Lakafia - Juillet 2010 - Stade toulousain - Rugbyrama
 
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Lakafia, la bonne pioche ?

Lakafia, la bonne pioche ?

Par Rugbyrama
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Dernière mise à jour Le 01/08/2010 à 15:47 -
Par Rugbyrama - Le 01/08/2010 à 15:47
Le Stade toulousain a peu recruté cet été, misant plus sur la qualité que sur la quantité. Pierre-Gilles Lakafia, en provenance d'Albi, est un choix qui a pu en surprendre plus d'un. Auteur de trois essais contre La Rochelle, il pourrait bien être la révélation de la saison du côté d'Ernest-Wallon.

Vendredi, pour son baptême du feu, contre La Rochelle en amical, Pierre-Gilles Lakafia n'a pas fait de détails. Trois essais en vingt minutes. Le premier triplé de sa carrière. Pour une première sous la tunique rouge et noire, le jeune ailier, natif de Tours, pouvait difficilement espérer mieux : " J'étais déjà content d'être titulaire, alors marquer trois essais ". C'est ce qui s'appelle un départ en fanfare. Dans nos colonnes, il avouait ne pas avoir cru Guy Novès lorsque ce dernier l'a contacté pour lui faire part de l'intérêt du club, alors qu'il évoluait sous les couleurs d'Albi. Vendredi soir, sur la pelouse du stade de la Chevalière à Mazamet, Pierre-Gilles Lakafia avait conscience de ne pas être dans un rêve. Quelques heures avant la rencontre, il s'était lui-même rasé les cheveux, respectant ainsi la tradition des nouveaux venus dans le club de la ville rose. C'est donc crâne dégarni, comme Nicolas Vergallo et Sylvain Nicolas, qu'il a immédiatement montré son envie et sa détermination.

"Une fierté, mais pas un aboutissement"

Mais le joueur sait qu'il lui reste pas mal de travail pour être performant au plus haut niveau. Car en passant d'Albi au Stade toulousain, il n'a pas seulement changé de club. Il a aussi changé de dimension. "Toulouse ne se refuse pas. C'est un club qui fait rêver tout le monde et c'est une fierté de me dire que je suis là aujourd'hui. Une fierté, mais pas un aboutissement", déclare-t-il. Malgré ces débuts canons, le temps d'adaptation n'en est pas pour autant terminé. A la fin de la rencontre, vendredi soir, l'ailier dont les origines paternelles mènent à Wallis-et-Futuna avouait avoir souffert de crampes. Notamment à cause de ses courses, qu'il doit travailler par rapport à celles de ses nouveaux partenaires. Mais l'entente avec Jauzion, David, Médard ou encore Heymans est déjà prometteuse. Pas surprenant lorsque l'on sait que Pierre-Gilles Lakafia, encore récemment, " bouffait " littéralement les vidéos des essais de Clerc et Heymans.

Maintenant qu'il les côtoie sur le terrain et plus seulement à travers l'écran de télévision, PGL a tout le loisir d'apprendre à leurs côtés, entraînement après entraînement, match après match. Mais attention, même s'il a signé à Toulouse pour bosser et progresser, pas question malgré tout d'être là en tant que simple spectateur :  "Je ne veux surtout pas vivre la concurrence comme une fatalité et jouer seulement quand les internationaux seront absents. Non, je dois mériter mon temps de jeu". Ambitieux et déterminé à ne pas faire de la figuration, Pierre-Gilles Lakafia pourrait donc bien exploser cette saison, sous le maillot rouge et noir du Stade toulousain.