronca", oui, et on en redemande même ! Qu'elle succombe à la vulgarité des "kops" les plus durs, non. Bref, il est urgent de faire taire ces demeurés, qui ne sévissent pas, hélas, qu'à Perpignan. Ou de les exclure du stade. A part ça, l'Usap a réussi son premier match de championnat en s'offrant la peau du champion de France en titre, dans une ambiance de feu. Jusqu'à ce que, donc, une dizaine de boeufs vomissent..."

Stade français-Bourgoin : 43-12. Léo HUISMAN

"Au milieu des années 90, lors des premières heures du nouveau Charléty, ni les facéties des étudiants du PUC, ni leurs résultats sportifs ne parvenaient à attirer le chaland dans ce stade flambant neuf. Les plus belles affiches captivaient péniblement 5000 personnes tout au plus. Vendredi, pour la première rencontre de la saison du Stade français dans son nouveau stade, il y avait comme un air de déjà-vu. Bien sûr, un peu plus de 8000 personnes se sont tout de même déplacés à Charlèt’. Mais la tribune face à la présidentielle était totalement désertée. Ah non, pardon ! Les deux commentateurs de Canal Plus la peuplaient. Effet 15 aout ? Mauvais résultats de l’équipe ces dernières saisons ? Stade maudit ? Il faudra que Max Guazzini soit bien ingénieux pour remplir une enceinte qu’il ne goûte guère."

Toulouse-Agen : 44-24. Grégory LETORT

"C'est évidemment trop tôt pour parler de révolution. Ce serait aussi franchement prématuré de parler d'effet Elissalde. Un seul round de Top 14, c'est trop peu pour juger. Surtout quand le champion d'Europe en titre ouvre la saison dans son antre, dans des conditions idéales et face à un promu. Mais rien n'interdit de dire que le Stade toulousain a laissé entrevoir des promesses. Et dévoilé une tendance pour la saison 2010-2011 : dans ce club, le meilleur est toujours à venir. Contre Agen, sans Dusautoir, Albacete, Kelleher... Toulouse a su proposer un jeu qui n'aurait pas dépareillé à l'heure des phases finales. Rugby total, vitesse, mouvements de classe, enchaînements. Et surtout six essais en 80 minutes. Une performance jamais réalisée la saison dernière. C'est certes une promesse du mois d'aout mais Toulouse parait armé pour aller encore plus haut. Et si ce Top 14 s'annonce comme le plus relevé de l'histoire, Toulouse se donnera clairement les moyens d'en être une des raisons majeures".

Brive/Racing-Metro : 18-23. Jérôme PREVOT

"Comme l'an passé, le Racing est venu s'imposer au Stadium de Brive après une entame particulièrement impressionnante. Parmi les meilleurs joueurs, un certain Jonathan Wisniewski, demi d'ouverture français, international A. Le Racing l'a repêché après des échecs à Toulouse (son club formateur) et à Castres. Vendredi, il a montré toute sa classe et notamment sa capacité à alterner le jeu. S'il ne se blesse pas, on ne peut pas ne pas soupirer en sachant que la vedette Juan Martin Hernandez va bientôt lui faire concurrence. Dommage, un Français talentueux, premier choix à l'ouverture d'un club aussi ambitieux, ça aurait eu de l'allure".

Biarritz-Montpellier : 30-22. Pierre-Laurent GOU

"Attention à Dimitri Yachvili ! Dans la course au Mondial qui a débuté entre le Biarrot, le Parisien Julien Dupuy et le Clermontois Morgan Parra, le "Yach" est parti sur les chapeaux de roues. Vendredi soir à Aguiléra, il a été un parfait animateur de jeu. Outre ses talents de buteur, l’international a su parfaitement faire les bons choix, de plus il gratifia son public et ses partenaires de gestes techniques de très grande classe ; notamment plusieurs fois par des passes retours intérieurs fabuleuses. Bref du grand art !"

Toulon-Bayonne : 22-26. Guillaume ALBERTO

"Indéniablement, l’ailier de l’Aviron bayonnais Yoann Huget a été un des grands artisans de la victoire basque à Mayol puisqu’il a tout simplement inscrit les deux essais de son équipe. Sur le premier, il s’offrait un crochet gauche d’école sur le flanker australien George Smith (excusez du peu !) avant de déposer le nouvel arrière toulonnais Benjamin Lapeyre. Sur le deuxième, il faisait encore plus fort… Il ne restait que quatre minutes à jouer et son équipe était menée au score quand il passait en force au cœur de la défense varoise, plein axe, pour l’essai du succès bayonnais. Un vrai symbole du renouveau de l’Aviron puisque Yoann Huget, formé à Toulouse et qui évoluait à Agen l’an passé, a pris un certain risque en rejoignant les rangs de Bayonne. Et assurément, il a réussi ses débuts sous son nouveau maillot de la plus belle des manières."

La Rochelle-Castres : 22-17. Gérard PIFFETEAU

"Les Rochelais ont abordé leur première dans le Top 14 étonnamment sereins. Leurs discussions tactiques d’avant-match ont surtout porté sur le vent : en gagnant le toss fallait-il engager le combat avec ou contre ? Et sur la mêlée : qui à gauche face à Ducalcon ? Finalement, ces considérations n’ont que faiblement influencé le cours du match, et pourtant la domination de la mêlée castraise fut sans partage. Ce qui a fait la différence, c’est plutôt l’excellente entame des Maritimes en terme d’engagement physique et de volume de jeu qui sortit très tôt le CO de la partie ; mais aussi, en l’absence de Romain Teulet, le manque de réussite des buteurs tarnais Seremaïa Baï (échecs au 8e, 26e et 54e), et Mc Intyre (56e). Pire, en se fendant d’une remarquable prestation collective, les Rochelais de Benjamin Ferrou auraient pu s’incliner après la sirène sans le retour salvateur de trois défenseurs sur Florian Denos. C’est dire si la marge de manœuvre des Maritimes est étroite dans cette nouvelle compétition. Mais leur solidarité a une nouvelle fois impressionné les observateurs, éclairant d’une lumière plus crue les manquements de la formation castraise. Il est aussi utile de préciser que le staff rochelais n’a utilisé que quatre remplaçants au cours de ce match. Uniquement des avants : Pani, Bordoy, Jacob, d’Aram de Valada. Les trois attaquants : Lacoste, Gaugau et Dall’Igna sont restés sur le banc. Sans doute une indication sur la nouvelle gestion des ressources humaines imposée au promu par le niveau du Top 14."

Nicolas ZANARDI

"De lui, depuis bien des saisons, les observateurs du Pro D2 disent qu'il pourrait évoluer dans n'importe quel grand club. Pourtant, à bientôt 32 ans, Benjamin Ferrou disputait le premier match de Top 14 de sa carrière... Et il ne l'a pas manqué. Chargé du rôle de capitaine en l'absence de Robert Mohr, ce Montchaninois d'origine, formé à Bourgoin, a parfaitement mené ses troupes. C'est lui qui, d'entrée de jeu, donna le tempo sur l'essai qu'il offrit après cinq temps de jeu à Boboul. Lui qui, sur un coup franc vite joué, échappa à Caballero pour marquer le second essai des siens. Lui encore qui, toute la partie, renvoya les Castrais chez eux par du jeu au pied de pression bien senti. Un grand demi de mêlée n'est pas né, samedi soir. Le Top 14 l'a simplement découvert."